Lorsque nous évoquons les premières grandes percées dans les domaines de la science et de l’astronomie, notre imaginaire collectif se tourne presque instinctivement vers les figures emblématiques de l’Europe. Les images d’astronomes de la Renaissance ou des Lumières dominent souvent notre vision de l’histoire scientifique. Pourtant, un ouvrage millénaire venu d’Inde, le Surya Siddhanta, suggère que des connaissances fondamentales avaient été acquises bien avant l’ère moderne occidentale.
Ce traité astronomique de l’Inde ancienne renferme un savoir qui défie l’entendement compte tenu de son époque. S’il avait été connu et diffusé plus tôt à l’échelle mondiale, il aurait potentiellement pu accélérer le progrès de l’humanité de plusieurs milliers d’années.

Une précision mathématique stupéfiante
L’aspect le plus troublant de ce texte réside dans l’exactitude de ses données astronomiques. Le Surya Siddhanta ne se contente pas de théories vagues ; il fournit des calculs précis concernant les mouvements des corps célestes. La comparaison entre les chiffres inscrits dans ce texte ancien et les mesures de notre science moderne est saisissante.
Prenons pour exemple les périodes sidérales, c’est-à-dire le temps nécessaire à une planète pour effectuer une orbite complète par rapport aux étoiles. Les valeurs indiquées dans le manuscrit indien sont presque identiques à celles validées par la technologie contemporaine :
- Pour la Lune : le texte indique 27,322 jours, contre 27,32166 jours pour la science moderne.
- Pour Mercure : 87,97 jours selon l’ancien texte, contre 87,969 jours aujourd’hui.
- Pour Mars : une estimation de 687 jours, face à la mesure actuelle de 686,98 jours.
Ces marges d’erreur sont infimes, démontrant une compréhension des cycles cosmiques d’une finesse remarquable pour l’époque.

La gravité et la forme des planètes
Au-delà des simples observations calendaires, le Surya Siddhanta aborde des concepts physiques complexes. Le texte fait état de la forme sphérique des planètes, une notion qui a mis du temps à s’imposer universellement ailleurs. Plus intrigant encore, les calculs présentés pour déterminer ces périodes orbitales impliquent, selon l’analyse moderne, la nécessité d’utiliser une constante gravitationnelle.
Historiquement, nous attribuons la découverte de la gravité et de ses lois mathématiques au XVIIe siècle, notamment avec les travaux d’Isaac Newton. La question demeure donc entière : comment les anciens astronomes indiens ont-ils pu accéder à de telles données ou développer des méthodes de calcul aussi abouties sans les instruments modernes ?

Un traité scientifique en vers
Ce qui distingue également le Surya Siddhanta des publications scientifiques arides que nous connaissons aujourd’hui, c’est sa forme littéraire. L’intégralité de ce savoir complexe, des mathématiques aux mouvements planétaires, n’est pas rédigée sous forme d’équations brutes, mais à travers une poésie magnifique.
Ce mariage entre la rigueur scientifique absolue et l’art du langage témoigne d’une civilisation où la science, la spiritualité et l’art n’étaient pas des domaines cloisonnés, mais les facettes d’une même quête de vérité.
Source : Curious Plus
































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