Il y a de ces rencontres qui transforment une vie. En mars 2024, alors que le monde pleurait la disparition d’Akira Toriyama, le créateur de Dragon Ball, une discussion marquante a eu lieu entre le créateur de la chaîne ASTRALFLIX et Lulumineuse, figure incontournable de la spiritualité contemporaine. Deux ans plus tard, les fruits de cet échange sont bien réels : un manga a vu le jour, bravant les doutes et les obstacles matériels. Mais comment parvient-on à réaliser ses rêves dans un monde qui semble souvent nous tirer vers le bas ? La réponse tient en un mot, souvent mal compris : la foi.
La foi : bien plus qu’un dogme religieux
Lorsque l’on prononce le mot « foi », l’inconscient collectif imagine souvent un vieux barbu assis sur un nuage ou une doctrine strictement religieuse. Pourtant, comme le rappelle Lulumineuse, la foi n’appartient à aucune religion. Les grands sages de l’histoire ne sont d’ailleurs pas venus pour fonder des institutions, mais pour transmettre une sagesse universelle.
La véritable foi est un sentiment intime et profond. C’est la certitude intérieure qu’une intelligence supérieure anime toute chose. Cette force universelle, qui fait pousser les fleurs sans qu’elles ne se demandent à quoi serviront leurs pétales, est la même qui nous insuffle nos élans créatifs. Lorsque l’on ressent l’envie pure de dessiner, d’écrire ou de créer, c’est l’esprit (in spiritum, l’inspiration) qui s’exprime. C’est un élan d’amour, dénué de tout calcul matériel ou de toute attente de rentabilité.
Les deux forces qui occultent notre lumière
Si nous sommes toujours connectés à cette source lumineuse (comme nous sommes toujours sous le soleil, même un jour de pluie), nous avons la fâcheuse tendance à fermer la fenêtre ou à créer nos propres nuages. La science initiatique identifie deux grandes forces qui nous coupent de notre intuition :
- La force du calcul (ou force ahrimanienne) : C’est cette voix mentale qui veut tout contrôler pour se rassurer. Vous avez une intuition profonde (comme l’envie de déménager ou de créer une œuvre), et immédiatement, votre cerveau se met à calculer les risques, l’argent, le temps. Cette frénésie de contrôle ramène la conscience à la matière et étouffe l’inspiration.
- La force d’impression (ou force luciférienne) : C’est le tourment émotionnel. Vous passez une excellente journée, puis vous recevez un message contrariant. Au lieu de prendre de la hauteur, vous vous identifiez à cette émotion, vous ruminez, et votre journée est gâchée. Cette force vous maintient dans un tumulte astral qui bloque la lumière.
Ces forces ne sont ni bonnes ni mauvaises en soi, mais le déséquilibre survient lorsqu’elles se servent de vous, au lieu que vous vous en serviez.
Nettoyer son jardin intérieur
Avancer vers ses rêves demande du courage, car cela implique de faire le tri. Lulumineuse utilise la métaphore du jardin : si vous avez laissé pousser les mauvaises herbes pendant des années (relations toxiques, travail aliénant, mauvaises habitudes), vous ne pouvez pas espérer planter de nouvelles graines sans devoir, au préalable, retrousser vos manches et désherber.
Ce processus est douloureux. Lorsque vous changez de cap, votre entourage peut réagir avec virulence ou tenter de vous culpabiliser. C’est une réaction normale du système qui cherche à vous retenir. Beaucoup de personnes se plaignent de ne pas voir leur vie changer après des années de « développement personnel ». Mais comme le souligne Lulumineuse, le développement personnel moderne pousse souvent au nombrilisme (« s’aimer soi »). La véritable clé n’est pas d’avoir confiance en soi, mais d’avoir confiance en cette force supérieure qui organise les choses, à condition de la laisser agir et d’arrêter de lui imposer nos volontés égotiques.
Le pouvoir de l’abandon et du don absolu
L’un des enseignements les plus puissants de Lulumineuse est la loi du don. Nous avons souvent peur de perdre et peur de donner. Pourtant, le soleil ne demande jamais qu’on lui rende ses rayons. Il donne sans cesse, et c’est ce qui crée la vie.
Donner ne signifie pas seulement offrir son surplus pour s’acheter une bonne conscience. C’est une abnégation totale. Lulumineuse raconte comment, alors qu’elle venait de réussir à mettre 15 000 euros de côté pour la première fois de sa vie, elle a reçu l’appel à l’aide d’un cousin syrien dont le pays était ravagé par la guerre. Sans la moindre hésitation, elle lui a transféré l’intégralité de la somme. Face à l’incompréhension, voire l’arrogance de son banquier, elle a simplement appliqué ce qu’elle sait être vrai : faire circuler l’énergie.
« Si cette intelligence supérieure m’a dit de faire transiter cet argent, elle ne va pas me laisser tomber », explique-t-elle. Et en effet, elle affirme n’avoir jamais manqué de rien. Être pourvu, c’est comprendre que l’on n’est qu’un canal. Il faut donner le meilleur aux autres (son temps, son art, son amour) et donner ses angoisses, ses peurs et ses « petites cases noires » mentales à la source, pour s’en libérer.
Sorties hors du corps : s’élever au-dessus de la matière
Cette libération des poids terrestres se vérifie littéralement lors des expériences de sorties hors du corps (SHC). Le créateur d’ASTRALFLIX témoigne d’une expérience frappante : alors qu’il se sentait lourd et englué dans le bas astral (un espace souvent grisâtre et poussiéreux, imprégné des émotions humaines), il a appliqué le conseil de se désidentifier de son corps physique.
En affirmant intérieurement « Je ne suis pas ce corps, je suis plus que ça », la lourdeur a fondu comme de l’huile. Il s’est alors élevé vers des strates supérieures où les couleurs étaient éclatantes et où les objets (pierres, nuages, arbres) dégageaient leur propre lumière. Une lumière qui, fondamentalement, n’est autre que de l’amour pur et de la conscience.
Intelligence artificielle et crises mondiales : un regard spirituel
Comment garder la foi dans un monde secoué par les guerres et bouleversé par la technologie, comme l’intelligence artificielle ?
Pour Lulumineuse, le terme « intelligence » artificielle est d’ailleurs usurpé. Il vaudrait mieux parler d’un « cerveau artificiel » ou d’un algorithme. L’IA ne peut pas recevoir d’inspiration, car l’inspiration vient de l’esprit. L’IA est un outil, un marteau qui peut construire ou détruire selon la conscience qui le manie. Elle va déconstruire de vieilles croyances et nous obliger à nous regarder en face : qu’allons-nous choisir d’en faire ?
Il en va de même pour les crises mondiales. Les guerres et les effondrements sont des épreuves initiatiques à l’échelle collective. L’Empire romain ne s’est pas effondré dans la joie, et notre époque traverse ses propres douleurs d’enfantement. La véritable guerre, cependant, est celle qui se joue à l’intérieur de chaque être humain. C’est dans l’épreuve la plus sombre que la conscience est sommée de se révéler ou de s’enliser.
« Ami, l’enfant des étoiles » : semer la lumière
Preuve que l’inspiration circule et connecte les êtres, l’échange s’est conclu sur l’évocation d’une œuvre majeure : Ami, l’enfant des étoiles. Ce livre, qui a profondément touché Lulumineuse il y a des années, a également bouleversé le créateur d’ASTRALFLIX.
Aujourd’hui, un jeune illustrateur nommé Esteban a consacré deux années de sa vie à adapter cette trilogie en bande dessinée. Un travail titanesque, accessible aux enfants dès 8 ou 10 ans, qui permet de transmettre ce message d’amour universel et de sagesse cosmique à une nouvelle génération.
En fin de compte, que ce soit à travers l’art, le don de soi ou la traversée de nos propres déserts, le message est clair : n’écoutez pas toujours la petite voix de vos peurs. Mettez-vous au service de ce qui vous anime, produisez, créez, donnez. La providence s’occupera du reste.
Source : ASTRALFLIX ©️ Official





























































