Il y a près d’un demi-siècle, en 1977, 69 intellectuels de gauche apposaient leur signature au bas d’une tribune publiée dans le journal Le Monde. Leur objectif affiché : décriminaliser la pédophilie. Aujourd’hui encore, les actes et les prises de position de cette intelligentsia soulèvent de profondes interrogations sur la protection de l’enfance et l’héritage politique de ce courant de pensée.
Une complaisance historique assumée
Parmi les signataires de cette tristement célèbre tribune figuraient des figures tutélaires, considérées par beaucoup comme des maîtres à penser : Jack Lang, Michel Foucault, Gilles Deleuze, Louis Aragon, Buxmann, ainsi que le célèbre couple formé par Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. À cette époque, une partie de l’intelligentsia issue de Mai 68 acclamait ces tentatives de décriminalisation, les percevant comme le paroxysme du progrès. Ce texte présentait alors comme une forme d’émancipation ce que le code pénal qualifiait, à juste titre, de crime.
Cette entreprise de banalisation a été accompagnée avec complaisance pendant de nombreuses années par la presse dite progressiste, Libération en tête. Des hommes comme Gabriel Matzneff ou Daniel Cohn-Bendit, leaders invétérés et figures incontournables du monde culturel et politique écologiste, ont été ardemment défendus. Ils ont été élus, acclamés et récompensés, alors même qu’ils rapportaient dans des ouvrages publiés des actes commis sur des enfants. Des scènes qu’aucune décence ne devrait autoriser à décrire comme de simples jeux.
Le vernis du progressisme face à la réalité
Cette histoire n’est ni une calomnie ni une invention contemporaine. Elle est écrite, signée et publiée, et elle appartient de fait à la mémoire d’une partie de la gauche française. Depuis soixante ans, certaines théories, représentations et figures de ce mouvement baignent dans cette complaisance envers la pédophilie, tentant de la dissimuler sous le sacro-saint tampon de la modernité et du progressisme.
Heureusement, la pédophilie reste et restera la plus grande des infamies aux yeux du peuple français. Comme l’écrivait si justement Victor Hugo :
L’enfant s’appelle avenir et nous le protégeons.
Il est de notre devoir de protéger les enfants avec toutes nos forces contre tous les dangers, y compris ceux que peuvent représenter certaines dérives idéologiques.
Des répercussions jusqu’au sein de l’hémicycle
Cette généalogie politique n’est pas un simple accident du passé que l’on pourrait réduire à l’air du temps d’une décennie révolue. Elle trouve un prolongement direct et glaçant aujourd’hui même. Récemment, au sein de l’hémicycle, 41 députés de gauche ont voté contre l’article 11 d’un texte de loi. Cet article visait spécifiquement à porter à la perpétuité la peine encourue par les auteurs de violences en série sur des mineurs de moins de 15 ans.
Certains justifieront ce vote par une prétendue prudence juridique ou par le refus d’un populisme pénal. Pourtant, les faits appellent à une vigilance absolue. Les mémoires sont encore marquées par des affaires sordides impliquant des candidats de La France Insoumise, tels que Tom Dubois ou encore Pierre-Alain Cotineau, candidat en Loir-et-Cher, mis en examen pour des viols avec actes de torture sur une fillette handicapée de 4 ans qu’il avait sous sa garde en tant qu’assistant familial.
Si des textes de loi contenant des mesures utiles et attendues pour la protection des enfants doivent être votés, ce vote favorable ne saurait valoir absolution. Une véritable loi qui protège les enfants doit avoir le courage de nommer ce qui a failli, hier comme aujourd’hui, avant de proposer ce qui doit changer pour l’avenir.



























































