Alain Soral, figure controversée de la dissidence française, s’exprime depuis Moscou où il s’est exilé pour échapper à des poursuites judiciaires en France et en Suisse. Dans cet entretien approfondi, il revient sur son parcours personnel, marqué par des condamnations qu’il qualifie d’iniques, et livre une analyse sans concession de la géopolitique actuelle, centrée sur la guerre au Moyen-Orient, le rôle d’Israël et la trahison perçue de Donald Trump.
Exil en Russie : un choix forcé pour la liberté
Condamné en France à deux ans de prison ferme pour des motifs liés à l’apologie du terrorisme et à une supposée association de malfaiteurs pro-iranienne, Alain Soral a fui la Suisse où des poursuites similaires l’attendaient. Il décrit un harcèlement judiciaire incessant, motivé selon lui par une communauté juive organisée influente, qui le poursuit pour ses positions critiques envers Israël. En Russie, il trouve un refuge où la liberté d’expression sur ces sujets est préservée, contrairement à l’Occident qu’il voit comme une dictature déguisée.
Parti avec une simple valise, abandonnant biens et souvenirs, Soral compare sa situation à celle des dissidents soviétiques fuyant vers l’Ouest dans les années 1970. À 67 ans, il exprime un mélange de soulagement et d’inquiétude, soulignant l’ironie d’un intellectuel français rejoignant le « monde libre » à l’Est pour continuer son combat contre ce qu’il appelle l’occupation sioniste de la France.
Analyse de la guerre au Moyen-Orient : Israël et Trump au cœur du chaos
Soral décrypte l’escalade récente, initiée par des frappes israéliennes sur l’Iran le 28 février 2026, malgré des négociations positives la veille. Il accuse Israël d’avoir forcé la main aux États-Unis, poussant Trump à s’engager dans un conflit contraire à ses promesses électorales de désengagement impérial. Pour lui, cette guerre sert uniquement le projet du « Grand Israël », un expansionnisme religieux visant à annexer des territoires voisins, au mépris des frontières et des droits humains.
Il pointe du doigt le rôle des chrétiens sionistes aux États-Unis, influencés par une théologie protestante qui soutient Israël pour des raisons eschatologiques, comme la reconstruction du Troisième Temple. Soral voit en Trump un traître, coincé peut-être par des compromissions liées à l’affaire Epstein, où des vidéos compromettantes circuleraient. L’Iran, soutenu par la Russie et la Chine, résiste avec une stratégie d’usure, bombardant des bases américaines dans la région et revendiquant une victoire politique en maintenant son régime intact.
- Les frappes sur une école maternelle iranienne et l’assassinat du guide suprême Rameney sont qualifiés de sataniques, renforçant l’unité chiite.
- Soral prédit un enlisement américain, comparable à l’Ukraine, accélérant le déclin de l’empire maritime face au bloc continental eurasiatique.
- Il évoque un antisémitisme mondial naissant, fruit des actions d’Israël, et propose le Birobidjan, une région autonome juive en Russie, comme alternative à la Palestine occupée.
Conséquences pour la France et l’Europe
En France, Soral anticipe une dictature pro-israélienne, avec une immigration massive de juifs fuyant Israël, aggravant les tensions. Il critique la soumission des élites françaises, citant des figures comme Darmanin ou Mélenchon, diabolisé pour ses positions pro-palestiniennes. L’Europe, privée d’énergie russe à cause du rideau de fer rétabli, court vers un déclassement économique, accentué par des sanctions inutiles contre la Russie.
Il met en garde contre une guerre civile larvée, opposant droite radicale et gauche antiraciste, orchestrée pour maintenir une domination minoritaire. Soral appelle à une réconciliation nationale, inspirée de ses idées de « gauche du travail, droite des valeurs », et voit en la Russie un modèle de stabilité sous Poutine, avec un ordre social et une sécurité quotidienne absents en Occident.
Vivre à Moscou : impressions d’un exilé
À Moscou, Soral décrit une ville dynamique, sûre et technologiquement avancée, loin des clichés occidentaux. Les transports connectés, l’absence de délinquance et une société traditionnelle contrastent avec la « fiottisation » de l’Occident. Il note une communauté francophone alignée sur ses vues, et envisage de poursuivre son combat depuis là, peut-être en créant un « axe de résistance Paris-Moscou ».
Je suis comme un juif errant en 1933, refaisant mes valises pour survivre. Mais ici, je respire la liberté.
Soral conclut sur une note optimiste, prédisant l’effondrement du système occidental et un retour possible en France libérée. Il invite à soutenir ses plateformes pour une réinformation essentielle face à la propagande dominante.
Source : Marcel D.

































![[Vidéo] 45 moments où Dame Nature s’est déchainée, capturés par caméra](https://cdn-0.buzzpanda.fr/wp-content/uploads/2024/10/45-fois-o-650-360x180.jpg)



























