Pierre-Guillaume Mercadal, éleveur de porcs laineux à Montjoi, dans le Tarn-et-Garonne, et porte-parole de la Coordination rurale, a récemment rencontré Emmanuel Macron lors d’une réunion des syndicats agricoles consacrée au Mercosur. Cette rencontre l’a profondément marqué, au point qu’il lui a fallu 36 heures pour s’en remettre. Dans un témoignage saisissant accordé au média Tocsin, il partage ses impressions sur cette expérience troublante et lance un avertissement sur l’avenir de la souveraineté alimentaire française.
Une rencontre avec « le diable »
Pierre-Guillaume Mercadal ne mâche pas ses mots pour décrire sa rencontre avec le président de la République. Il confie avoir eu l’impression de rencontrer quelqu’un qui était « limite pas humain », doté d’une force de persuasion impressionnante et capable de « vendre du sable à des Bédouins les yeux fermés ». Cette phrase lui a d’ailleurs valu quelques reproches : certains lui ont reproché d’avoir qualifié Macron d’impressionnant.
Mais l’éleveur maintient ses propos et précise sa pensée : ce qui est impressionnant chez Emmanuel Macron, c’est justement que tout semble faux, maîtrisé et théâtral. Selon lui, le président est « quelqu’un qui est vraiment dénué d’humanité », qui fait preuve d’un « mépris pas possible » envers les agriculteurs, mais qui possède « un don de charisme naturel absolument incroyable ». Il affirme même que Macron pourrait vous convaincre que vos proches sont des ordures, et que, l’espace d’une minute, vous pourriez en douter.
Un pouvoir de retournement sidérant
Ce qui frappe Pierre-Guillaume Mercadal, c’est la capacité du président à retourner toutes les situations. Il raconte comment, entré dans une pièce où tout le monde le détestait, il a réussi à convaincre la moitié des personnes présentes en deux minutes, alors qu’il n’avait rien annoncé de positif.
L’éleveur cite un exemple qui l’a particulièrement marqué : Emmanuel Macron a expliqué aux agriculteurs présents qu’il ne décidait de rien concernant le Mercosur, car il n’avait pas de minorité de blocage. Selon lui, c’est aux agriculteurs français d’aller convaincre leurs homologues italiens et espagnols pour que leurs pays soutiennent la position de la France. Pierre-Guillaume Mercadal s’insurge : comment le chef de l’État peut-il leur demander d’effectuer son travail diplomatique ?
Une présence qui intimide même l’opposant le plus déterminé
Bien qu’il soit physiquement plus imposant que le président, Pierre-Guillaume Mercadal reconnaît que la présence d’Emmanuel Macron est troublante. Il raconte que, avant la réunion, les services de l’Élysée s’inquiétaient beaucoup de sa présence, redoutant qu’il ne se « comporte pas bien ». Des pressions ont même été exercées pour qu’il ne vienne pas à cette rencontre.
Lors de la poignée de main initiale, l’éleveur a tout de même osé affronter le président. Il lui a dit qu’à ses yeux, il était un traître et qu’il lui restait un an de mandat pour ne plus être perçu comme tel par les Français. La réponse d’Emmanuel Macron, révélatrice de son assurance, a été la suivante : « Ne vous inquiétez pas, vous revoterez pour moi. » Une réponse absurde, puisque Pierre-Guillaume Mercadal n’a jamais voté pour lui, mais qui montre qu’il ne se laisse pas déstabiliser.
Pour l’agriculteur, qui a pourtant pratiqué la boxe pendant dix ans, il aura fallu 36 heures pour se remettre de cette rencontre. Il avoue ne pas parvenir à cerner parfaitement cet « animal » habité par un ego démesuré et convaincu de sa propre vérité.
Le Mercosur : un accord qui signe la fin de la souveraineté alimentaire
Au-delà de l’aspect personnel de cette rencontre, Pierre-Guillaume Mercadal tire une conclusion inquiétante : le dialogue est inutile avec Emmanuel Macron, déterminé à détruire la paysannerie française. L’accord du Mercosur, que le président prétend vouloir bloquer en réclamant davantage de clauses miroirs, est en réalité soutenu par lui. Lors de la réunion, Macron a clairement indiqué qu’il était favorable au libre-échange et que seul le manque de clauses miroirs et de contrôles l’empêchait de signer immédiatement.
Or, selon l’éleveur, ces clauses miroirs ne sont qu’une poudre aux yeux et ne serviront à rien. C’est le fameux « en même temps » macronien : dire une chose et son contraire pour ne fâcher personne tout en poursuivant son agenda.
Un appel à la mobilisation générale
Pierre-Guillaume Mercadal lance un cri d’alarme qui dépasse largement le monde agricole. Selon lui, si la France perd sa souveraineté alimentaire, quel que soit le modèle de société que les citoyens souhaitent pour leur pays, ils n’auront plus leur destin entre leurs mains. La France risquerait de devenir comme certains pays africains, où les grandes puissances ont pu faire et défaire des gouvernements en contrôlant l’approvisionnement alimentaire.
L’alimentation et la production de nourriture constituent le premier maillon de toute société. Avant la sécurité, avant la médecine, avant l’éducation, il y a la nourriture. Si ce maillon disparaît, la société ne sera plus indépendante ni autonome. En cas de révolution ou de guerre civile, ceux qui contrôlent l’alimentation contrôleront le pays, car personne ne peut supporter de voir ses enfants mourir de faim. L’histoire a montré à plusieurs reprises qu’il suffisait de fermer les vannes d’arrivée de céréales pour provoquer une révolution en quinze jours.
C’est la raison pour laquelle Pierre-Guillaume Mercadal invite tous les Français, quelle que soit leur orientation politique, à se mobiliser. Il ne s’agit plus d’un combat politique, mais de la survie d’une nation. Il dénonce également les abattages massifs de cheptels, qu’il s’agisse de la dermatose nodulaire ou d’autres maladies, rappelant qu’une épidémie similaire à La Réunion, en 1992, n’avait pas nécessité d’abattage.
Vers des actions plus radicales
Face à cette situation qu’il juge désespérée, Pierre-Guillaume Mercadal affirme que la violence est désormais inévitable. Il assume pleinement ses propos, même s’ils risquent de lui valoir une garde à vue. Selon lui, les syndicats ne servent à rien s’ils ne durcissent pas le ton comme jamais auparavant. Il appelle notamment à « taper au portefeuille » en suggérant qu’il serait intéressant que plus aucun radar ne fonctionne.
L’éleveur évoque également une idée « absolument pas légale, mais intéressante », qui permettrait à la société civile d’embêter considérablement l’État sans dépenser d’argent, en y consacrant seulement quelques minutes. Il compare la stratégie à adopter à celle des Afghans contre les Américains : une guérilla faite d’actions énervantes et impossibles à arrêter sur un territoire aussi vaste que celui de la France.
Pierre-Guillaume Mercadal travaille actuellement à fédérer le monde agricole ainsi que des personnalités connues pour leurs actions dans la société civile. Il invite tous ceux qui aiment leur patrie et comprennent l’importance vitale de la souveraineté alimentaire à se joindre à ce mouvement. Selon lui, l’État les méprise et cherche à les détruire ; il est temps de se battre avant qu’il ne soit trop tard.
Source : Tocsin































![[Vidéo] 45 moments où Dame Nature s’est déchainée, capturés par caméra](https://cdn-0.buzzpanda.fr/wp-content/uploads/2024/10/45-fois-o-650-360x180.jpg)


























