Dans une récente intervention en direct, l’humoriste Dieudonné s’est exprimé avec une rare intensité, critiquant ouvertement le système français et appelant les citoyens à une résistance plus affirmée. Accompagné d’invités comme Francis Lalanne et une artiste paysanne nommée Kiria, il a dénoncé les mécanismes de persécution et d’instrumentalisation qui visent les opposants au pouvoir en place. Cette discussion met en lumière les défis actuels de la société française, entre sidération collective et besoin de solidarité.
Les persécutions et le rôle assigné aux opposants
Dieudonné et ses invités ont souligné comment le système désigne certains individus comme des épouvantails pour dissuader toute forme de contestation. Selon eux, des figures comme Dieudonné sont systématiquement rejetées et persécutées, contaminant par association ceux qui les approchent. Francis Lalanne a partagé son expérience personnelle : exclu d’une académie des arts et lettres simplement pour son amitié avec l’humoriste. De même, Kiria, qui expose dans une galerie liée à Dieudonné, anticipe des agressions similaires.
Le débat s’est orienté vers une analyse plus profonde : même l’opposition est instrumentalisée. Les intervenants expliquent que le système distribue des rôles d’opposants autorisés, neutralisant ainsi toute résistance réelle. Il devient essentiel, selon eux, de trouver des brèches dans cette muraille pour rendre l’opposition pertinente et efficace, en évitant les pièges tendus par le pouvoir.
La résistance par l’art et la connexion à la terre
Kiria, artiste et paysanne, a apporté un témoignage poignant sur sa démarche créative face à l’adversité. Confrontée à des problèmes administratifs intenses, y compris des batailles avec les autorités sur la vaccination de son cheptel en Ariège, elle a choisi de transformer le négatif en positif. Inspirée par la nature, qu’elle considère comme son maître spirituel, elle intègre des fleurs dans ses œuvres pour symboliser la renaissance à partir du fumier – une métaphore de la résilience.
Elle raconte avoir déchiré une lettre administrative menaçante pour la coller sur une toile et en faire une œuvre d’art. Cette approche l’a aidée à surmonter des épreuves personnelles, comme la perte d’un bébé lors d’un conflit. Malgré les pressions – 99 % des cheptels vaccinés dans sa région, mais une dizaine d’éleveurs comme elle ciblés pour soumission – Kiria refuse de céder. Elle prépare même un livre pour documenter ces luttes, affirmant qu’elle ira jusqu’au bout, même si cela signifie perdre sa ferme.
La violence du système et la sidération collective
Dieudonné a évoqué la violence institutionnelle qu’il connaît bien : interpellé sur scène, équipé d’un bracelet électronique, et traité comme un esclave par une ancienne ministre de la Justice. Il compare cela au traitement réservé aux gilets jaunes, aux paysans, aux habitants des DOM-TOM et aux Kanaks. Pour lui, le petit peuple de France est écrasé, incapable de vivre décemment.
Les intervenants notent une convergence inattendue : un gendarme, des paysans et des artistes s’unissent pour revendiquer le droit à une vie libre. Ils dénoncent un groupe au pouvoir, qualifié de dégénérés, qui impose sa vision via la monnaie et commet des abus impunis. Face à cela, la responsabilité parentale est invoquée : refuser ce monde pour les enfants. Pourtant, la sidération paralyse la population, rendant toute action collective difficile.
L’instrumentalisation politique et la nécessité d’initiatives nouvelles
Un point central du débat porte sur les figures politiques comme Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella. Dieudonné argue qu’ils jouent dans le même championnat, avec des maillots différents mais pour le même système. Mélenchon, par exemple, n’est pas inquiété pour avoir cautionné des violences, tandis que des opposants comme Dieudonné ou Soral sont persécutés. Cette hypocrisie montre une société imposée par répétition médiatique, où les vrais criminels échappent à la justice.
Les invités insistent sur le besoin de dépasser les formes d’expression traditionnelles. Avec la censure croissante sur internet – chaînes supprimées, gardes à vue pour des tweets – il faut innover. Dieudonné explore la peinture, Kiria l’art paysan. Plus largement, l’appel est à créer des événements physiques, à retisser des liens solidaires en province comme à Paris, pour contrer la pression financière et bancaire qui entrave l’indépendance.
Cette discussion met en exergue un système qui brise les solidarités en isolant les individus dans leur confort précaire. Pour avancer, il faut réveiller le génie français, encourager les rencontres et les initiatives collectives, afin de restaurer une véritable liberté d’expression et d’action.
Source : Teddy en roue libre


























































