L’ouvrage de Pierre-Antoine Plaquevent publié en 2022 explore les liens entre le globalisme politique, les campagnes de vaccination mondiales et ce qu’il présente comme un agenda de réduction démographique porté par les principales fondations philanthropiques et instances de gouvernance mondiale.
Les données de pharmacovigilance en question
L’auteur commence par examiner les chiffres des effets secondaires liés aux vaccins anti-Covid en Europe et aux États-Unis. Selon les données d’EudraVigilance qu’il cite, au 5 avril 2022, la base de données européenne comptabilisait 42 507 décès et près de 4 millions de blessures consécutifs aux injections des quatre vaccins autorisés. Aux États-Unis, le système VAERS présentait des chiffres similaires avec, selon OpenVaers, 18 461 décès signalés au 5 novembre 2021.
Ces données font l’objet de controverses. Les autorités sanitaires rappellent que la présence d’un événement dans ces bases ne prouve pas un lien de causalité avec la vaccination. L’auteur cite néanmoins plusieurs analystes indépendants comme le Dr Jessica Rose ou la biostatisticienne Christine Cotton qui estiment que seule une fraction des effets indésirables serait effectivement déclarée.
La question de la fertilité
Un chapitre entier est consacré aux liens possibles entre vaccination Covid et infertilité. L’auteur s’appuie sur les travaux de plusieurs médecins et chercheurs, dont le Dr Michael Yeadon, ancien vice-président de Pfizer, qui a exprimé des inquiétudes concernant l’accumulation de nanoparticules lipidiques dans les ovaires. Le Dr Hervé Seligmann aurait de son côté observé une corrélation entre taux de vaccination féminine et baisse de la fécondité dans plusieurs pays.
Des documents internes de Pfizer, rendus publics suite à une décision judiciaire américaine, révèlent que sur 270 grossesses documentées lors des premiers mois de vaccination, 28 des 29 issues connues se seraient soldées par la perte du bébé. L’auteur note que ces informations n’ont pas été rendues publiques initialement.
Précédents historiques de stérilisation vaccinale
Le livre revient sur des cas documentés où des campagnes de vaccination auraient dissimulé des programmes de contrôle des naissances. En 2014, l’Association des médecins catholiques du Kenya accusait l’OMS et l’UNICEF d’avoir intégré l’hormone Beta HCG dans des vaccins antitétaniques destinés aux femmes en âge de procréer, ce qui aurait pu provoquer leur stérilité. Des tests indépendants auraient confirmé la présence de cette hormone dans certains lots.
L’auteur rappelle que l’OMS mène depuis 1972 des recherches sur les vaccins régulateurs de fertilité. Une publication de The Lancet de 1988 décrivait déjà les résultats d’essais cliniques d’un tel vaccin combinant un antigène peptidique et l’hormone hCG.
L’influence des fondations privées sur la santé mondiale
Une partie substantielle de l’ouvrage analyse le rôle de la Fondation Bill et Melinda Gates, second financier de l’OMS après les États-Unis. Avec un budget de 46,8 milliards de dollars et des dons annuels dépassant 5 milliards, cette fondation exerce une influence considérable sur les orientations sanitaires mondiales.
L’auteur souligne les déclarations répétées de Bill Gates liant vaccination, santé reproductive et réduction démographique. Lors d’une conférence TED de 2010, Gates affirmait que « si nous faisons un excellent travail sur de nouveaux vaccins, des soins de santé et des services de santé reproductive, nous pourrions peut-être réduire ce chiffre de 10 ou 15 % », en parlant de la population mondiale.
Le père de Bill Gates, William Gates II, fut un dirigeant de Planned Parenthood, organisation née de l’American Birth Control League fondée par Margaret Sanger en 1919. L’auteur retrace les liens historiques entre le mouvement eugéniste du début du XXe siècle et les organisations actuelles de planification familiale.
Les racines eugénistes de la gouvernance sanitaire mondiale
Le livre explore la biographie de personnalités fondatrices des institutions sanitaires internationales. Brock Chisholm, premier directeur général de l’OMS (1948-1953), était un partisan déclaré du gouvernement mondial et de la stérilisation comme méthode de contrôle démographique. Julian Huxley, premier directeur de l’UNESCO et frère d’Aldous Huxley, forgea le terme transhumanisme en 1957 et cosigna en 1939 le Manifeste des généticiens appelant à une amélioration génétique de l’humanité par le contrôle des naissances et la stérilisation.
L’auteur note que des politiques de stérilisation forcée furent appliquées dans de nombreux pays occidentaux jusqu’aux années 1970, y compris en Suède où environ 230 000 personnes furent stérilisées entre 1935 et 1996.
Le consensus des élites sur la dépopulation
En mai 2009, un groupe de milliardaires incluant Bill Gates, George Soros, Warren Buffett, David Rockefeller et Ted Turner se réunissait à New York pour discuter des « problèmes de la planète ». Sous l’impulsion de Gates, ils auraient convenu que la surpopulation constituait une priorité.
L’ouvrage compile de nombreuses déclarations de personnalités influentes en faveur d’une réduction drastique de la population mondiale. Ted Turner évoquait un chiffre idéal de deux milliards d’habitants. Le prince Philip, président émérite du WWF, déclarait souhaiter « revenir sous la forme d’un virus mortel » en cas de réincarnation. Paul Ehrlich, auteur de La Bombe P en 1968, estimait que la population adéquate serait « d’un milliard et demi environ ».
Le rapport Kissinger et la géopolitique démographique
En 1974, le National Security Study Memorandum 200, supervisé par Henry Kissinger, faisait de la décroissance démographique dans treize pays du tiers-monde une priorité stratégique américaine. Le rapport préconisait l’utilisation de la contraception, de la stérilisation et de l’avortement pour réduire les populations de pays disposant de ressources stratégiques.
Ces recommandations furent mises en application. Au Brésil, le ministre de la Santé dénonça en 1991 la stérilisation de 7,5 millions de femmes en cinq ans, financée notamment par la Fondation Rockefeller et le Population Council. En Inde, plus de 3 millions de personnes furent stérilisées en six mois en 1976.
Le Forum économique mondial et la question démographique
L’auteur établit une continuité entre le State of the World Forum de 1995, où Zbigniew Brzezinski évoqua la notion de tittytainment pour maintenir docile une population dont 80% serait devenue économiquement superflue, et le Forum économique mondial actuel. Yuval Noah Harari, conseiller influent de Klaus Schwab, pose régulièrement la question : « Pour quelle raison avons-nous besoin de tant d’humains ? »
Klaus Schwab lui-même écrivait en 2021 que « la force qui aide les gens à se libérer de la pauvreté et à avoir une vie décente est la même qui détruit la viabilité de notre planète pour les générations futures ».
Vers l’effondrement démographique ?
Paradoxalement, les données démographiques actuelles montrent une tendance inverse aux prédictions catastrophistes des années 1970. Une étude de 2020 prévoyait un pic de population à 9,7 milliards en 2064, suivi d’un déclin à 8,8 milliards en 2100. En 2050, 151 pays devraient avoir un taux de fécondité inférieur au seuil de remplacement des générations.
L’auteur note qu’Elon Musk représente une voix dissonante parmi les titans de la technologie, s’inquiétant publiquement de cet effondrement démographique qu’il considère comme « le plus grand risque pour l’avenir de la civilisation ».
L’ectogenèse comme horizon technologique
Face au vieillissement planétaire, certains transhumanistes investissent dans la recherche sur l’utérus artificiel. L’institut Weizmann en Israël a réussi à faire se développer des embryons de souris en dehors de l’utérus jusqu’à la moitié de leur période de gestation. L’objectif déclaré est de comprendre les processus de création du vivant pour éventuellement les reproduire artificiellement chez l’humain.
L’auteur s’interroge sur la possibilité que la reproduction humaine elle-même puisse un jour être entièrement privatisée et conditionnée à l’adhésion aux normes biopolitiques exigées par les planificateurs globalistes.
Biopolitique et gouvernance mondiale
En conclusion, Pierre-Antoine Plaquevent analyse le projet globaliste à travers le prisme du concept foucaldien de biopolitique. Le biopouvoir contemporain ne s’exerce plus par la menace directe de mort mais par la régulation des populations au moyen de mesures sanitaires présentées comme bienveillantes. Cette gouvernance médicale indirecte serait plus difficile à identifier et à contrer qu’un pouvoir traditionnellement autoritaire.
L’auteur considère que la crise du Covid-19 et les campagnes de vaccination mondiales représentent une étape décisive vers ce qu’il appelle un « globalitarisme biopolitique transhumaniste ». Il appelle à une prise de conscience et à une résistance face à ce qu’il perçoit comme un projet de réduction massive de la population mondiale.
Source : strategika.fr































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