Anne Givaudan, écrivaine et autrice de plus de 25 ouvrages traduits dans de nombreux pays, est une figure singulière du paysage spirituel français. Première éditrice du magazine Nexus en France, elle est connue pour ses témoignages sur les voyages astraux, les sorties hors du corps et ses investigations sur les coulisses du pouvoir mondial. Reçue par Nicolas Bouvier sur sa chaîne YouTube, elle revient sur son parcours, ses expériences et le contenu de ses ouvrages, notamment ses fameux Dossiers du gouvernement mondial, un livre qui fait écho aux travaux du lanceur d’alerte canadien Serge Monast.
Un parcours hors du commun
Dès l’enfance, Anne Givaudan dit avoir perçu des phénomènes inhabituels : des auras autour des corps, des visages changeants sur les personnes. Issue d’une famille de médecins, ses parents l’avaient emmenée consulter des spécialistes, sans résultat concluant. Comme beaucoup d’enfants dotés de perceptions atypiques, elle a appris à se taire.
C’est à l’université qu’elle fait sa première expérience de décorporation, une sortie hors du corps qui ne dure que quelques instants mais qui bouleverse sa compréhension de la réalité. Elle découvre alors que les organes sensoriels ne sont que des relais et qu’en dehors du corps physique, les perceptions sont décuplées : vision à 360 degrés, perception de sons lointains, abolition des repères d’espace et de temps.
Sa rencontre avec Daniel Meurois, qui pratiquait déjà les voyages astraux, lui permet d’approfondir ces expériences. Ensemble, ils cherchent des preuves tangibles de la réalité de ces voyages. Une anecdote revient souvent dans son récit : alors étudiants, ils décident de voir en voyage astral le film Les dents de la mer aux États-Unis avant sa sortie en France, profitant du décalage horaire. Lorsque le film sort enfin dans les salles françaises, les détails qu’ils avaient racontés à un couple d’amis s’avèrent exacts.
Le voyage astral : définition et nuances
Anne Givaudan explique que l’être humain est constitué de plusieurs corps emboîtés, à la manière de poupées gigognes. Le corps astral, qui sort du corps physique chaque nuit pour se ressourcer, peut aussi voyager consciemment. La distinction est importante : la sortie nocturne est un phénomène naturel et universel, tandis que le voyage astral proprement dit implique une exploration volontaire d’autres lieux, d’autres dimensions, voire d’autres mondes.
Elle établit une différence nette entre le rêve, souvent flou et chargé d’émotions incohérentes, et le voyage astral qui se caractérise par une clarté et une intensité supérieures à l’état de veille. Les expériences de mort imminente relèvent selon elle du même mécanisme : une sortie du corps physique qui transforme radicalement le rapport à la mort et à l’existence.
Savoirs anciens et peuples oubliés
Dans ses ouvrages, notamment Révélations galactiques pour un monde nouveau, Anne Givaudan évoque les capacités extraordinaires que possédaient certains peuples anciens. Les aborigènes d’Australie communiquaient par télépathie ou utilisaient les arbres comme moyens de communication. Les Dogons d’Afrique de l’Ouest affirment détenir des enseignements venus de Sirius. Des chamans amérindiens au Mexique pratiquaient des soins similaires à ceux de la tradition essénienne, suggérant une origine commune non humaine de ces savoirs.
Lors d’un voyage au Mexique, elle raconte avoir organisé une rencontre avec des chamans venus de régions éloignées. Certains avaient marché des jours, d’autres pris de longs trajets en bus. Quand on leur a proposé de parler publiquement de leurs pratiques, ils étaient émus : « C’est la première fois qu’on nous donne la parole. On n’a jamais voulu croire ce qu’on faisait. »
La naissance de Nexus France et les pressions subies
L’aventure éditoriale d’Anne Givaudan prend un tournant décisif lorsqu’elle et Daniel Meurois publient un livre contenant un chapitre intitulé « Conspiration », décrivant des scènes observées en voyage astral : un futur pape signant des décrets, Eisenhower dans les souterrains des États-Unis signant des contrats avec des êtres non humains. Des menaces surviennent alors, d’abord sur un plan subtil, puis de manière très concrète.
Convoquée au tribunal de commerce pour sa maison d’édition, elle reçoit un avertissement sans détour de la part d’un responsable : « Si vous n’arrêtez pas, ils feront en sorte que vous soyez obligée de l’arrêter. Ils peuvent même mettre de la drogue dans vos bureaux. » Lorsqu’elle demande qui est derrière ces pressions, la réponse est édifiante : « Nous recevons des ordres des évêchés, et les évêchés les reçoivent du Vatican. »
Plutôt que de combattre frontalement, elle choisit de contourner l’obstacle. C’est ainsi qu’elle contacte le propriétaire du magazine australien Nexus et obtient les droits de le traduire en français, donnant naissance à la version française de cette publication indépendante qui traverse depuis plus de 25 ans les grandes crises contemporaines.
Les dossiers du gouvernement mondial
C’est lors d’une conférence à Montréal qu’un homme s’approche d’Anne Givaudan et lui remet un épais dossier en lui disant simplement : « Ça va vous servir. » Cet homme travaillait avec Serge Monast, le journaliste canadien auteur de nombreuses enquêtes sur le nouvel ordre mondial, qui sera retrouvé mort le 5 décembre 1996 dans des circonstances troubles.
Lorsqu’Anne Givaudan termine la rédaction de son livre et tente de prévenir celui qui lui avait confié les documents, elle apprend par des contacts au Québec que Serge Monast vient d’être assassiné. Son éditeur écrira qu’il a été éliminé par les Illuminati.
Dans Les dossiers du gouvernement mondial, l’autrice aborde des thèmes vertigineux : le contrôle des individus par les dettes nationales, le rôle des banquiers internationaux, les sociétés secrètes, le comité des 300 créé en 1729 par la British East India Merchant Company, le trafic d’opium sous la couronne britannique, les liens entre la CIA et le trafic de drogue, ou encore le rôle de l’Opus Dei décrit comme « le véritable gouvernement souterrain de tout le catholicisme ».
Un passage particulièrement saisissant décrit une réunion secrète au Vatican où un cardinal, dont l’influence est insoupçonnée de la hiérarchie catholique elle-même, donne son approbation à un complot visant à discréditer des maîtres de sagesse incarnés dans le monde. L’Opus Dei y est qualifié d’« armée secrète qui utilise la foi religieuse comme levier de manipulation ». Selon Anne Givaudan, ce cardinal serait devenu pape par la suite, bien qu’il ne le fût pas au moment de la rédaction du livre dans les années 1990.
La question de la technologie et de la conscience
Au fil de l’entretien, Anne Givaudan développe une réflexion sur le rapport entre avancée technologique et élévation de la conscience. Elle rappelle que certaines civilisations sur d’autres planètes ont désertifié leur monde à cause d’une technologie avancée déconnectée de toute conscience. Le parallèle avec Christophe Colomb est éclairant : sa technologie était supérieure à celle des peuples qu’il a colonisés, mais cela ne signifiait en rien une supériorité intérieure ou éthique.
« Si la conscience n’avance pas au même rythme que la technologie, on se perd », résume-t-elle. Les capacités extraordinaires que l’on cherche à obtenir par des implants ou l’intelligence artificielle existent déjà en chaque être humain, à condition de se donner les moyens de les redécouvrir.
Reprendre son pouvoir intérieur
Le message central qui traverse l’ensemble des ouvrages d’Anne Givaudan tient en quelques mots : cesser de donner son pouvoir à des instances extérieures, qu’elles soient médicales, politiques, religieuses ou technologiques. Elle cite une amie, Guylaine Lanctôt, autrice de La mafia médicale : « Quand quelque chose est répété trop souvent, il faut regarder quelle est la source et pourquoi on nous répète ça tout le temps. »
Pour Anne Givaudan, la révolution nécessaire n’est pas extérieure mais intérieure. Les révolutions classiques sont manipulées et reproduisent les mêmes schémas de pouvoir. Seule une transformation intérieure, individuelle et collective, peut véritablement changer la donne. « Ces gens ne sont grands que parce que nous sommes à genoux », rappelle-t-elle, citant La Boétie.
Interrogée sur l’avenir de l’humanité, elle se montre optimiste : selon elle, environ deux milliards d’êtres humains seraient aujourd’hui « éveillés » et serviraient de locomotive pour entraîner les autres. L’aide d’êtres d’autres dimensions existe, mais elle ne se substituera jamais à l’effort humain : « Ils nous aideront toujours, mais ils ne feront pas le travail à notre place. »
Source : Nicolas BOUVIER

































![[Vidéo] 45 moments où Dame Nature s’est déchainée, capturés par caméra](https://cdn-0.buzzpanda.fr/wp-content/uploads/2024/10/45-fois-o-650-360x180.jpg)



























