Dans un entretien exclusif, l’humoriste et polémiste Dieudonné M’bala M’bala livre un réquisitoire sans concession contre le système politique et judiciaire français. Ses propos, souvent provocateurs mais toujours percutants, révèlent une réalité que beaucoup pressentent sans oser l’exprimer ouvertement.
Une justice sous influence politique
Dieudonné dénonce une « mainmise » et une « ingérence du politique » dans les décisions judiciaires. Selon lui, cette ingérence serait orchestrée par ce qu’il qualifie de « mafia au pouvoir », un groupe qui se croirait « tout permis ».
« C’est cette mafia qui décide de qui a le droit de parler et qui doit se taire », affirme-t-il. Cette critique s’étend aux médias, accusés d’être entièrement contrôlés par ce même pouvoir. « Même les médias d’État sont entièrement sous contrôle », souligne-t-il, évoquant notamment France Télévisions.
La censure comme arme politique
L’humoriste met en lumière une série d’interdictions touchant des personnalités comme Xavier Moreau, analyste politique et ancien candidat aux élections. « Interdit, on ne sait pas pourquoi, pas condamné, mais interdit. L’homme est sanctionné, privé de tout », explique Dieudonné.
Il établit un parallèle historique en comparant cette situation avec l’époque des rois, où la noblesse acceptait d’entendre la vérité sous forme de blagues ou de pamphlets chantés. « Aujourd’hui, il n’y a plus de noblesse, on tombe sur l’interdiction », regrette-t-il.
Dieudonné évoque également son propre cas, ayant purgé deux ans de prison avec bracelet électronique. « J’ai fait tout mes deux ans intégralement », précise-t-il, soulignant les conditions exceptionnelles de sa condamnation pour complicité d’escroquerie, alors qu’il n’était même pas signataire du contrat litigieux.
Une finance toute-puissante
Le cœur de sa critique porte sur le pouvoir absolu de la haute finance, qu’il accuse de contrôler les politiques. « Les députés, les politiques sont des marionnettes de la haute finance », affirme-t-il sans détour.
Il cite l’exemple d’Ariane de Rothschild, qu’il désigne comme « dangereuse pour le vivre ensemble », et critique la proposition de loi de Bruno Retailleau visant à saisir les comptes bancaires sans jugement. « Allez saisir les comptes d’Ariane de Rothschild, ça serait déjà beaucoup plus intéressant », lance-t-il avec ironie.
Dieudonné décrit un système où « la nouvelle aristocratie » contrôle l’accès à la propriété et aux médias. « Vous payez leur mensualité. Votre travail est là pour payer leur capital », explique-t-il, dénonçant un système où les citoyens travaillent pour enrichir une élite financière.
L’art comme ultime refuge
Face à ce système, Dieudonné a trouvé une parade inattendue : l’art. Il explique comment ses œuvres, souvent cosignées par des représentants de l’État comme l’ancien préfet de police devenu ministre de l’Intérieur, deviennent un placement sûr et transparent.
« Un tableau qui peut valoir des millions d’euros n’intègre pas votre ISF. Il n’y a pas d’obligation déclarative », révèle-t-il, soulignant les avantages fiscaux de l’art. Il évoque une loi Fabius permettant d’échapper aux taxes sur l’héritage, une mesure qu’il qualifie de « loi pour plaire à la mafia financière ».
Ses œuvres, qu’il appelle « l’art administratif », sont des pages d’histoire cosignées par l’État. « Chacune de mes œuvres est une page d’histoire », explique-t-il, précisant que leur valeur est donnée par le peuple et non par l’élite artistique.
Avec des toiles passant de 5 000 à 20 000 euros en quelques mois, Dieudonné a trouvé un moyen de contourner le système financier qu’il dénonce. « Il n’y a qu’un support : c’est l’art », affirme-t-il, soulignant que même la cryptomonnaie et l’or sont désormais taxés.
Un appel à la transparence
Dieudonné conclut son entretien par un appel à plus de transparence dans les procès. « S’il y avait des caméras dans mes procès, je vous assure que les choses changeraient », déclare-t-il, soulignant que la justice est rendue « au nom du peuple de France, mais que le peuple de France ne peut pas voir ».
Il encourage les citoyens à s’informer et à résister à ce qu’il qualifie de « mafia Rothschild ». « Il y a une vraie rupture à faire avec ces médias qui sont entièrement sous le contrôle de la mafia Rothschild », insiste-t-il, saluant les médias indépendants comme GP TV.
Cet entretien, aussi provocateur que révélateur, offre un regard sans fard sur les mécanismes du pouvoir en France. Que l’on partage ou non ses opinions, ses propos invitent à une réflexion critique sur notre système politique, judiciaire et médiatique.
Source : SMART-TV





























































