Le 6 mai 2026, la Cour pénale neuchâteloise a condamné Idriss Aberkane à 24 mois de prison avec sursis. Cette décision marque un durcissement notable par rapport au jugement de première instance, où il n’avait écopé que d’une peine pécuniaire. En atteignant le maximum légal prévu pour ce type de procédure, cette sentence soulève de sérieuses interrogations quant à l’impartialité de la justice suisse dans cette affaire.
Pour de nombreux observateurs, cette condamnation s’inscrit dans une logique d’acharnement judiciaire visant à neutraliser une voix dissidente particulièrement audible. Idriss Aberkane, conférencier et essayiste reconnu pour ses analyses sur des sujets sensibles, dérange par sa capacité à éveiller les consciences. Face à l’impossibilité de le contrer sur le terrain des idées, la machine judiciaire semble avoir pris le relais pour tenter de détruire sa réputation et son influence.
Une condamnation jugée disproportionnée
Les faits reprochés concernent la société Bionic SA, qui a fait faillite en 2021, une période marquée par les confinements et leurs lourdes conséquences économiques. Les accusations retenues portent sur une prétendue « gestion déloyale » et des « faux dans les écritures ». Selon les critiques, ces termes techniques seraient délibérément employés pour impressionner l’opinion publique et salir l’image d’une personnalité jugée gênante.
Dans un premier temps, Idriss Aberkane avait été condamné à une simple amende. Son passage en appel a transformé cette sanction en 24 mois de prison avec sursis. Ce durcissement spectaculaire interroge : comment une infraction de nature administrative peut-elle soudainement justifier une peine aussi lourde ? Pour Mike Borowski, qui revient sur l’affaire dans cette émission, cette évolution traduit une volonté manifeste de nuire et d’en faire un exemple.
Il compare cette situation à d’autres cas emblématiques, à l’instar de celui de Dieudonné, qui porte un bracelet électronique depuis plus de deux ans pour une affaire de TVA d’un montant relativement modeste. À l’inverse, des peines bien plus clémentes ont été prononcées dans des affaires criminelles graves, ce qui illustre, selon lui, une justice à deux vitesses.
Le système face aux têtes d’affiche de la dissidence
L’analyse développée dans la vidéo met en lumière un phénomène plus large : l’utilisation du droit comme arme politique contre les figures de la résistance. Les termes juridiques complexes, tels que « gestion déloyale » ou « faux en écriture publique », s’avèrent difficiles à appréhender pour le grand public. Ils permettent ainsi d’instaurer un climat de suspicion, sans pour autant correspondre à des faits d’une gravité exceptionnelle.
Le conférencier rappelle que de nombreuses entreprises ont fait faillite durant la crise du Covid. Transformer une difficulté économique classique en une affaire pénale grave s’apparente à une manœuvre ciblée. L’objectif serait double : le sanctionner financièrement et, surtout, briser symboliquement une personnalité capable de rassembler un large public.
La Suisse n’échappe pas à cette critique. Malgré son image de démocratie participative, le pays abrite de nombreuses instances internationales et serait, selon l’émission, profondément sous l’influence de ce que l’on nomme l’État profond. Dans cette grille de lecture, Davos et les grandes organisations mondiales y jouent un rôle central.
La contre-attaque judiciaire d’Idriss Aberkane
La riposte ne s’est pas fait attendre. Idriss Aberkane s’est constitué partie civile à Paris pour escroquerie au jugement et faux en écriture publique en bande organisée. Cette plainte vise directement Pierre Aubert, le procureur général du canton de Neuchâtel.
Cette action marque le début d’une bataille judiciaire qui promet d’être longue. Elle soulève une question fondamentale : la justice peut-elle encore être considérée comme indépendante lorsqu’elle s’acharne avec une telle intensité contre des penseurs sortant du cadre officiel ?
L’émission souligne que ce cas pourrait constituer le prélude à une répression plus large contre toute forme de dissidence en Europe. La liberté de penser serait-elle en danger ? L’acharnement subi par Idriss Aberkane interroge profondément sur l’état réel de nos démocraties.
Un appel à la solidarité
Mike Borowski lance un appel vibrant à la solidarité au sein de ce qu’il nomme la dissidence. Il regrette qu’une partie de la résistance demeure trop individualiste, chacun craignant de se faire voler la vedette ou de subir des représailles. Or, selon lui, en l’absence d’une solidarité concrète, plus personne n’osera prendre le risque de défendre des idées alternatives.
Il insiste sur la nécessité de soutenir publiquement Idriss Aberkane, de relayer l’information et de prouver que ceux qui montent au front ne sont pas isolés. Cette union constituerait le meilleur moyen de dissuader d’éventuelles attaques futures. L’émission rappelle d’autres affaires où des personnalités ont été ciblées de manière préventive, sans qu’aucune preuve tangible ne vienne par la suite étayer les accusations initiales.
Le constat dressé est sévère : inversion des valeurs et perte de confiance généralisée envers les institutions judiciaires, politiques et médiatiques. La justice, autrefois symbole d’équité comme au temps de Saint Louis, serait tombée, selon lui, dans une logique où les victimes deviennent coupables et où les véritables coupables sont protégés.
Face à cette situation, l’émission appelle à une prise de conscience collective et à un soutien sans faille envers les voix dissidentes, quelles que soient les divergences secondaires qui pourraient exister entre elles.
Source : GÉOPOLITIQUE PROFONDE


























































