Depuis 2016, une affaire aussi déroutante que fascinante agite le monde de l’archéologie et de l’ufologie : la découverte, dans le désert péruvien de Nazca, de corps momifiés à l’apparence humanoïde, mais qui ne correspondraient à aucune espèce connue. Au cœur de cette enquête hors normes, l’explorateur français Thierry Jamin, fondateur de l’Institut péruvien Inkarri-Cusco, a coordonné des analyses internationales aboutissant à une conclusion troublante : ces vestiges pourraient appartenir à deux espèces inconnues de la science moderne.
Tout commence en octobre 2016, lorsque ce spécialiste des civilisations précolombiennes est contacté par des huaqueros, des pilleurs de tombes péruviens. Ils souhaitent son avis sur d’étranges entités momifiées extraites du secteur Nasca-Palpa. Le premier objet remis est une « drôle de petite créature humanoïde à trois doigts » de 24 cm, dotée d’une tête évoquant E.T., suivie d’une main desséchée tridactyle de 39 cm de long. Convaincu de l’authenticité du matériel, Jamin va patiemment gagner la confiance de Mario, le chef des huaqueros, afin d’éviter la dispersion de ces pièces auprès de collectionneurs et d’organiser leur étude scientifique.

Des corps d’aspect humanoïde retrouvés sous terre
Selon le récit recueilli, les pilleurs auraient découvert, dans des galeries souterraines proches des célèbres géoglyphes, des coffres de pierre renfermant des organes momifiés (mains tridactyles, têtes, cerveaux) et plus de vingt corps complets de tailles très diverses, allant de 20 cm à 1 mètre. L’ensemble baignait dans une poudre blanchâtre identifiée comme de la terre de diatomée, aux propriétés antiseptiques. Une vingtaine de ces spécimens ont pu être étudiés par Jamin et son équipe, appuyés par des experts internationaux.

Les huaqueros affirment également avoir mis au jour des centaines de petites pierres sculptées : visages allongés aux yeux en amande, formes évoquant des engins volants, représentations animales. Plus troublant encore, ils prétendent avoir aperçu, lors de leurs fouilles, de petites entités humanoïdes vivantes d’une quarantaine de centimètres qui auraient pris la fuite à leur approche.

Le projet Alien Project et les premières analyses
Pour financer les coûteuses analyses ADN et datations au carbone 14, l’équipe lance en 2017 un financement participatif intitulé « Alien Project », dont les résultats détaillés sont aujourd’hui consultables sur le site dédié. L’objectif : faire authentifier les pièces par plusieurs laboratoires indépendants à travers le monde pour écarter toute hypothèse de fraude.

En février 2017, deux têtes momifiées parfaitement conservées rejoignent la collection : crâne allongé, absence de cheveux, nez à peine visible, petite bouche, grands yeux en amande aux paupières obliques. Les radiographies n’y décèlent aucune trace de manipulation. S’y ajoutent trois grandes mains tridactyles aux doigts comportant six phalanges, surmontées de mystérieuses plaques métalliques dorées circulaires couvertes de signes géométriques. Si l’on extrapole les proportions, ces êtres auraient mesuré plus de 2,40 mètres.


Albert, une espèce voisine des reptiles
En mars 2017, une entité de 60 cm baptisée « Albert » est confiée à l’Institut Inkarri. Mains à trois doigts de trois phalanges, pieds à trois orteils de quatre phalanges, 28 vertèbres, 8 côtes circulaires dont deux flottantes. Particularité frappante : à la place des clavicules, un os transversal appelé furcula, que l’on rencontre chez les oiseaux et les dinosaures. Une radiographie révèle même un objet métallique rond de 2 cm fiché dans la hanche droite, tel un implant. Examiné par trois chirurgiens péruviens, le corps présente os, tissus et articulations cohérents, écartant l’hypothèse d’une supercherie.

Josefina, un reptile humanoïde porteur d’œufs
Quelques semaines plus tard, Mario apporte une autre entité, « Josefina », femelle de 58 cm, accompagnée de quatre cerveaux déshydratés et de divers objets en métal, en pierre et en os. Ses mains tridactyles comportent quatre phalanges, son crâne est ellipsoïdal et sa colonne vertébrale, en retrait du dos, se raccorde au crâne par le centre du tronc. Un plastron en cuivre est inséré sur sa poitrine. Elle ne possède pas de glandes mammaires, ses os sont creux comme chez les oiseaux, et surtout son abdomen contient quatre œufs ovales en gestation, dont trois calcifiés. L’appareil reproducteur se termine par un cloaque, comme chez les espèces ovipares.

Pour le Dr José de Jesus Zalce Benitez, médecin légiste ayant exercé trente ans dans l’armée mexicaine, il s’agit indubitablement d’un corps desséché authentique. Le Dr José de la Cruz Rio Lopez, biologiste, conclut quant à lui qu’Albert et Josefina appartiennent à une espèce inconnue d’humanoïdes reptiliens.
Maria, la momie hybride
En avril 2017, une nouvelle entité tridactyle baptisée « Maria » est remise aux chercheurs. En position fœtale, elle aurait mesuré 1,70 m debout. De sexe féminin, âgée d’environ 45 ans, elle aurait connu une mort naturelle. Le Dr Konstantin Korotkov, spécialiste russe en biophysique, fait spécialement le déplacement de Saint-Pétersbourg pour l’examiner. Les analyses du laboratoire Genetech sont stupéfiantes : Maria partagerait 33,67 % de son ADN avec Homo sapiens, 46 % serait d’origine inconnue et 17,5 % proviendrait d’une contamination bactérienne. « Maria n’est donc pas humaine. Nous sommes face à une sorte d’hybride », conclut le laboratoire.

La datation au carbone 14 situe son existence vers 280 après J.-C., en pleine civilisation Nazca. Son crâne a une structure proche de celui des humains, mais sa capacité crânienne atteint 1650 cm³, contre 1400 chez l’homme. Ses omoplates et son nombre de vertèbres (26 contre 32) diffèrent également. Difficile d’imaginer qu’un tel corps, intègre et complet, puisse être une reconstitution.
Victoria et la « Familia »
Un mois après Maria arrive « Victoria », un petit corps de type « gris » sans tête, inhumé en position assise, mains posées sur les genoux. Sa peau dorsale, brun-gris, évoque celle d’un lézard ou d’un serpent. La datation au carbone 14 la situe entre 791 et 1040 de notre ère. Son ADN partagerait entre 14 % et 36 % de séquences avec l’homme moderne selon les laboratoires. La comparaison de son génome avec plus d’un million d’espèces animales recensées n’a permis aucune correspondance, écartant toute reconstitution à partir d’ossements connus.

Trois autres spécimens semblables, surnommés « la Familia », ont également été étudiés avant d’être restitués à Mario sous la pression et les menaces du trafiquant. Pourtant alerté dès janvier 2017 par Thierry Jamin sur ces découvertes et le risque de pillage, le ministère de la Culture du Pérou n’a, à ce jour, jamais répondu officiellement.

D’authentiques vestiges d’origine inconnue
L’enquête converge donc vers deux espèces distinctes : une lignée qualifiée de reptilienne et une forme hybride. Les corps étudiés sont datés de 750 à 1800 ans, et certaines grandes mains tridactyles atteindraient plus de 7000 ans selon deux laboratoires indépendants. Lors de la « Conférence de Nazca » du 19 novembre 2018, les arguments des détracteurs ont été méthodiquement démontés. Comme le souligne Thierry Jamin, une reconstitution chirurgicale aussi parfaite que les scanners modernes ne détecteraient aucune cicatrice supposerait « un niveau de technologie incompatible avec l’ancienneté de ces entités biologiques », et l’existence de laboratoires de biotechnologie dans le désert de Nazca il y a près de deux mille ans.

Si les corps avaient été assemblés à partir de restes humains ou animaux, les analyses ADN auraient logiquement abouti à une signature 100 % humaine ou 100 % animale après élimination des contaminations. Or, les pourcentages d’ADN partagé avec Homo sapiens oscillent entre 19 et 35 %, ce qui plaide pour une parenté lointaine avec deux espèces absentes de la littérature scientifique.
En septembre 2023, de nouvelles radiographies et tomographies réalisées dans un hôpital de Mexico ont confirmé l’authenticité de deux spécimens. Olivier Sire, enseignant-chercheur en biophysique à l’université Bretagne Sud et expert auprès de la cour d’appel de Rennes, a également analysé des échantillons. Tout en estimant que « la question de l’origine de ces momies reste ouverte », il affirme dans son témoignage publié par Inexploré que « ces échantillons étaient bien d’origine biologique […], il s’agissait bien de signatures de molécules organiques de protéines, d’ions, de matières minérales, de graisses, de sucres, etc. », tout en précisant qu’ils ne correspondent à aucun animal connu.

Espèce totalement inconnue, lignée terrestre ayant évolué en parallèle d’Homo sapiens dans des galeries souterraines, ou trace d’un contact ancien avec des êtres exogènes ? L’énigme reste entière. Ceux qui ont étudié les spécimens sont convaincus de leur authenticité, tandis que les détracteurs, qui ne les ont jamais examinés, restent persuadés du contraire. Pour aller plus loin, l’ouvrage Les momies non humaines de Nazca – Un évènement historique de Thierry Jamin est disponible aux éditions Atlantes, et un dossier complet a également été publié dans la revue Inexploré.
Source : universvoyage.com





























































