Lors d’une interview percutante, Marcos de Quinto Romero, ancien vice-président de Coca-Cola, démonte avec une logique implacable le concept d’autoperception imposé dans le débat public. En poussant ce raisonnement jusqu’au bout face à son interlocuteur, il met en lumière les incohérences d’un système où le ressenti subjectif prend le pas sur la réalité biologique.
Le deux poids, deux mesures de l’autoperception
Pour illustrer son propos, Marcos de Quinto Romero commence par une série d’exemples concrets. Si un homme adulte affirme soudainement avoir cinq ans parce qu’il s’autoperçoit ainsi, son interlocuteur éclate de rire. Selon la logique actuelle, ce rire suffirait pourtant à l’accuser de détester les enfants ou d’être un infanticide. De la même manière, si ce même homme blanc déclare : « Je suis noir » au nom de son ressenti personnel, la réaction immédiate reste le rire — un comportement qui pourrait alors être taxé de racisme pour refus de respecter cette identité autoproclamée.
En revanche, lorsque ce même homme affirme : « Je suis une femme », plus personne ne rit. Pourtant, il s’agit exactement de la même absurdité. Une minorité a réussi à imposer l’interdiction de rire de cette dernière affirmation, alors que tout le monde continue de trouver ridicules les deux premières.
Pourquoi changer de sexe sur sa carte d’identité et pas d’âge ?
L’ancien dirigeant pousse ensuite la réflexion sur le terrain de l’âge, une question bien plus universelle et transversale que celle du sexe. Il rappelle deux réalités indiscutables :
- Il y a beaucoup plus de personnes insatisfaites de leur âge que de personnes insatisfaites de leur sexe.
- On pratique infiniment plus d’opérations esthétiques pour masquer son âge que d’interventions chirurgicales pour changer de sexe.
Dès lors, si la simple autoperception suffit à modifier la mention du sexe sur une carte d’identité, rien ne devrait empêcher un citoyen d’y modifier également sa date de naissance. Or, les conséquences juridiques et sociales d’une telle mesure révèlent immédiatement l’impasse du concept :
- La retraite immédiate : n’importe qui pourrait déclarer demain se percevoir comme ayant 65 ans afin de toucher directement une pension de retraite.
- L’impunité pénale : un individu pourrait commettre un meurtre — par exemple tuer le caméraman présent sur le plateau — puis affirmer qu’il s’autoperçoit comme un enfant de huit ans pour échapper à la prison.
- Les privilèges du handicap : dès lors que la perception personnelle prime sur la réalité biologique, chacun pourrait exiger d’être légalement reconnu comme manchot dans le seul but de se garer sur les places réservées aux personnes handicapées et d’éviter que l’on raye sa voiture.
Pour Marcos de Quinto Romero, rien ne justifie que ces exemples soient considérés comme des stupidités alors que l’autoperception de genre ne le serait pas. Il conclut avec une formule incisive : il n’y a rien de mieux que de combattre la stupidité par encore plus de stupidité, car c’est le seul moyen d’ouvrir les yeux des gens.




























































