La 5G n’était qu’un échauffement. Alors que cette technologie continue de se déployer, les regards des géants de la tech et des gouvernements sont déjà tournés vers l’horizon 2030 et l’arrivée de la 6G. On nous vendra cette nouvelle génération comme une simple évolution offrant des vitesses de téléchargement fulgurantes et la possibilité de réaliser des chirurgies à distance. Pourtant, la réalité qui se dessine en coulisses est bien plus sombre. La 6G ne se contentera pas de connecter des appareils ; elle a pour vocation de créer une infrastructure de surveillance totale, permanente et inévitable.
Une révolution de l’infrastructure, pas seulement de la vitesse
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le débat sur l’après-5G ne porte pas uniquement sur l’amélioration de la puissance du signal. Il s’agit d’une refonte complète du fonctionnement des systèmes sans fil. Si la 5G visait à connecter davantage d’appareils plus rapidement, la 6G ambitionne d’intégrer l’intelligence au cœur même du réseau.
Les discussions actuelles se concentrent sur les fréquences térahertz. Ces ondes permettent une bande passante gigantesque, mais elles ont un défaut majeur : elles ne traversent pas bien les murs et voyagent sur de courtes distances. La conséquence est directe : pour que la 6G fonctionne, il faudra saturer notre environnement.
- Des réseaux ultra-denses de micro-stations ;
- Des surfaces reconfigurables sur les bâtiments ;
- Des matériaux intelligents capables de réfléchir les signaux à l’intérieur même de nos foyers.
L’infrastructure deviendra invisible, intégrée aux tissus, aux murs et aux objets du quotidien. Le téléphone ne sera plus le point central ; c’est le réseau lui-même qui deviendra le cerveau, et nos appareils ne seront que ses sens.
L’internet des sens et la fin de la vie privée
La latence visée par la 6G est de l’ordre de la microseconde, soit mille fois plus rapide que la 5G, se rapprochant de la vitesse de réaction de notre propre système nerveux. Mais le véritable changement de paradigme réside dans la capacité de perception du réseau. Grâce à une technologie appelée ISAC (Integrated Sensing and Communication), les ondes radio utilisées pour transmettre des données serviront également à cartographier le monde physique.
Imaginez entrer dans une pièce : le réseau sait que vous êtes là, non pas parce que vous avez un appareil connecté, mais parce qu’il analyse la perturbation des ondes radio provoquée par votre corps. Il peut détecter :
- Votre position exacte au centimètre près ;
- Vos gestes et mouvements ;
- Votre rythme cardiaque et votre température ;
- Voire vos émotions à travers l’analyse de vos signaux biométriques.
Cette technologie permet la création de « jumeaux numériques », des répliques virtuelles en temps réel des espaces physiques et des individus. Dans ce monde, se déconnecter devient techniquement impossible. Si les murs, les lampadaires et l’environnement urbain sont tous connectés, être « hors ligne » équivaut à être invisible, ce qui ne sera probablement plus une option viable pour participer à la société.
Une intelligence artificielle omniprésente
Aujourd’hui, l’intelligence artificielle (IA) se trouve « au-dessus » du réseau (dans le cloud). Avec la 6G, l’IA sera intégrée dans l’architecture même du réseau. Les décisions ne seront plus prises par des serveurs lointains, mais localement, à la vitesse de transmission du signal (Edge Computing).
Le réseau deviendra proactif et prédictif. Il n’attendra plus vos commandes ; il anticipera vos besoins. Si cela peut sembler pratique (une lumière qui s’allume, une porte qui s’ouvre), cela pose une question fondamentale sur le libre arbitre. Si le système guide vos choix avant même que vous ne les fassiez, s’agit-il encore de vos décisions ?
« Ce n’est pas seulement une histoire technologique, c’est une histoire géopolitique. Celui qui développe les normes 6G contrôlera les appareils, les brevets et l’influence qui en découle. »
Le piège économique et le contrôle comportemental
L’enjeu économique dépasse la simple vente de données publicitaires. Nous entrons dans l’ère du « nudging » (coup de pouce) automatisé. Un réseau qui prédit est un réseau qui vend. Au lieu de vous montrer une publicité pour des chaussures, le système notera un changement dans votre démarche et vous proposera une semelle orthopédique avant même que vous ne ressentiez une douleur.
C’est une forme d’hypercapitalisme où l’intervention est préventive. Les géants qui construisent cet « internet ambiant » (comme BlackRock, Vanguard ou les grandes entreprises technologiques) ne chercheront plus seulement à monétiser votre attention, mais à façonner vos comportements.
Une cage invisible en construction
Cette infrastructure est en train d’être bâtie maintenant, sans véritable débat démocratique. Des projets pilotes sont déjà en cours en Chine, au Japon, en Corée du Sud, aux États-Unis et en Europe. Une fois le matériel installé et les normes adoptées, il sera trop tard pour faire marche arrière. Les règles de ce nouveau monde ne seront pas écrites dans des lois, mais dans du code et du silicium.
La 6G risque de transformer notre réalité en une prison numérique où chaque mètre carré, chaque geste et chaque instant de vie deviennent des données extractibles et surveillées. La question n’est plus de savoir si nous sommes prêts pour cette technologie, mais qui contrôle ce qui va arriver ensuite. Si nous voulons éviter que cette « cage invisible » ne se referme définitivement, c’est maintenant qu’il faut en prendre conscience et agir.
Source : Vivre sainement































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