Et si les efforts du président Kennedy pour déclassifier les dossiers sur les OVNIs avaient été un facteur direct de son assassinat ? C’est la thèse défendue par le Dr Michael Salla, chercheur en exopolitique et spécialiste reconnu en politique internationale, lors de sa présentation à la 7e conférence annuelle sur la récupération de crashs d’OVNIs en novembre 2009. En s’appuyant sur des documents officiels et des documents fuités, il retrace une confrontation secrète entre la Maison-Blanche et un groupe occulte contrôlant les informations sur la vie extraterrestre.
L’avertissement d’Eisenhower à Kennedy
Pour comprendre ce qui s’est joué sous l’administration Kennedy, il faut revenir à son prédécesseur. Le président Eisenhower, général cinq étoiles et ancien commandant des forces alliées en Europe, était selon le Dr Salla profondément préoccupé par la perte de contrôle présidentiel sur les dossiers classifiés relatifs aux OVNIs. Dans son discours d’adieu du 17 janvier 1961, Eisenhower lança son célèbre avertissement :
Dans les conseils du gouvernement, nous devons nous prémunir contre l’acquisition d’une influence injustifiée, qu’elle soit recherchée ou non, par le complexe militaro-industriel. Le potentiel d’une montée désastreuse d’un pouvoir mal placé existe et persistera.
Selon Steven Lovekin, officier ayant servi sous Eisenhower dans les transmissions de l’armée à Camp David, le président faisait explicitement référence au dossier OVNIs lorsqu’il évoquait le complexe militaro-industriel. Eisenhower aurait transmis cet avertissement directement à Kennedy lors de leurs rencontres privées durant la transition présidentielle, lui expliquant que le sujet le plus important en matière de sécurité nationale échappait au contrôle de l’exécutif.
Phase 1 : la bataille pour le contrôle des opérations psychologiques
Kennedy n’arrivait pas totalement novice sur la question des OVNIs. Selon un document Majestic intitulé Interplanetary Phenomena Unit Summary, le jeune député Kennedy avait été informé du crash de Roswell dès le 22 juillet 1947, grâce à des contacts au Congrès proches du secrétaire à l’armée de l’air.
Dès son entrée en fonction, Kennedy élabora une stratégie en trois phases. La première consistait à reprendre le contrôle des opérations de guerre psychologique, intimement liées au projet Majestic 12. Le 18 février 1961, il signa le décret exécutif 10920, abolissant le Operations Coordination Board et plaçant toutes les opérations psychologiques sous l’autorité de son conseiller à la sécurité nationale, McGeorge Bundy. Ce fut, selon Salla, un véritable tir de semonce à l’adresse de la communauté du renseignement.
Des mémos militaires top secret de 1952, déclassifiés en 1976 et disponibles sur le site des documents Majestic, confirmaient l’ampleur du projet : un plan logistique interarmées impliquant les quatre branches de l’armée américaine, avec la guerre psychologique comme composante centrale. Kennedy savait que contrôler les opérations psychologiques était la porte d’entrée vers les dossiers OVNIs.
Le 28 juin 1961, Kennedy adressa un mémo au directeur de la CIA, Allen Dulles, demandant un résumé des opérations de renseignement du MJ-12 liées aux plans de guerre psychologique de la guerre froide. La réponse de Dulles fut révélatrice : sans que Kennedy ait mentionné les OVNIs, Dulles aborda spontanément le sujet, reconnaissant que certains cas d’OVNIs pouvaient être d’origine non terrestre, avant de conclure que pour des raisons de sécurité, il ne pouvait divulguer les aspects les plus sensibles des activités du MJ-12. Un refus catégorique adressé au président des États-Unis lui-même.
Le « burn memo » : une directive d’assassinat cryptée
Parmi les documents les plus explosifs analysés par Salla figure le burn memo, un ensemble de huit projets de directives classifiés top secret émanant du directeur de la CIA, également chef du projet MJ-12. Ce document contenait notamment ce passage :
Comme vous devez le savoir, Lancer [nom de code des services secrets pour Kennedy] a fait certaines enquêtes concernant nos activités que nous ne pouvons permettre. Veuillez soumettre vos opinions avant octobre.
Plus inquiétant encore, une directive cryptique concernant le « projet Environnement » stipulait que lorsque les conditions deviennent non propices à la croissance dans notre environnement et que Washington ne peut plus être influencé, les précipitations manquent — il devrait faire humide. Selon les analystes du renseignement consultés par les Dr Robert et Ryan Wood, l’expression it should be wet est une référence cryptée à l’assassinat. Les Wood ont attribué à ce document leur plus haut niveau d’authenticité.
Phase 2 : Kennedy exerce son autorité de commandant en chef
Refoulé par la CIA, Kennedy utilisa son statut de commandant en chef des forces armées pour visiter directement les bases militaires abritant des artefacts extraterrestres. Selon Timothy Good dans Need to Know, Kennedy se serait rendu à la base aérienne de Homestead en Floride vers 1961-62 pour examiner des corps extraterrestres liés au crash de Roswell — cette même base où le président Nixon aurait plus tard emmené Jackie Gleason voir des artefacts similaires.
Un document fuité de la CIA daté du 3 août 1962, signé par James Angleton, chef du contre-espionnage, révélait que Marilyn Monroe s’apprêtait à divulguer la visite de Kennedy sur une base de l’armée de l’air pour inspecter des objets venus de l’espace. Ce document montrait que le contre-espionnage de la CIA surveillait étroitement les faits et gestes du président concernant les OVNIs.
Kennedy aurait également rencontré à deux reprises George Adamski, le plus célèbre contacté des années 1950, qui possédait une carte d’accès officielle du gouvernement américain lui ouvrant les installations militaires sécurisées — un fait vérifié par William Sherwood, physicien opticien chez Kodak ayant travaillé au département de l’armement.
Phase 3 : la coopération spatiale avec l’URSS comme stratégie ultime
En juin 1963, Kennedy confia à un officier à bord d’Air Force One que les OVNIs étaient réels, qu’il avait vu les preuves, mais que toute cette affaire échappait à son contrôle. Sa stratégie finale fut audacieuse : le 20 septembre 1963, devant l’Assemblée générale des Nations unies, il proposa des missions spatiales et lunaires conjointes avec l’Union soviétique. L’accueil fut enthousiaste à l’international, mais glacial au Congrès américain, où l’idée frisait la trahison.
Le 11 novembre 1963, selon Sergueï Khrouchtchev, fils de Nikita, le dirigeant soviétique accepta finalement l’offre de Kennedy. Le lendemain, Kennedy émit deux mémorandums cruciaux. Le premier, le NSAM 271, ordonnait à l’administrateur de la NASA de développer un programme de coopération substantielle avec l’URSS. Le second, un mémo top secret adressé au directeur de la CIA John McCone, demandait une révision de classification de tous les dossiers de renseignement affectant la sécurité nationale, incluant explicitement les cas d’OVNIs à haut risque.
C’est ce second mémo qui, selon Salla, déclencha la crise finale. Partager les dossiers OVNIs avec la NASA signifiait qu’ils se propageraient inévitablement à l’ensemble de la bureaucratie américaine — le Département d’État, la CIA ordinaire, toutes les branches militaires. Le secret serait irrémédiablement compromis.
Dix jours avant Dallas
Au bas du mémorandum de Kennedy au directeur de la CIA du 12 novembre 1963, une annotation manuscrite attribuée à William Colby (futur directeur de la CIA) indiquait : Réponse de Colby — Angleton a la directive MJ-12, datée du 20 novembre — deux jours avant l’assassinat. Selon Salla, cette annotation implique directement James Angleton, chef du contre-espionnage de la CIA, dans la mise en œuvre de la directive d’assassinat du MJ-12 contre Kennedy. Salla note par ailleurs que Colby mourut plus tard dans des circonstances mystérieuses, noyé dans la baie de Chesapeake alors qu’il était un nageur confirmé.
Pour le Dr Salla, l’assassinat de Kennedy représenta un coup d’État secret orchestré par le MJ-12 à travers le contre-espionnage de la CIA. Après cet événement traumatique, l’organisation aurait accepté — peut-être par honte ou culpabilité — de se transformer en une structure internationale avec un contrôle accru des entreprises privées. Ben Rich, ancien dirigeant de Lockheed Skunk Works, aurait confirmé qu’en 1969, le contrôle des dossiers OVNIs classifiés fut placé sous l’autorité d’un conseil d’administration international.
Qu’on adhère ou non à cette analyse, elle soulève des questions fondamentales sur les limites réelles du pouvoir présidentiel américain face à des structures de sécurité nationale opérant dans l’ombre — et sur le prix que peut coûter la volonté de transparence au plus haut niveau de l’État.
Source : Michael Salla


























































