L’affaire Jeffrey Epstein est loin d’être un dossier clos. Alors que les grands médias semblent vouloir tourner la page, les journalistes Xavier Poussard et Pierre Jovanovic, accompagnés de Nicolas Stoquer, ont livré une analyse approfondie des ramifications françaises de cette affaire lors d’une émission diffusée sur Géopolitique Profonde. Leurs révélations dessinent un tableau bien plus vaste que celui d’un simple scandale criminel : un système d’influence mêlant finance, médias, politique et pédocriminalité, avec Paris comme épicentre.
La France, bien plus qu’une simple escale pour Epstein
Jeffrey Epstein ne se contentait pas de posséder un luxueux appartement au 22 avenue Foch à Paris. Selon les intervenants, la France constituait une véritable base opérationnelle stratégique pour ses activités. Xavier Poussard rappelle que c’est lui qui avait révélé en exclusivité l’arrestation de Jean-Luc Brunel à l’aéroport de Roissy, et qui avait indiqué à la presse britannique que Ghislaine Maxwell se cachait en France et non en Israël comme le pensaient alors les autorités américaines.
Le choix de la France par Epstein n’était pas anodin. Poussard souligne que parmi les résidences connues du milliardaire — Palm Beach, New York, le ranch au Nouveau-Mexique — l’appartement parisien représentait au minimum un quart de l’affaire. La France servait à la fois de lieu d’opération, de recrutement, et de base arrière pour le réseau. Ghislaine Maxwell elle-même, ressortissante française, avait choisi la France pour sa cavale, espérant que le pays n’extraderait pas ses ressortissants.
Les noms qui émergent des courriels déclassifiés
Pierre Jovanovic, qui affirme avoir passé trois semaines à éplucher les courriels rendus publics, a livré plusieurs révélations. Au-delà du cas de Jack Lang, déjà médiatisé — avec deux virements de 50 000 euros (et non un seul comme annoncé initialement) passés par une floriste liée à une ancienne secrétaire d’Epstein —, d’autres noms apparaissent.
Un courriel d’Olivier Colomb révèlerait que Bruno Le Maire, ancien ministre de l’Économie, se serait rendu chez Epstein avenue Foch. Jovanovic évoque également un virement de 40 000 dollars effectué par Epstein au PDG de la chaîne de télévision américaine CBS, posant la question de virements similaires à des journalistes français. Le cas de Caroline Lang est aussi mentionné : la fille de Jack Lang figure sur le testament d’Epstein pour cinq millions de dollars, tandis qu’une diplomate norvégienne, Mona Juul, y apparaît pour dix millions.
Sur le volet international, Pierre Jovanovic signale que le diplomate britannique Lord Peter Mandelson et le diplomate français Fabrice Aarón auraient été signalés par le FBI pour consultation de contenus pédocriminels. Ce dernier aurait en outre transmis à Epstein des documents confidentiels issus des briefings du Conseil de sécurité de l’ambassade de France.
Le rôle central de la famille Rothschild
L’un des fils conducteurs de l’émission concerne les liens entre Jeffrey Epstein et la famille Rothschild. Xavier Poussard détaille la structure familiale en distinguant plusieurs branches : les « Alain » (dont Éric de Rothschild), la branche issue de Guy de Rothschild (dont David de Rothschild), et la branche suisse fondée par Edmond de Rothschild, dont la veuve est Ariane de Rothschild.
Plusieurs éléments convergent. Leslie Wexner, fondateur du « méga groupe » et ancien patron de Victoria’s Secret, a déclaré en commission d’enquête que c’est Élite de Rothschild qui lui avait recommandé Jeffrey Epstein. Dans un courriel désormais célèbre adressé à Peter Thiel, Epstein affirme lui-même : « Comme vous le savez, je représente les Rothschild. » Emmanuel Macron, de son côté, aurait déclaré en 2015 : « David de Rothschild est au courant de mon engagement. Je suis sa couverture. »
Poussard explique que la famille Rothschild joue traditionnellement trois rôles : la fortune bâtie sur la dette des États, l’intermédiation financière par les fusions-acquisitions (et donc la constitution des oligopoles médiatiques), et un rôle de représentation au sein de la communauté juive institutionnelle. Les courriels déclassifiés montreraient qu’Ariane de Rothschild entretenait des échanges réguliers avec Epstein, bien que Poussard nuance en la qualifiant d’« incompétente » ayant perdu 24 millions de dollars en une seule opération au profit d’Epstein, illustrant ce qu’il appelle la « dialectique du maître et du valet ».
Macron, « celui qui devait diriger l’Europe »
L’un des points les plus frappants soulevés concerne la place d’Emmanuel Macron dans les courriels d’Epstein. Xavier Poussard affirme que dans ces correspondances, Macron est présenté comme celui qui doit diriger l’Europe, voire le monde. Le journaliste fait le parallèle avec la promotion médiatique dont Macron a bénéficié, notamment via l’économiste Jacques Attali et Lynn Forester de Rothschild, cette dernière ayant elle-même introduit Epstein auprès de Bill Clinton à la Maison-Blanche dès 1993.
Poussard estime que la montée en puissance d’Epstein en France coïncide avec la fin des mandats de Jacques Chirac et l’arrivée de Nicolas Sarkozy, marquant selon lui une accélération de la perte de souveraineté française. Il rappelle le refus de Chirac de participer à la guerre en Irak aux côtés de Schröder et Poutine comme le dernier acte d’indépendance de la « grande Europe » face aux États-Unis.
Un autre élément troublant concerne Marlène Schiappa : des courriels montreraient qu’elle aurait fait obstruction à l’enquête dès 2019, en soutenant que l’affaire Epstein n’était pas une affaire française.
Délits d’initiés et contrôle médiatique
Le volet financier occupe une place importante dans l’analyse des intervenants. Pierre Jovanovic détaille ce qu’il considère comme des délits d’initiés massifs. Il cite l’exemple de la fondation Bill et Melinda Gates qui aurait transformé 50 millions de dollars en 500 millions en investissant dans BioNTech en 2019, avant le rachat par Pfizer. La question se pose sur les investissements similaires réalisés par la banque Rothschild.
Les courriels révèleraient également des discussions entre Epstein et ses contacts sur le financement du Pacte mondial des Nations Unies sur les migrations dès 2001, sur les évolutions démographiques européennes, et sur la mise en place d’une identité numérique unique intégrant carnet de vaccination, compte bancaire et passeport. Un associé d’Epstein, identifié comme Pritzker, y parlerait d’« importer des masses pour déstabiliser l’Occident ».
Sur le plan médiatique, Jovanovic décrit une stratégie coordonnée de rachat des médias, citant le baron de Rothschild sauvant Libération en 2005 et Patrick Drahi rachetant BFM. Cette prise de contrôle médiatique permettrait selon lui de manipuler l’opinion publique et de faciliter les opérations financières du réseau.
Le système bancaire complice
Pierre Jovanovic souligne que le système bancaire a offert une protection systématique à Epstein. Il cite le cas de Tammy McFadden, responsable de la lutte anti-blanchiment chez Deutsche Bank Securities, qui a déclaré au FBI avoir été marginalisée puis licenciée après avoir signalé des anomalies dans les comptes d’Epstein. Malgré sa condamnation pour proxénétisme de niveau trois, les comptes d’Epstein chez JP Morgan, Bank of America et BNP ont été maintenus, alors que dans le même temps, les comptes de Donald Trump étaient fermés par JP Morgan après les événements de janvier 2021.
JP Morgan a d’ailleurs conclu un accord de 290 millions de dollars pour 191 victimes d’Epstein, ce qui témoigne de l’ampleur de l’implication bancaire dans cette affaire.
Un système en voie d’effondrement ?
Pour Xavier Poussard, l’affaire Epstein marque un « tournant » historique. Il estime que les déclassifications actuelles ne représentent que 10 % de ce qui existe — essentiellement les courriels de vacances d’Epstein — et que de nouvelles phases de révélations sont à prévoir, possiblement en lien avec le dossier sur Brigitte Macron qu’il développe dans son livre Becoming Brigitte.
Poussard inscrit ces événements dans une perspective plus large, estimant que l’on assiste à la fin d’un cycle historique. Il s’appuie sur la thèse de l’universitaire américain Yuri Slezkine selon laquelle le vingtième siècle aurait été le « siècle juif », réunissant capitalisme financier américain et communisme. Selon lui, l’affaire Epstein et la situation à Gaza constituent les deux événements qui marquent la sortie de cette ère.
Nicolas Stoquer conclut en rappelant que le véritable rempart contre ce système supranational reste la souveraineté nationale : la défense des frontières, du territoire et des institutions comme bouclier face à un État profond dont les ramifications dépassent largement le cadre français. Il déplore que seuls les médias indépendants continuent de traiter cette affaire, tandis que les grands médias l’enterrent progressivement sous d’autres actualités.
Source : GÉOPOLITIQUE PROFONDE
































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