En 2020, un homme publie anonymement sur 4Chan ce qu’il présente comme sa confession finale. Ancien chauffeur et garde du corps, devenu homme à tout faire au service de Jeffrey Epstein, il affirme vouloir mettre fin à ses jours et annonce l’envoi simultané de documents à trois grands médias américains : CNN, MSNBC et Fox News. Ce témoignage, traduit et présenté par la chaîne Karl Zéro Absolu, offre un regard glaçant sur les rouages internes du réseau Epstein, vus depuis les coulisses par l’un de ses exécutants les plus modestes.
Un recrutement progressif et calculé
L’homme raconte avoir commencé sa carrière comme portier dans un club privé pour gentlemen, près de Washington. Fort de son expérience de chauffeur de taxi et de videur, et surtout de sa capacité à fermer les yeux sur la drogue et la prostitution, ses employeurs l’ont jugé idéal pour travailler les weekends au service d’Epstein. Au départ, ses tâches étaient banales : courses diverses, entretien, remplacement du jardinier absent. Il se décrit comme un assistant général polyvalent, un homme à tout faire sans responsabilité particulière.
Ses premières rencontres avec Epstein lui laissent une impression favorable. L’homme le décrit comme aimable, enthousiaste, presque charismatique. Malgré les rumeurs et le procès initial dont il avait entendu parler, il compare alors Epstein à un personnage de fiction, un Bruce Wayne ou un Tony Stark. « Je pense qu’au final, c’est ainsi qu’il voulait que nous le voyions tous », reconnaît-il avec le recul, évoquant un véritable complexe de Dieu.
L’engrenage de la compromission
Le tournant survient lorsqu’il nettoie l’une des chambres d’Epstein et découvre des draps souillés d’excréments et de sperme. Il gère la situation sans un mot, sachant pertinemment que des caméras surveillaient presque chaque pièce de la propriété, à l’exception du bureau privé et de la chambre principale d’Epstein. Sa discrétion lui vaut les remerciements de son responsable et des missions de plus en plus sensibles.
On lui demande bientôt d’aller chercher une masseuse à la gare routière. Il ne lui demande pas son âge, mais sait qu’elle est très jeune. Il la conduit chez Epstein, puis la ramène quelques heures plus tard. Elle pleure. Il ne lui parle pas. Les trajets se multiplient. Son manager lui annonce qu’Epstein souhaite qu’il prenne en charge l’ensemble des allers-retours : des filles, mais aussi de la drogue et des colis dont il ignore le contenu.
La mécanique financière est redoutablement efficace. Pour un travail qui ne représente que trois à quatre heures d’activité réelle par jour, il gagne 75 000 dollars par an, une somme qu’il n’aurait jamais espéré atteindre. À chaque escalade dans l’illégalité, le salaire augmente proportionnellement. « C’est sa tactique. Il sait que les gens sont prêts à faire n’importe quoi pour le bon prix », explique-t-il, ajoutant qu’Epstein cherchait toujours le montant minimum nécessaire pour maintenir la complicité de ses employés.
Prêté à une famille influente
Après environ quatre mois, Epstein le prête à une autre famille fortunée, les Romney. Il précise n’avoir jamais rencontré Mitch Romney personnellement et pense ne pas avoir travaillé directement pour lui, mais plutôt pour un membre de la famille. Sa mission : servir de chauffeur à un jeune homme de 22 ans prénommé Cole, dont le permis a été suspendu pour conduite en état d’ivresse, et qui vit dans un immense manoir près de Boulder, dans le Colorado.
Cole est décrit comme un personnage insupportable, un enfant gâté de parents multimillionnaires, voire milliardaires. Le rituel est toujours le même : sorties en ville le weekend, alcool, prostituées, retour à la maison. Jusqu’au matin où Cole se présente en chaussettes dans l’allée avec ces mots : « Salut mon pote, on a un problème mais ce n’est pas grave. »
Dans la chambre, une jeune femme gît sur le dos, morte, la bouche remplie de vomissures. Elle a visiblement fait une overdose de médicaments sur ordonnance, s’est évanouie puis étouffée. Lorsque l’homme tente d’appeler les secours, Cole l’en empêche : cela ferait mauvaise impression pour sa famille. Contre la promesse d’une prime et du meilleur avocat que l’argent puisse acheter, il accepte de transporter le corps jusqu’à un point de rendez-vous en montagne, près de la route 111.
Là, un SUV noir et une Jeep tout-terrain l’attendent. Une femme d’une cinquantaine d’années vérifie son identité par téléphone, récupère le corps et lui ordonne d’attendre quinze minutes avant de repartir. Il ne respecte pas le délai et reçoit un SMS d’un numéro masqué lui intimant de ne plus jamais partir en avance. À son retour, Cole mange des céréales en regardant la télévision. Il lui confiera plus tard que la même chose s’est déjà produite deux fois.
Dans l’orbite de l’industrie musicale
Une fois libéré de Cole, l’homme est recommandé comme chauffeur fiable aux dirigeants de Def Jam Records et se retrouve assigné à l’équipe de Rihanna pendant la promotion de l’album Talk That Talk. Sa mission : conduire une camionnette de matériel promotionnel de ville en ville. On l’envoie régulièrement chercher de la MDMA, en lui apprenant à tester sa pureté avec des bandelettes réactives.
Il affirme avoir également été chargé d’aller chercher de jeunes filles pour les amener à la chambre d’hôtel de la chanteuse. Bien que Rihanna ne soit pas milliardaire comme Epstein, il la décrit comme encore plus isolée et protégée que lui. En 2011-2012, son influence était telle qu’il suffisait de mentionner son nom pour que des filles montent dans la voiture.
L’épisode le plus marquant de cette période est une fête organisée pour célébrer la fin de la tournée. Selon son récit, de nombreuses célébrités étaient présentes : les Jonas Brothers, Lady Gaga, Justin Bieber, Elton John, John Travolta, Seth Rogen, Emma Stone, Bradley Cooper, entre autres. Sa tâche consistait à recruter des jeunes pour servir officiellement de serveurs et voituriers, mais dont le rôle réel était tout autre. Il raconte avoir récupéré cinq jeunes filles dans un centre commercial, deux adolescents trouvés le long de la route, puis avoir complété le groupe via une agence d’escorte. Les filles de l’agence n’étant pas mineures, il est sévèrement réprimandé par son manager.
L’île d’Epstein : un paradis trompeur
Après un mois d’isolement près de Tulsa, durant lequel il développe une forte dépendance à la cocaïne, il est rappelé pour travailler sur l’île d’Epstein en tant que membre du personnel permanent. Sa mission officielle : entretenir les terrains et les bâtiments. Il décrit l’île comme un véritable paradis, avec une température toujours agréable, des pluies d’une beauté saisissante et une architecture exquise.
Mais la réalité est plus sombre. Les bains publics sont « vraiment effrayants ». Les fausses portes sont conçues pour semer la confusion lors des surveillances aériennes. Le personnel régulier est composé d’individus qu’il qualifie de bizarres, plaisantant sur le fait de « récupérer les restes » d’Epstein. Lorsque des personnalités importantes visitaient l’île, dirigeants mondiaux, PDG et autres, la plupart des employés étaient tenus à l’écart. Seuls les plus fidèles pouvaient se trouver dans le bâtiment avec Epstein et ses invités.
Il rapporte une conversation privée avec Epstein dans son bureau. Le milliardaire, visiblement stressé, lui demande comment quelque chose qui fait du bien pourrait être mauvais. Il possédait un grand tableau d’Oscar Wilde, qu’il considérait comme son héros personnel, et discourait sur l’hédonisme.
Un soir, entrant par erreur dans un hangar d’entretien, il surprend un homme corpulent au dos tatoué d’un portrait de Nixon, portant un masque de tête de taureau, en train d’agresser sexuellement l’un des employés réguliers qui pleurait. Une recherche sur internet lui révèle qu’il s’agit de Roger Stone. Cet incident lui vaut deux semaines de corvées punitives et une atmosphère hostile de la part des autres employés.
Il décrit également les rituels étranges organisés autour des bains publics. Epstein enfilait la même tête de taureau et prononçait des discours sur ce qu’il appelait la liberté, affirmant que son île était le seul endroit libre au monde. S’ensuivaient des processions avec des torches tiki, puis une descente vers les bains publics où une trappe dans le sol, absente de toutes les photos d’enquête, menait à ce qu’ils appelaient « la chambre », en réalité un donjon.
La retraite suisse et le meurtre
Après environ un an sur l’île, de 2013 à 2014, Epstein choisit l’auteur du témoignage et deux autres employés de confiance pour l’accompagner dans une retraite hivernale dans les Alpes suisses. Leur tâche officielle consistait à superviser le personnel local. Leur mission réelle : maintenir tout le monde dans l’ignorance ou le silence. Epstein, selon le témoin, considérait les Suisses comme ayant une conception plus progressiste de l’âge du consentement et voyait ses séjours alpins comme des moments de détente.
C’est là que survient l’épisode le plus traumatisant de son récit. Alors qu’il consomme de la cocaïne dans un garage avec deux collègues, Daniel Robinson et Marcus Harper, un garçon d’environ 14 ans, nu et hystérique, entre dans la pièce en demandant de l’aide en français. Ses deux compagnons prennent la fuite. Lui tente de le calmer avant qu’une des nounous ne vienne récupérer l’enfant. Il ne le reverra jamais.
Au cours de ses deux dernières semaines en Suisse, il est témoin du meurtre d’un journaliste indépendant, possiblement un blogueur ou un vidéaste amateur, qui avait été engagé comme plongeur mais avait été surpris avec un téléphone portable, peut-être en train d’enregistrer. Les trois hommes, sur ordre, le confrontent. L’homme refuse de déverrouiller son téléphone. Daniel Robinson le frappe et lui casse le nez. Le téléphone déverrouillé révèle des photos et vidéos de l’intérieur de la propriété. Les connexions sans fil étant brouillées, rien n’a été transmis à l’extérieur. Mais Daniel, après un appel téléphonique, l’emmène dans les bois et l’étrangle avec sa ceinture. Le corps est ensuite passé dans une déchiqueteuse à bois, brûlé, réduit en cendres, les restes d’os calcinés jetés avec les ordures ménagères.
Les dernières confidences
Après cet épisode, l’homme travaille directement pour Epstein. Le milliardaire lui confie parfois, lorsqu’il est sous l’emprise de substances, que rien ne le rend véritablement heureux, qu’il ne s’est pas senti heureux depuis des années. Le témoin admet avoir brièvement ressenti de l’empathie, tout en soupçonnant que cette vulnérabilité faisait partie du jeu de manipulation d’Epstein. « Je ne pense pas qu’il ait jamais éprouvé un seul sentiment sincère dans sa vie, à part la gratification sexuelle », conclut-il.
Après la mort d’Epstein, il est libéré de ses fonctions avec un accord de confidentialité et la certitude d’être surveillé pour le reste de sa vie. Son témoignage se termine comme il a commencé : par l’annonce de sa mort imminente, choisie à sa manière, et le souhait que les montagnes des Alpes soient la dernière image qui accompagne ses pensées.
Ce récit, dont l’authenticité ne peut être vérifiée de manière indépendante, fait écho aux milliers de documents publiés par le FBI dans les dossiers Epstein. Il illustre surtout la mécanique implacable du silence : un mélange de rémunération progressive, de compromission graduelle et d’intimidation qui a permis à ce réseau de fonctionner pendant des décennies à l’abri de tout regard.
Source : Karl Zéro Absolu































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