L’intelligence artificielle révolutionne notre compréhension des origines humaines en permettant la traduction de textes cunéiformes vieux de 5 000 ans. Ces tablettes d’argile, conservées dans des musées du monde entier, sont les premiers écrits de l’humanité, issus des civilisations sumérienne et akkadienne. Longtemps inaccessibles en raison de leur complexité, elles révèlent aujourd’hui des secrets sur les dieux sumériens, la création de l’homme et des récits qui précèdent la Bible, remettant en question nos certitudes sur l’évolution et les débuts de la civilisation.
L’intelligence artificielle traduit les textes cunéiformes
Dans l’ancienne Mésopotamie, berceau de la civilisation, les Sumériens ont inventé l’écriture cunéiforme vers 3 200 av. J.-C. Ce système de signes en forme de coins, gravés sur des tablettes d’argile, servait initialement à comptabiliser les échanges commerciaux, comme les dettes de bétail. Avec le temps, il a évolué pour consigner des lois, des mythes, des prières et des récits épiques. Adopté par d’autres peuples, comme les Akkadiens, les Babyloniens et les Assyriens, il s’est adapté à diverses langues, ce qui rend son décodage particulièrement ardu.
On dénombre aujourd’hui plus de 500 000 tablettes cunéiformes, mais seules quelques-unes ont été traduites, en raison du nombre limité d’experts et de la complexité du processus. Une équipe de chercheurs de l’université de Tel-Aviv, en Israël, a développé un système d’intelligence artificielle (IA) capable de traduire l’akkadien cunéiforme directement en anglais. Publié dans une revue scientifique en 2023, ce projet utilise des réseaux neuronaux similaires à ceux de Google Translate pour analyser les motifs et les contextes avec une précision impressionnante.
Cette avancée permet de traiter rapidement des milliers de tablettes numérisées et d’identifier celles qui méritent une analyse humaine approfondie. Parmi les découvertes déjà faites, on trouve la liste des rois sumériens, des mythes sur un déluge universel et sur les Anunnaki, des divinités qui auraient créé l’humanité en mélangeant leur essence à celle d’êtres primitifs. Ces récits, antérieurs à la Bible, suggèrent que les premiers souverains de la Terre n’étaient pas humains, mais des entités divines ou extraterrestres.
Adam n’était pas le premier humain
La Bible, dans le livre de la Genèse, décrit la création des êtres humains au sixième jour, hommes et femmes ensemble, avec l’ordre de dominer la Terre. Adam n’apparaît qu’après le septième jour de repos divin, ce qui implique l’existence d’une population antérieure. Cette interprétation remet en cause l’idée traditionnelle selon laquelle Adam serait le premier homme, une notion qui n’est pas explicitement affirmée dans le texte sacré.
Les Sumériens, dont la civilisation est apparue il y a 5 000 ans en Mésopotamie, proposaient une version plus ancienne. Selon leurs tablettes, les Anunnaki, des êtres immortels, auraient enseigné l’agriculture, les lois et les technologies aux humains. Leur récit de la création met en scène Adamu, le premier homme, façonné à partir d’argile par le dieu Enki pour servir d’ouvrier. Adamu est mentionné dans la liste des rois assyriens comme un souverain du XXe siècle av. J.-C., bien avant les textes bibliques.
Ces mythes sumériens ont influencé d’autres cultures, comme les Grecs et les Romains, avec des thèmes de géants et d’êtres hybrides. La science moderne confirme l’existence d’une présence humaine ancienne : il y a environ 10 000 ans, les humains dominaient déjà la planète et cultivaient des plantes. Un changement climatique survenu vers 6 200 av. J.-C. a transformé des régions fertiles en déserts, correspondant à la description biblique d’un monde sans pluie avant l’arrivée d’Adam.
Des énigmes bibliques s’éclaircissent ainsi : la peur de Caïn face à d’autres peuples, les unions entre « fils de Dieu » et filles des hommes, ou les longévités extrêmes d’avant Noé. Adamu pourrait représenter le premier roi ou un hybride, mais pas le premier être humain. Ces créateurs l’auraient précédé.
Les humains n’étaient pas les premiers à utiliser des outils
Longtemps, on a cru que les humains avaient inventé les outils, marquant ainsi le début de leur supériorité. Pourtant, des découvertes réalisées dans la péninsule de Homa, au Kenya, ont révélé l’existence d’outils en pierre vieux de 3 millions d’années, antérieurs à l’apparition de l’Homo sapiens.
Ces artefacts, appelés « outillage oldowayen », consistent en des éclats de pierre aiguisés pour découper de la viande, extraire de la moelle ou trancher des plantes. Des os d’hippopotame portant des marques de découpe nettes ont été trouvés à proximité, indiquant un usage intentionnel. L’espèce responsable n’est pas humaine : il s’agit du Paranthropus, un hominidé préhumain aux mâchoires massives et aux dents puissantes, adapté à une alimentation rude.
Bien que doté d’un cerveau plus petit que le nôtre, le Paranthropus était néanmoins ingénieux, se tenant debout et fabriquant des outils pour accéder à des aliments riches en calories. Cela a pu favoriser son évolution physique, même s’il a depuis disparu. Les humains, qui ne sont pas leurs descendants directs, ont probablement appris cette technologie et l’ont perfectionnée, surpassant ainsi les inventeurs originaux dans la compétition pour les ressources.
Cette découverte remet en question les récits traditionnels et ébranle l’idée d’une évolution linéaire menant à l’Homo sapiens comme sommet unique.
Et si les humains n’étaient pas originaires de la Terre ?
Le Dr Ellis Silver avance une théorie audacieuse : les êtres humains seraient des extraterrestres introduits sur Terre il y a des centaines de milliers d’années. Nos faiblesses (dos fragiles, peau sensible au soleil, difficultés à digérer les aliments naturels sans cuisson et accouchements périlleux) contrastent en effet avec l’adaptation parfaite d’autres animaux. Aucune espèce ne dépend autant de l’intelligence pour survivre et notre progression technologique fulgurante, de l’écriture à l’atome en l’espace de 5 000 ans, défie les modèles évolutifs standard.
Selon lui, nous résulterions d’un croisement génétique entre Néandertaliens et une espèce venue d’un système stellaire comme Alpha Centauri, sur une planète à gravité plus faible. Cela expliquerait nos handicaps terrestres et le sentiment diffus d’étrangeté rapporté par des millions de personnes. S’inspirant des mythes sumériens sur les Anunnaki qui auraient modifié l’humanité primitive, cette idée suggère que nous sommes le produit d’une intervention, plutôt que d’une évolution purement terrestre.
Ces perspectives, issues de textes anciens et de l’intelligence artificielle, nous invitent à repenser nos origines, mêlant science, mythes et possibilités extraterrestres.
Source : Origins Explained































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