Lors de son traditionnel rendez-vous hebdomadaire du mercredi, diffusé le 10 juin 2026, François Asselineau, président de l’Union Populaire Républicaine (UPR), s’est prêté au jeu des questions-réponses avec les internautes. Dans ce 115e numéro, l’ancien candidat à la présidence de la République livre des analyses sans concession sur l’actualité politique nationale et internationale, tout en dénonçant ce qu’il qualifie de dérive autoritaire du pouvoir en France.
Censure et entraves à la liberté d’expression : l’affaire de Rethel
François Asselineau débute son intervention en relatant un incident récent survenu dans les Ardennes. Invité par le syndicat des Jeunes Agriculteurs des Ardennes à s’exprimer sur le fonctionnement de la Politique Agricole Commune (PAC) et l’avenir de l’agriculture française, le président de l’UPR devait tenir une conférence publique dans l’amphithéâtre du lycée agricole de Rethel. Cependant, le ministère de l’Agriculture a fait pression pour interdire l’événement au sein de l’établissement public, sous prétexte d’un devoir de neutralité politique.
Le président de l’UPR dénonce cette décision, soulignant que les Jeunes Agriculteurs avaient pourtant prévu un cycle de conférences équilibré, avec l’intervention ultérieure d’un intervenant pro-européen. Il fustige la diffusion permanente de la propagande pro-européenne dans les lycées agricoles, alors que la moindre voix dissidente y est systématiquement étouffée. Grâce à la réactivité des organisateurs, une solution de repli a été trouvée dans la salle des fêtes de la petite municipalité de Doux, située à quelques kilomètres de Rethel.
Cet épisode est, selon lui, le symptôme d’un recul dramatique des libertés publiques en France, amorcé lors de la répression du mouvement des Gilets jaunes et accentué par la gestion jugée policière de la crise sanitaire du Covid. François Asselineau s’indigne de son bannissement total des grands médias nationaux, alors que la chaîne YouTube de l’UPR (UPR TV) caracole en tête des partis politiques français avec plus de 510 000 abonnés et 123 millions de vues, loin devant le Rassemblement national (100 000 abonnés) ou La France Insoumise (35 000 abonnés).
Le discours de Jean-Luc Mélenchon à Saint-Denis : une dérive géopolitique et constitutionnelle
Interrogé sur le récent discours du leader de LFI à Saint-Denis, François Asselineau exprime son profond désaccord avec la vision de la « Nouvelle-France » promue par Jean-Luc Mélenchon. Selon lui, le choix de prononcer ce discours devant la basilique Saint-Denis, nécropole des rois de France, relève d’une volonté symbolique de rupture avec l’histoire nationale.
Le président de l’UPR critique vertement les propositions de Jean-Luc Mélenchon concernant l’autonomie accrue de la Corse et l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie. Il rappelle que l’article 5 de la Constitution française impose au président de la République d’être le garant de l’intégrité du territoire national. En prônant le démantèlement territorial, le leader de LFI se situerait donc en dehors du cadre constitutionnel.
Sur le dossier calédonien, François Asselineau dénonce un déni de démocratie, rappelant que la population locale s’est prononcée par trois fois contre l’indépendance lors de référendums successifs, et ce malgré un corps électoral gelé qui défavorisait les non-indigènes. Sur le plan géopolitique, il qualifie cette proposition de véritable trahison, expliquant que l’abandon de la Nouvelle-Calédonie ferait immédiatement le jeu des puissances rivales comme les États-Unis ou la Chine, attirées par les immenses réserves de nickel (le territoire est le troisième producteur mondial) et par sa zone économique exclusive stratégique dans le Pacifique.
Enfin, il pointe la contradiction majeure de Jean-Luc Mélenchon qui défend l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie tout en s’opposant farouchement à celle de la France vis-à-vis de l’Union européenne, qualifiant de chimère l’idée de vouloir modifier les traités européens qui exigent l’unanimité des 27 États membres.
Marine Le Pen face à Jordan Bardella : le choix de l’expérience
Invité à donner sa préférence entre Marine Le Pen et Jordan Bardella pour représenter le Rassemblement national en 2027, François Asselineau exprime sans détour sa préférence pour la première. Bien que de profonds désaccords politiques l’éloignent d’elle, il estime que Marine Le Pen possède une véritable expérience humaine et politique, forgée par les épreuves personnelles et les trahisons inhérentes à sa carrière.
À l’inverse, il qualifie Jordan Bardella de « petit gommeux » dénué de toute expérience professionnelle et de réelle répartie lors des débats non préparés. Il l’accuse d’être un pur produit de communication politique, bénéficiant de la complaisance des médias traditionnels, et d’incarner une version 2.0 d’Emmanuel Macron, plus attiré par les milieux financiers et la jet-set monégasque que par le sort des classes populaires françaises.
Justice à deux vitesses : de l’affaire Lyhana au scandale Epstein
La question de la réinstauration du bagne pour les criminels sexuels s’en prenant aux enfants permet à François Asselineau de dénoncer les dysfonctionnements majeurs de l’appareil judiciaire français. Il révèle qu’environ 70 000 plaintes pour viols et agressions sexuelles sur mineurs sont actuellement en souffrance dans les commissariats français par manque de moyens et de priorisation politique.
Il met en parallèle cette situation dramatique avec son propre cas judiciaire, expliquant comment d’importants moyens de l’État ont été mobilisés pendant quatre ans pour instruire une plainte pour harcèlement à son encontre, qui s’est finalement soldée par un non-lieu général prononcé par deux juges d’instruction et confortée par une expertise psychiatrique qualifiant l’affaire de « dispute de bac à sable ». Malgré cela, le parquet, sous l’autorité directe du ministère de l’Intérieur, a fait appel de cette décision à des fins d’affaiblissement politique.
Le président de l’UPR évoque également l’impunité dont bénéficieraient certaines personnalités influentes, citant l’absence de poursuites en France dans le cadre de l’affaire Epstein ou les protections entourant Jack Lang, tandis que l’Assemblée nationale a refusé la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le sujet. Face au fléau de la pédocriminalité, il préconise de consulter directement le peuple français par le biais du Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) afin de définir les sanctions les plus adaptées et dissuasives.
Défilé du 14 juillet et relecture historique du conflit ukrainien
François Asselineau exprime sa profonde indignation face au projet d’Emmanuel Macron de faire défiler des soldats de l’armée ukrainienne sur les Champs-Élysées lors de la fête nationale. Il souligne les dérives idéologiques de certaines unités de l’armée ukrainienne, illustrées par la décision récente de Volodymyr Zelensky de baptiser un corps d’armée du nom d’une organisation historique responsable de massacres de civils polonais durant la Seconde Guerre mondiale. Il dresse un parallèle provocateur avec la division SS Das Reich, responsable du massacre d’Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944.
Revenant sur les origines du conflit russo-ukrainien, il conteste la grille de lecture occidentale comparant l’action de la Russie aux accords de Munich de 1938. Selon lui, ce sont les dirigeants occidentaux, notamment Angela Merkel et François Hollande, qui ont trompé la Russie en signant les accords de Minsk sans jamais avoir eu l’intention de les respecter, dans le seul but de donner du temps à l’Ukraine pour s’armer.
« La Bataille de Gaulle » : une leçon d’histoire face à la solitude du pouvoir
Interrogé sur le film historique La Bataille de Gaulle, François Asselineau en recommande le visionnage malgré quelques raccourcis scénaristiques et une interprétation parfois surjouée de Simon Abkarian. Il salue la fidélité globale du long-métrage à la réalité historique, notamment dans sa description de la solitude absolue du général de Gaulle à Londres face à l’effondrement de la France.
Il souligne la justesse du portrait de Winston Churchill, tiraillé entre sa fascination pour le panache gaulliste et sa soumission géopolitique envers le président américain Franklin D. Roosevelt, qualifié par Asselineau d’« ordure » ayant tout mis en œuvre pour écarter de Gaulle au profit de figures plus dociles comme l’amiral Darlan ou le général Giraud. Pour le président de l’UPR, ce film met en lumière la constante historique de l’impérialisme anglo-saxon, qui cherche des vassaux plutôt que des alliés souverains.
Philippe de Villiers et le piège de « l’union des droites »
Questionné sur les récentes déclarations de Philippe de Villiers concernant l’AMGOT (gouvernement militaire allié des territoires occupés) et ses critiques de l’Union européenne, François Asselineau dénonce un plagiat manifeste des analyses développées par l’UPR depuis près de vingt ans. Il rappelle que Philippe de Villiers a refusé à plusieurs reprises de débattre avec lui et qu’il ne propose pas un véritable Frexit, mais seulement des aménagements sectoriels impossibles à obtenir sans modification unanime des traités.
Il met en garde les électeurs contre le piège de « l’union des droites » promu par les médias dominants. Selon lui, le Frexit ne pourra être obtenu que par un rassemblement transpartisan au-dessus du clivage droite-gauche, à l’image du vote majoritaire de 2005 contre la Constitution européenne, qui unissait 30 % d’électeurs de droite et 25 % d’électeurs de gauche.
Roland-Garros, Christine Cotton et Barbara Butch : le déclin culturel
Le président de l’UPR dénonce le traitement médiatique asymétrique infligé aux sportifs russes lors du tournoi de Roland-Garros, illustré par l’interdiction de jouer l’hymne national pour la jeune joueuse de 19 ans Mirra Andreeva, tandis que la joueuse ukrainienne Marta Kostyuk bénéficiait d’une tribune complaisante sur le service public pour exprimer son mépris envers ses adversaires russes. Il qualifie cette attitude de mesquine et contre-productive.
Il rend également hommage à Christine Cotton, biostatisticienne et autrice d’un ouvrage critique sur la gestion vaccinale de la crise Covid, récemment décédée, en saluant son courage face à l’adversité. Enfin, il s’indigne des spectacles immersifs de Barbara Butch organisés dans des églises parisiennes lors de la Nuit Blanche, y voyant une provocation inutile et un manque de respect envers le patrimoine religieux et les croyants.
En guise de conclusion poétique, et en guise de soutien symbolique à la jeune joueuse russe privée de son hymne, l’animatrice Louise récite le célèbre poème d’Arthur Rimbaud, « On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans », salué par François Asselineau comme un chef-d’œuvre de la langue française.
Source : Union Populaire Républicaine



























































