L’histoire de l’ufologie regorge de récits de crashs mystérieux et de dissimulations gouvernementales. Cependant, peu de témoignages sont aussi intimes et troublants que celui de l’incident de la mine Eagle. Révélée par Richard Doty, ancien agent spécial du Bureau des enquêtes spéciales de l’armée de l’air américaine (AFOSI), cette affaire nous plonge dans le Nevada de la fin des années 1960. Elle raconte la rencontre improbable et le lien profond qui s’est tissé entre un simple mineur d’or et une entité venue d’ailleurs.
Un crash inattendu dans le désert du Nevada
L’histoire se déroule le samedi 8 novembre 1968, près de la mine d’or Eagle, située à l’ouest de Goldfield, dans le comté d’Esmeralda au Nevada. Un vétéran de l’armée nommé Merlin, qui travaillait et vivait sur place avec sa famille, prend son petit-déjeuner lorsqu’une violente explosion retentit au sud de sa propriété.

Pensant d’abord qu’il s’agit d’une détonation liée à des explorations minières, Merlin décide de prendre son camion pour aller vérifier. Au bout d’un chemin de terre, à travers la poussière et les débris encore en suspension, il découvre une scène stupéfiante : un immense objet en forme de soucoupe est violemment encastré dans le sol désertique.

Le vaisseau, mesurant environ quinze mètres de diamètre sur sept mètres de haut, est planté de biais dans un monticule de terre. Merlin suppose dans un premier temps qu’il s’agit d’un avion expérimental de l’armée de l’air, sachant qu’une base militaire se trouve non loin de là. Mais soudain, une écoutille s’ouvre à la base de l’appareil.
L’étrange rencontre avec « Thug »
Une petite entité émerge de l’épave. Elle porte un casque, une combinaison, des bottes et des gants épais. Merlin remarque immédiatement que la jambe gauche de la combinaison est déchirée de la cuisse jusqu’au pied. Un liquide vert, qu’il identifie comme étant le sang de la créature, s’écoule de la blessure.

L’être s’avance vers lui avant de s’effondrer au sol, visiblement mal en point.

Lorsqu’il retire son casque, Merlin réalise qu’il n’a pas affaire à un pilote humain. L’entité possède une tête disproportionnée, de très grands yeux, deux simples trous en guise de narines, une petite bouche et aucune oreille visible.

La communication s’établit d’abord difficilement. L’extraterrestre utilise des signaux manuels, émet des sons comparables à des tonalités de clavier, puis dessine des bonshommes allumettes sur le sol pour faire comprendre à Merlin que d’autres membres de son équipage se trouvent à l’intérieur. Le mineur pénètre alors dans le vaisseau et découvre deux autres corps, qu’il ramène à l’extérieur. Malheureusement, ces derniers n’ont pas survécu au choc.
Une technologie fascinante et un traducteur universel
Incapable de se lever à cause de sa jambe blessée, l’extraterrestre dessine une sphère pour demander à Merlin d’aller chercher un équipement spécifique dans le vaisseau. Le mineur rapporte une grosse boule métallique étonnamment légère.

En appuyant sur un bouton, la sphère s’ouvre, révélant un kit médical et technologique. L’entité s’asperge la jambe avec une substance pour se soigner, puis sort un long dispositif semblable à une baguette magique.

En manipulant cette baguette et en parlant dedans, l’appareil se met à traduire ses paroles en un anglais parfait. L’être déclare : « Je ne suis pas de cette planète. Nous avons eu un accident. Mes camarades sont morts et je suis blessé. Pouvez-vous m’aider, s’il vous plaît ? »
Merlin, inquiet, propose d’aller chercher les autorités. L’extraterrestre le supplie de n’en rien faire, affirmant que les autorités humaines leur feraient du mal. Il demande simplement à Merlin de replacer les corps de ses camarades dans le vaisseau, et accepte d’être caché dans la grange du mineur. C’est là que l’être se présente sous un nom que Merlin comprend phonétiquement comme « Thug ».
L’intérieur du vaisseau : un amphithéâtre commandé par la pensée
Au cours de ses allers-retours, Merlin a l’occasion d’observer l’intérieur de l’appareil. Fait troublant, l’espace intérieur lui semble optiquement bien plus vaste que l’extérieur du vaisseau. Il décrit la pièce principale comme un amphithéâtre équipé de sièges et d’un immense écran noir.

Il n’y a ni boutons, ni leviers, ni panneaux de contrôle traditionnels. Interrogé à ce sujet dans la grange, Thug explique que le vaisseau se pilote uniquement par la pensée. Au plafond, Merlin remarque une grande bulle remplie d’une substance gélatineuse. L’extraterrestre lui révèle qu’il s’agit du système permettant de maintenir leur environnement vital à l’intérieur de la cabine.
Dissimulation et course contre la montre
La présence de Thug dans la grange devient vite compliquée à gérer. L’extraterrestre ne se nourrit pas de nourriture humaine, il a seulement besoin d’eau qu’il filtre à travers un récipient spécial ressemblant à un thermos.
Rongé par le doute, Merlin finit par se confier à un prêtre lors de la messe dominicale. Ce dernier, effrayé, lui conseille vivement de prévenir le shérif. Peu de temps après, le shérif du comté d’Esmeralda se présente chez Merlin, l’avertissant qu’il risque la prison s’il cache un fugitif. Bien que le shérif reparte sans fouiller, il prévient les militaires.
Des officiers de l’armée de l’air débarquent à leur tour. Grâce à la vivacité d’esprit de la femme de Merlin qui exige un mandat de perquisition, le couple gagne un temps précieux. Merlin en profite pour déplacer secrètement Thug dans une vieille cabane minière isolée, autrefois utilisée pour stocker de la dynamite.
Le départ et les cadeaux laissés derrière
Les jours passent, marqués par des fouilles infructueuses de l’armée et le survol insistant d’un gros hélicoptère. Un matin, Merlin découvre que la cabane est vide. Paniqué à l’idée que les militaires aient capturé son protégé, il retourne sur le site du crash. À sa grande surprise, Thug est là. Il a réussi à ramper jusqu’au vaisseau et s’apprête à partir.
Avant de décoller, l’extraterrestre laisse plusieurs conteneurs argentés sur le sol. « Ce sont tes cadeaux », lui dit-il via le traducteur. « Donne ces choses à tes autorités, cela les aidera à voler. Et maintenant, tu dois fuir très loin. »
Le vaisseau s’envole. Merlin cache les objets dans sa grange. Lorsque l’armée de l’air revient en force peu après, il les conduit au site du crash, désormais vide, puis leur remet les mystérieux conteneurs argentés. Les militaires, ravis de cette trouvaille, repartent avec la technologie. Cependant, Merlin décide de garder un secret pour lui : la baguette traductrice.
Un héritage émotionnel et matériel mystérieux
L’histoire prend une tournure encore plus étrange trois ans plus tard. Alors que Merlin s’apprête à déménager, deux agents de l’armée de l’air se présentent à lui et lui demandent explicitement : « Où est Thug ? ». Selon Richard Doty, la seule explication logique est que l’armée détenait déjà un autre individu de la même espèce (potentiellement à la Zone 51) et que Thug avait réussi à communiquer télépathiquement avec lui.
Ce qui a le plus marqué Merlin dans cette incroyable aventure, au-delà de la technologie, c’est le lien émotionnel puissant qui s’est créé. Malgré leurs différences fondamentales, le mineur ressentait une affection profonde et un amour sincère émanant de l’extraterrestre. Une bienveillance universelle qui a profondément touché cet homme simple.
En 2009, sentant sa fin approcher, Merlin a confié la fameuse baguette traductrice aux enquêteurs Robert Dean et Wendell Stevens. Malheureusement, aucun humain n’a jamais réussi à l’activer ou à l’ouvrir. Merlin s’est éteint en 2011, emportant avec lui le souvenir impérissable de son amitié secrète avec un voyageur venu des étoiles.
Source : gaia.com





























































