Dans un épisode marquant de Cosmic Disclosure diffusé sur Gaia, un homme se présentant comme un ancien opérateur d’un programme spatial secret, Jason Rice, livre un témoignage pour le moins déroutant. Rencontres avec des entités extraterrestres, voyages par portails, missions militaires sur Mars : son récit coche toutes les cases des grandes révélations attendues par la communauté ufologique. Pour trancher entre affabulation et sincérité, la production lui a fait passer un test polygraphique. Les résultats, dévoilés à l’écran, ont surpris jusqu’à l’examinateur lui-même.
Un enfant identifié comme « empathe intuitif »
Tout commence, selon Jason Rice, durant son enfance. Véritable « artiste de l’évasion », il est régulièrement ramené à ses parents par la police ou par des inconnus. Lassés et inquiets à l’idée de voir les services sociaux leur retirer leur fils, ses parents finissent par l’inscrire à un programme comportemental proposé par une université locale. Ce programme se révélera, selon son témoignage, être l’un des bras recruteurs du programme MILAB.
C’est là qu’il est repéré comme « empathe intuitif », une faculté qu’il décrit comme la capacité de ressentir et de comprendre les émotions d’autrui sans mots, voire d’intuitionner le fonctionnement d’une situation ou d’un mécanisme. Les exercices qu’il rapporte sont étonnants : assemblages de puzzles de plus en plus complexes, réalisés en binôme ou en trinôme, sans parole, parfois les yeux bandés. L’objectif, selon lui, consistait à développer la communication non verbale et la coopération intuitive entre candidats.
« Ils recherchent cette qualité chez les enfants parce qu’elle en fait de meilleurs soldats, de meilleurs agents. Vous pouvez entrer dans une pièce, lire simultanément cinq ou six personnes et décoder l’environnement. »
Le programme « 20 and back »
Au cœur de son témoignage se trouve le fameux dispositif « 20 and back ». Le principe, tel qu’il le décrit, repose sur une technologie avancée : l’individu servirait pendant vingt ans dans un programme spatial, puis serait médicalement et « quantiquement » rajeuni à l’âge qu’il avait au moment de son enrôlement, avant d’être renvoyé dans sa ligne temporelle d’origine. Résultat : vingt années de service vécues, mais aucune trace dans la vie « officielle » de la personne.
Jason Rice affirme avoir été soumis deux fois à cette procédure. À son retour, expliquent ses souvenirs, un conditionnement aurait été mis en place pour l’orienter vers une carrière militaire. Du jour au lendemain, il développe un intérêt marqué pour l’armée, poursuit des études brillantes avec une moyenne de 3,9, et obtient une bourse d’ingénierie pour l’US Army au Florida Institute of Technology.
Une affectation qui bascule
Commissionné le jour même de sa remise de diplôme en décembre 1996, il devait rejoindre Fort Leonard Wood pour suivre le cours de base des officiers. Deux mois plus tard, ses ordres changent brutalement : direction l’Army Research Office en Caroline du Nord. C’est là, selon lui, que tout bascule.
Accueilli par son nouveau commandant de compagnie, il embarque dans un ascenseur à deux boutons. L’officier pose la main sur un scanner mural, et commence une descente qui dure près de cinq minutes. Vers la fin du trajet, Rice décrit une sensation de vertige étrange, « comme si le monde basculait de côté l’espace d’un instant ». L’ascenseur s’ouvre sur un quai éclairé en rouge, haut de 3,6 mètres environ, où l’attend une capsule de transport aux allures de pilule, équipée de portes style Lamborghini.
Traversée d’un portail et arrivée « ailleurs »
Le trajet dure une trentaine de minutes. Durant celui-ci, affirme-t-il, la capsule franchit un portail. Il en prend conscience grâce à un changement dans la fréquence de fond — la résonance de Schumann, cette fréquence électromagnétique naturelle propre à la Terre. Cette nuance, subtile mais perceptible, lui aurait confirmé qu’il ne se trouvait plus sur la planète. Il soupçonne Mars.
À sa descente, Rice découvre un second quai, long d’une trentaine de mètres, éclairé en blanc, flanqué de trois portes d’ascenseur dont une suffisamment large pour laisser passer un semi-remorque. Le capitaine appuie sur un bouton, les portes s’ouvrent… et à environ 1,2 mètre devant lui se tient un être extraterrestre : environ 1,20 mètre, grands yeux sombres, petite bouche, petit nez.
« Je me suis tourné vers le capitaine, j’ai pointé l’ascenseur en disant : « Il y a quelque chose dans l’ascenseur. » Quand j’ai regardé à nouveau, c’était parti. »
Curieusement, Rice précise qu’il n’a pas ressenti de peur, mais plutôt une forme de surprise teintée de familiarité : « Plutôt que de me demander ce que c’était, je me suis demandé ce qu’il faisait là. »
Le verdict du polygraphe
Pour évaluer la sincérité de ce récit hors normes, Jason Rice a accepté de passer un test polygraphique complet. L’examinateur détaille à l’écran les paramètres mesurés : variations respiratoires, mouvements du haut du corps, réponses électrodermales (GSR) au niveau des doigts, tension artérielle, rythme cardiaque, et lectures photopléthysmographiques traduisant la constriction des vaisseaux sanguins.
Les questions posées couvrent l’ensemble du témoignage : avez-vous été membre d’un programme spatial secret ? Avez-vous servi militairement sur Mars ? Avez-vous été capturé par un être extraterrestre ? Des questions de contrôle (avoir menti pour éviter des ennuis, avoir enfreint une loi) permettent d’établir la ligne de base physiologique du sujet lorsqu’il dit sciemment un mensonge.
Le verdict de l’examinateur est sans appel sur un point : sur les questions extraordinaires, aucune des réactions physiologiques habituellement observées chez un menteur n’apparaît. L’examinateur insiste toutefois sur la nuance essentielle :
« Tout ce qu’un polygraphe peut réellement nous dire, c’est si une personne croit que ce qu’elle raconte est vrai. Les indicateurs physiologiques montrent qu’il ne doute pas, même légèrement, de son histoire. Jason croit ce qu’il nous dit. »
En d’autres termes : le polygraphe ne prouve pas que Mars, les portails et les Gris existent. Il établit seulement que Jason Rice est convaincu de la véracité de son vécu — une distinction cruciale que le titre sensationnaliste de la vidéo tend à effacer.
Pourquoi témoigner aujourd’hui ?
Interrogé sur les risques qu’il prend en s’exposant publiquement, Rice reconnaît avoir des craintes pour ses proches. Mais il juge ces inquiétudes secondaires face à ce qu’il considère comme un devoir de mémoire. Selon lui, des milliers d’autres personnes à travers le monde auraient été embarquées dans des programmes « 20 and back » — Américains, mais aussi ressortissants d’autres pays. Certains, soldats, scientifiques ou civils, ne seraient jamais revenus.
« Ces personnes ont fait le sacrifice ultime pour l’humanité, et leurs histoires doivent être racontées. Il est temps de divulguer pleinement, de guérir et de grandir à partir de cela. »
Son témoignage, qu’on le juge authentique, sincèrement cru ou totalement fantaisiste, s’inscrit dans la vague grandissante de « révélations » portées par d’anciens militaires, pilotes ou agents évoquant les programmes classifiés autour du phénomène OVNI. Le polygraphe ne tranche pas la question de la réalité objective — seulement celle de la conviction intérieure du témoin.
Source : Awaken Zone





























































