Que se passe-t-il lorsqu’une journaliste d’investigation spécialisée dans les phénomènes inexpliqués rencontre une jeune femme affirmant être une hybride humaine-extraterrestre ? C’est précisément le sujet de cet échange fascinant entre Linda Moulton Howe, figure emblématique de l’ufologie américaine, et Marina Seren, une femme de 22 ans qui dit être en contact avec des intelligences non humaines depuis sa plus tendre enfance. Présentée lors d’un événement organisé par Portal to Ascension, cette interview plonge dans les profondeurs d’un témoignage hors du commun, mêlant métaphysique, histoire occulte et génétique galactique.
Les premiers souvenirs d’une enfant stellaire
L’entretien débute par l’exploration des tout premiers souvenirs étranges de Marina. Dès l’âge de cinq ans, elle annonce à ses parents qu’elle ne vient pas de la Terre, affirmant avec un sérieux déconcertant s’être téléportée dans le ventre de sa mère. Consciente très tôt de posséder des capacités psychiques inhabituelles, elle explique qu’elle utilisait son intuition pour retrouver des objets, qu’elle essayait de manipuler la météo et qu’elle faisait des rêves récurrents impliquant des êtres à la peau bleue.
Enfant, elle ne les identifiait pas formellement comme des extraterrestres, mais savait qu’ils lui étaient familiers. Jusqu’à l’âge de 15 ans, Marina a mené une vie relativement ordinaire. C’est à ce moment charnière que ses premiers souvenirs d’enlèvements ont refait surface et que des êtres interdimensionnels ont commencé à lui transmettre ce qu’elle décrit comme de massifs téléchargements d’informations.
Téléchargements cosmiques et mécanique de l’existence
À 15 ans, Marina se passionnait pour la physique et s’interrogeait sur le sens de l’existence. En réponse à ses questionnements, elle affirme avoir reçu des concepts métaphysiques vertigineux par télépathie. Lorsqu’elle a demandé pourquoi l’univers existait, la réponse fut paradoxale : la non-existence ne pouvait pas exister, car ce serait nier l’existence elle-même.
Sur la nature du divin, l’information reçue décrivait une force englobant tout ce qui est. Selon cette vision, chaque élément de l’univers est une modulation de fréquence infinie d’une même énergie. Dieu, étant tout, n’était simultanément rien, et a dû se fractaliser en une infinité d’aspects pour pouvoir faire l’expérience de lui-même. Linda Moulton Howe souligne que cette notion géométrique de fractales et de fréquences mathématiques est un dénominateur commun dans de nombreux témoignages d’abduction.
La complexité des Anunnaki et la menace des Gris
Marina identifie ses principaux interlocuteurs télépathiques comme appartenant aux Anunnaki, plus précisément une branche à la peau bleue originaire de la constellation du Capricorne, historiquement liée aux peuples celtes et à l’ancienne civilisation d’Hyperborée. Elle insiste sur le fait que le terme Anunnaki est aujourd’hui trop général : il englobe de nombreuses races et sous-races ayant leurs propres agendas, certaines cherchant à contrôler la Terre, d’autres prônant le libre arbitre humain.
Parallèlement, Marina se définit comme un produit d’ingénierie génétique, impliquée malgré elle dans un programme de reproduction dirigé par les Gris au menton pointu. Ces entités d’environ 1,20 mètre aux grands yeux noirs seraient une race mourante, menacée d’extinction. Pour survivre, ils tenteraient d’imposer leur génétique sur Terre en se faisant passer pour des humains du futur afin de susciter la compassion.
Considérant ce programme comme une menace majeure pour l’évolution humaine, Marina a décidé de s’y opposer publiquement. Elle affirme avoir subi en représailles une attaque psychique si violente qu’elle a failli en mourir. Les Gris auraient délibérément inversé la rotation des vortex énergétiques de sa Merkaba (son corps de lumière), provoquant une instabilité physique critique. Elle n’a dû sa survie qu’à un téléchargement d’urgence de sa famille stellaire, lui enseignant une technique de respiration et de méditation spécifique pour rééquilibrer son champ électromagnétique.
Aldébaran, la société Vril et les forces en présence
L’interview aborde ensuite des pans obscurs de l’histoire humaine, notamment les liens supposés entre le régime nazi et des entités extraterrestres. Marina affirme avoir été contactée par des êtres d’Aldébaran, des humanoïdes blonds aux yeux bleus mesurant environ 1,80 mètre. Ils lui auraient révélé qu’elle avait partagé des incarnations avec eux, dont une en tant que général SS durant la Seconde Guerre mondiale, période durant laquelle elle aurait été l’amante de Maria Orsic, la célèbre médium de la société secrète Vril.
Selon ce récit, le contact initial de l’Allemagne des années 1930 avec Aldébaran visait un objectif positif. Cependant, l’influence corruptrice de l’Empire Draconien (des entités reptiliennes) aurait détourné ce projet, menant aux atrocités historiques que l’on connaît et à la création d’un programme spatial dissident connu sous le nom de Flotte Noire. Face à cette corruption, Maria Orsic aurait quitté la Terre pour Aldébaran. Aujourd’hui, elle serait de retour pour assister l’humanité dans son ascension spirituelle.
Marina décrit également d’autres espèces interagissant avec la Terre :
- Les Arcturiens : mesurant environ 1,98 mètre, dotés d’une peau violacée et de grandes têtes sans cheveux.
- Les Andromédiens : souvent à la peau bleue, ou prenant une apparence parfaitement humaine.
- Les Grands Blancs (Tall Whites) : mesurant jusqu’à 2,40 mètres, à la peau couleur craie, qui opèrent selon une stricte loi de non-intervention.
Contrats d’âme et souveraineté humaine
Linda Moulton Howe soulève une contradiction évidente : si une loi universelle interdit d’interférer avec l’évolution d’une espèce, pourquoi la Terre est-elle le théâtre de tant de manipulations génétiques ? Marina explique que ces interactions, même négatives, sont souvent le fruit de contrats d’âme établis à un niveau de conscience supérieur (la cinquième dimension) pour permettre l’expérience et l’évolution spirituelle.
Cependant, le message central de Marina est un appel à la rébellion spirituelle. Lorsqu’elle a décidé de rompre son contrat avec les Gris, certains lui ont opposé qu’elle l’avait accepté à un niveau supérieur. Sa réponse est catégorique :
Nous sommes des êtres créateurs en perpétuelle création. Nous avons le droit de dire : je ne suis plus d’accord avec ce contrat. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Quand nous ressentons le profond désir de dire non dans la matière, cette impulsion vient aussi de notre esprit supérieur. Il n’y a pas de séparation entre les dimensions, seulement une différence de perception.
La chute de l’Atlantide et l’ascension planétaire
L’humanité aurait été maintenue dans l’ignorance depuis 45 000 ans. Marina partage un secret troublant : la chute de l’Atlantide aurait été provoquée intentionnellement. À cette époque, les humains étaient sur le point de devenir souverains et d’échapper au contrôle extraterrestre. Des forces de l’ombre auraient alors manipulé les cycles karmiques inscrits dans l’ADN humain pour provoquer l’instabilité et la catastrophe, dispersant les survivants (dont certains auraient trouvé refuge en Terre intérieure) pour leur faire perdre leur savoir ancestral.
Sur le mystère de la vie après la mort, Marina rejoint un témoignage historique rapporté par Linda Moulton Howe : celui d’un capitaine de l’armée de l’air américaine qui, en 1949, aurait communiqué avec un extraterrestre récupéré lors d’un crash. L’entité lui aurait affirmé que la réincarnation, le recyclage des âmes, est la machinerie de cet univers.
Malgré les conflits territoriaux et génétiques qui font de la Terre un véritable laboratoire cosmique, Marina reste résolument optimiste. Selon elle, la planète possède sa propre conscience et a décidé de transiter vers une quatrième densité de conscience. Les bouleversements actuels ne seraient que la phase de nettoyage des traumatismes inconscients nécessaires à cette élévation. Elle conclut en affirmant que quiconque découvre ces informations aujourd’hui ne le fait pas par hasard : il s’agit d’une synchronicité orchestrée par l’âme elle-même, prête à franchir la prochaine étape de son évolution.
Voici les concepts métaphysiques centraux du discours de Marina, explicités dans leur logique propre.
1. Le paradoxe fondateur de l’existence
Nous existons parce que la non-existence ne peut pas exister — ce serait la négation même de l’existence. Ce n’est que parce que l’existence existe que la non-existence peut exister comme concept.
L’idée : la non-existence, pour « être » quelque chose, fût-ce seulement une notion pensable, suppose déjà l’existence. Elle ne peut donc pas être première ni fondatrice. L’existence devient une nécessité logique : il était impossible qu’il n’y ait rien, car ce « rien » lui-même aurait dû être quelque chose pour pouvoir être. L’univers n’est pas un accident improbable arraché au néant — le néant pur est ce qui, précisément, ne peut pas tenir.
2. Dieu comme Tout-Ce-Qui-Est qui se fractalise pour se connaître
Dieu est une force Tout-Ce-Qui-Est. Tout ce qui existe est une infinité de modulations fréquentielles de cette même énergie. Dieu, étant tout, était aussi rien en même temps — alors Dieu a voulu être quelqu’un, et s’est fractalisé en aspects infinis de lui-même.
Le raisonnement a une élégance interne : une totalité absolument indifférenciée, sans altérité, sans dedans ni dehors, sans aucune distinction, est phénoménologiquement indistinguable du néant. Pour que « quelque chose » advienne — pour qu’il y ait expérience, perception, connaissance — il faut de la différenciation, il faut que quelque chose puisse apparaître à quelque chose d’autre. Dieu se divise donc pour se manifester à lui-même, pour devenir quelqu’un au lieu de rester ce tout indistinct qui équivaut à rien.
Le seul « nombre » par lequel Dieu peut se diviser sans se limiter est l’infini : toute division finie poserait une frontière, un manque, une extériorité à Dieu, ce qui est contradictoire. En se divisant par l’infini, Dieu engendre une infinité de fragments de lui-même, chacun étant une perspective unique, tout en restant intégralement Dieu. Chaque conscience individuelle est ainsi une facette d’un même Tout qui cherche à se voir.
3. Structure et sens comme paire co-constitutive
Si l’univers n’avait qu’une structure sans sens, la structure n’existerait pas, car ce qui la crée serait rien. Et un sens sans structure ne peut pas exister non plus.
Forme et contenu se supposent mutuellement. Une structure pure — une syntaxe vide, un cadre sans rien à contenir — ne peut être distinguée de son absence : elle n’a rien à structurer, donc elle n’est rien. À l’inverse, un sens pur — un contenu sans support, sans véhicule, sans incarnation — ne peut se manifester, ne peut apparaître, donc n’est pas non plus. L’existence suppose que ces deux dimensions co-émergent, inséparablement.
Cette intuition sert un point plus large : la polarité n’est pas un accident ni une imperfection de l’univers, c’est sa condition même.
4. La polarité comme condition de l’existence
La polarité n’est pas la division d’un élément unique, c’est la désintégration de cet élément unifié au départ. Les pôles se créent mutuellement.
La distinction est subtile : diviser suppose prendre un entier et le couper en morceaux séparés. « Désintégrer », au sens littéral, signifie cesser d’être intègre, perdre l’unité sans pour autant être réellement séparé. Les pôles — lumière et ombre, masculin et féminin, bien et mal — ne sont pas des fragments détachés ayant une existence indépendante. Ce sont des aspects d’une même unité qui cessent d’apparaître comme unifiés à une conscience qui les regarde depuis l’intérieur.
Conséquence : on ne peut pas supprimer un pôle sans faire disparaître l’autre. Sans ombre, la lumière n’est pas perceptible comme lumière. Sans négatif, le positif n’a pas de sens. La dualité n’est donc pas un défaut de l’univers à corriger, mais la condition même qui permet à toute expérience d’apparaître.
5. Dimensions et densités de conscience
Une dimension est un lieu physique, un spectre d’espace-temps avec une signature fréquentielle fixe. La densité, elle, concerne l’état d’être, le degré d’évolution de la conscience.
Distinction importante dans son discours, qu’elle insiste à maintenir. Une dimension est un cadre : un niveau vibratoire où la matière, l’espace et le temps prennent une certaine forme, avec ses lois propres. Une densité est tout autre chose : c’est le degré d’intégration, de profondeur, de conscience de soi d’un être. Passer à une densité supérieure, ce n’est pas changer de lieu, c’est s’élever vibratoirement, intégrer davantage d’aspects de sa propre conscience, voir plus loin dans la structure de l’existence.
Point crucial : une densité plus élevée ne signifie pas une plus grande bonté. On peut être très avancé en conscience — voir plus, comprendre plus, manipuler plus — tout en étant orienté vers la prédation ou le contrôle. L’évolution cognitive et l’évolution du cœur sont deux axes distincts. C’est ce qui explique qu’il puisse exister des êtres « supérieurs » qui ne soient pas bienveillants.
6. La conscience et l’obscurité comme inconscient
Il n’y a que de la conscience. Ce qui est « obscur » est de la conscience désintégrée, non intégrée à l’ensemble. Les conflits, la violence, la négativité sont aussi de la conscience — mais une conscience qui ne se reconnaît pas comme faisant partie du tout, qui n’est pas alignée avec la source.
Dans ce modèle, il n’y a pas deux substances opposées qui se font la guerre. Il n’y a qu’une seule réalité, la conscience, et ce qu’on appelle « mal » ou « obscurité » est ce fragment de conscience qui a oublié sa propre nature, qui s’est coupé de l’unité, qui agit depuis cette fragmentation. L’obscurité n’est pas positive, elle est une absence d’intégration.
L’évolution spirituelle consiste alors à ré-intégrer ces fragments : reconnaître en soi et dans l’univers ce qui avait été rejeté, nié, refoulé, pour le ramener dans la lumière de la conscience unifiée. C’est un travail de réunification, non de destruction.
7. L’évolution comme constante cosmique
L’évolution n’est pas une affaire de volonté ou d’action, c’est la constante de l’univers. On peut étendre sa conscience — évolution positive — ou la contracter, ce que certains appellent involution. Mais même l’involution est une opportunité : on y découvre des aspects de soi qui n’étaient pas en équilibre, et qui peuvent ensuite être intégrés.
Rien n’est jamais perdu. Il n’y a pas de chute définitive, pas de damnation. Toute expérience, même la plus sombre, nourrit finalement la croissance, parce qu’elle fait apparaître quelque chose qui demandait à être vu. La descente fait partie de la montée : on ne peut intégrer ce qu’on n’a pas d’abord rencontré. L’univers est donc un processus d’expansion continue, où chaque détour, chaque recul, chaque égarement finit par servir le mouvement d’ensemble.
8. Le futur comme ondes de probabilité
Le champ électromagnétique de la Terre contient des ondes quantiques de probabilités. Certaines sont plus fortes que d’autres — celles-là ont la plus haute probabilité de se manifester. Les voyants qui « lisent l’avenir » lisent en fait ces ondes les plus fortes. Mais rien n’est fixé : ce sont des probabilités, pas des événements déterminés.
Le futur n’est pas un point vers lequel on avance inévitablement, c’est un éventail d’états possibles avec des amplitudes variables. Ce qu’on perçoit comme prémonition, c’est la capacité à sentir quelle branche est la plus chargée, la plus probable au moment où l’on regarde. Mais cette probabilité peut changer : chaque décision, chaque intention, chaque acte modifie la distribution. Le présent a un pouvoir réel sur ce qui va advenir. Aucun apocalypse, aucun salut, aucune catastrophe n’est écrit à l’avance.
9. La Terre comme conscience en ascension
La Terre a sa propre conscience, intégrée à celle de tous les êtres qui vivent dans ses écosystèmes. Elle a décidé de passer à une densité supérieure, un état de conscience plus évolué.
La planète n’est pas un décor inerte sur lequel se joue l’histoire humaine. C’est un être conscient dont la conscience collective inclut et intègre celle de tout ce qui vit sur elle. Ce qu’on perçoit comme les crises actuelles — conflits, bouleversements, tensions — fait partie d’un processus plus vaste : la Terre elle-même est engagée dans un mouvement d’élévation, et les secousses sont les douleurs de cette transition. Les interactions négatives en cours ne sont pas des obstacles à l’évolution, elles en font partie : ce sont les fragments inconscients qui remontent à la surface pour être intégrés.
10. Le corps comme hologramme multidimensionnel
Nous sommes multidimensionnels. Notre corps a de nombreuses facettes fractales qui opèrent simultanément à différents niveaux vibratoires. Les abductions physiques touchent le corps matériel ; d’autres touchent le blueprint holographique, qui peut traverser un mur parce qu’il n’est pas cristallisé dans cette densité.
Le corps visible n’est qu’une couche parmi d’autres. Il existe des « versions » du corps vibrant à des fréquences différentes, toutes présentes simultanément, chacune appartenant à un niveau de réalité distinct. Le corps physique est la couche la plus dense, la plus cristallisée, soumise aux lois ordinaires de la matière. Mais d’autres couches — éthérique, subtile, holographique — opèrent à des fréquences plus hautes et ne sont pas limitées par la solidité apparente des objets.
C’est ce qui explique les expériences où l’on se sent flotter à travers un plafond ou un mur : ce n’est pas le corps de chair qui traverse, c’est le blueprint, le gabarit vibratoire, qui n’est pas soumis à la même densité et peut se déplacer dans des registres où la matière ordinaire n’offre pas de résistance.
11. Comme en haut, en bas — contre la passivité spirituelle
Il n’y a pas de séparation entre la cinquième dimension et la troisième. Quand je dis non depuis le plan physique, ce non vient aussi du plan supérieur — c’est mon esprit supérieur qui descend à travers moi.
Ce principe sert un point décisif. Certains lui objectaient : « tu as signé un contrat d’âme à un niveau supérieur, tu dois donc accepter ce qui t’arrive ici-bas ». Sa réponse : le moi incarné et le moi supérieur ne sont pas séparés. Ce qui se dit ici se dit aussi là-haut ; ce qui se décide ici se décide aussi là-haut. Refuser quelque chose depuis le corps, maintenant, n’est pas contredire une instance supérieure — c’est cette instance supérieure qui s’exprime à travers le corps, dans le maintenant.
La conséquence est une défense forte de la souveraineté individuelle. Personne, aucun contrat, aucune entité, aucune autorité spirituelle prétendue n’a le droit de dire à quelqu’un qu’il doit subir ce qu’il refuse. Le pouvoir de recréer ses propres engagements existentiels appartient au moi, ici et maintenant, parce que le « ici et maintenant » est déjà traversé par le moi supérieur. Il n’y a pas à attendre une autorisation d’en haut : dire non est déjà cette autorisation.
12. Le maintenant comme lieu du pouvoir créateur
Le pouvoir de création réside dans le moment présent.
Le passé est figé — il est ce qu’il a été. Le futur est probabiliste — il est un éventail d’ondes. Seul l’instant présent est le point où quelque chose se décide, où une probabilité bascule, où une création a lieu. Ce n’est pas dans la mémoire ni dans la projection qu’on agit sur sa vie, c’est dans l’acte présent. Chaque maintenant est une ouverture où l’univers se laisse réécrire.
Couplé au point précédent, cela donne un geste précis : ici, maintenant, depuis ce corps, je peux révoquer des engagements, reformuler ma trajectoire, redéfinir ce à quoi je consens. Aucun accord passé n’est irrévocable, parce que le passé n’a pas plus d’autorité sur le présent que le présent n’en a sur lui-même.
13. La réincarnation comme déplacement de perspective non linéaire
La réincarnation, c’est quand l’âme décide de déplacer son point d’expérience vers une incarnation parallèle sur la matrice matérielle. Ce n’est pas linéaire — tout se passe en même temps, dans le même maintenant.
Rupture avec l’image ordinaire de la réincarnation comme succession de vies — vie 1, puis vie 2, puis vie 3. Ici, toutes les vies sont simultanées. L’âme n’est pas une entité qui voyage dans le temps d’une incarnation à l’autre ; c’est un point de conscience qui peut « regarder » différentes tranches de matière, différentes fenêtres d’expérience, et y prendre perspective. Ce que nous appelons « vie antérieure » n’est pas antérieur au sens strict : c’est une autre incarnation parallèle, à laquelle l’âme accède depuis son point de vue éternel.
Le temps linéaire n’existe qu’à l’intérieur d’une incarnation donnée. Du point de vue de l’âme, il n’y a qu’un seul maintenant vaste, qui contient toutes les perspectives à la fois.
14. Le but de l’univers : l’auto-connaissance infinie
Le but de cet univers est que nous nous connaissions nous-mêmes depuis une infinité de points de vue, infiniment. Nous ne cessons jamais d’exister, et la conscience est en expansion constante. Tel Dieu, tels nous.
C’est la boucle qui se referme avec le deuxième point. Si Dieu s’est fractalisé pour se connaître, alors le but de chaque fragment — chaque conscience individuelle, chaque vie, chaque être — est de contribuer à cette auto-connaissance. Chaque existence est une perspective unique que le Tout prend sur lui-même. Chaque expérience, joyeuse ou douloureuse, banale ou extraordinaire, est une manière dont l’univers apprend quelque chose sur ce qu’il est.
Il n’y a donc pas de vie gâchée, pas d’expérience superflue, pas de douleur inutile dans l’économie de l’ensemble. Tout ce qui est vécu est vu par Dieu à travers les yeux d’une de ses facettes, et enrichit la connaissance totale. L’univers est un processus infini d’auto-connaissance où chaque conscience, en étant pleinement elle-même, participe à ce que le Tout se découvre.
Ce qui relie tous ces concepts est une vision d’ensemble cohérente : une seule conscience fondamentale, qui se fragmente volontairement pour se connaître, qui se déploie dans une polarité nécessaire à son apparition, qui évolue sans cesse sans jamais reculer définitivement, et dont chaque fragment — nous — dispose ici et maintenant du pouvoir de recréer son propre parcours, parce que rien n’est séparé et que tout est encore en train de s’écrire.




























































