C’est une intervention qui sort de l’ordinaire. Récemment invité à s’exprimer sur la situation géopolitique et intérieure de la France, l’homme politique François Asselineau a livré une analyse tranchante avant de fendre l’armure de manière inattendue. Entre critiques acerbes de la gestion étatique et confidences intimes sur la perte de ses parents, il dresse le portrait d’une société qui semble avoir perdu le sens des priorités.
Une diplomatie sous influence et un aveuglement stratégique
L’analyse débute par un constat sévère sur la politique étrangère occidentale, particulièrement en ce qui concerne les tensions au Moyen-Orient. Selon François Asselineau, les pays européens, tenus par les États-Unis, font preuve d’un double standard flagrant en refusant de condamner les violations du droit international lorsqu’elles sont le fait de leurs alliés, tout en s’indignant des ripostes adverses. Pour lui, la solution est claire : il faut sortir de l’OTAN, une organisation qui, selon ses termes, entraîne la France vers la guerre.
Cette perte de souveraineté se double d’une aberration énergétique. L’Union européenne est décrite comme un syndicat de pays développés dépourvus d’énergie. Les seules nations européennes disposant de ressources en hydrocarbures, comme la Norvège et le Royaume-Uni, ont d’ailleurs soigneusement évité d’intégrer l’Union européenne ou ont fait le choix de la quitter pour préserver leurs intérêts. En se coupant du gaz russe tout en s’aliénant d’autres pays producteurs, l’Europe se retrouve pieds et poings liés face aux États-Unis, menaçant directement la compétitivité de son industrie et le niveau de vie de ses citoyens.
Le sabotage des atouts français : nucléaire et défense
Le constat est tout aussi amer concernant la gestion intérieure. La stratégie énergétique française, pensée dans les années 1950 et 1960 pour garantir une indépendance grâce au nucléaire, a été méthodiquement détruite par les gouvernements successifs. La fermeture précipitée de la centrale de Fessenheim en est l’exemple le plus frappant, d’autant plus paradoxal que les mêmes dirigeants appellent aujourd’hui à la construction de nouveaux réacteurs.
Le domaine militaire n’est pas épargné. Dès le début de son premier mandat, Emmanuel Macron s’est illustré par des coupes budgétaires drastiques, provoquant la démission du chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers. Plus inquiétant encore, il est rappelé qu’au sein de la commission Attali, l’actuel président avait même envisagé, par souci d’économie, de mettre un terme à la force de frappe nucléaire française. Un cruel manque de vision stratégique pour une nation de cette envergure.
Le mythe de la « France trop petite »
Face à ceux qui affirment que la France ne peut survivre hors de l’Union européenne, l’argumentaire se veut implacable. Comment font les autres ? Les trois pays d’Europe occidentale ayant refusé d’entrer dans l’UE — la Suisse, la Norvège et l’Islande — caracolent en tête de l’Indice de Développement Humain (IDH) calculé par l’ONU.
Ces nations, bien que démographiquement beaucoup plus petites que la France (l’Islande compte environ 330 000 habitants, la Norvège 4 500 000 et la Suisse 9 000 000), prouvent que la taille d’un pays n’a aucune corrélation avec sa richesse ou le bonheur de ses habitants. L’objectif politique de la France au 21e siècle ne devrait pas être la domination mondiale, mais la préservation de son identité, de son mode de vie et de ce qui fait sa douceur.
La déconnexion des élites et le mépris du monde du travail
Cette vision de la société se heurte de plein fouet à la mentalité anglo-saxonne du tout-économique, récemment illustrée par les débats autour de la suppression des jours fériés, notamment le 1er mai. Les personnalités politiques plaidant pour la fin de ces acquis sociaux sont pointées du doigt pour leur déconnexion. Bien souvent rémunérés par les fonds publics, ces dirigeants exigent toujours plus d’efforts d’une population déjà lourdement taxée.
Comme le souligne l’analyse de la chaîne, le problème en France n’est pas le manque de travail, mais bien la confiscation de ses fruits. Une grande partie de l’année est travaillée uniquement pour s’acquitter des impôts, transformant les appels à travailler les jours fériés en une simple volonté de contrôle social et d’asservissement.
Une conclusion bouleversante sur le véritable sens de la vie
C’est en évoquant la finalité de l’existence que François Asselineau a laissé transparaître une émotion rare, retenant difficilement ses larmes en évoquant la perte de ses parents. Il rappelle une vérité fondamentale, corroborée par les études menées auprès de personnes en fin de vie : au crépuscule de l’existence, les meilleurs souvenirs ne sont jamais liés à l’accumulation de richesses matérielles, aux belles voitures ou aux comptes en banque remplis.
Ce qui reste, c’est le temps passé avec ses proches.
Cette confidence intime résonne comme un réquisitoire contre la fuite en avant du capitalisme moderne, qui fracture la société et génère de l’angoisse en faisant croire que le bonheur réside dans la possession frénétique. Un appel poignant à remettre l’humain, l’amour et la vie au centre du débat politique et sociétal.
Source : Teddy en roue libre


























































