La crucifixion romaine était un châtiment d’une brutalité inouïe, mais la façon dont elle était perçue dans l’Antiquité révèle des aspects souvent méconnus de l’histoire. L’une des preuves les plus frappantes de cette réalité ne se trouve pas dans une œuvre d’art pieuse, mais dans une caricature moqueuse de l’époque antique.
Le graffito d’Alexamenos : la plus ancienne représentation de la croix
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la toute première représentation connue de Jésus-Christ sur la croix n’est pas une image sacrée. Il s’agit du graffito d’Alexamenos, une gravure datant de la fin du premier siècle. Ce dessin dépeint un individu les bras levés en signe d’adoration devant un homme crucifié qui possède une tête d’âne. L’inscription qui l’accompagne, rédigée en grec, indique : « Alexamenos adore son Dieu ».
Cette œuvre était fondamentalement une insulte. À l’époque, adorer un homme ayant subi le supplice de la croix suscitait l’incompréhension et la moquerie de la société romaine.
Un châtiment réservé aux plus bas échelons de la société
Si ce dessin se voulait si provocateur, c’est parce que la crucifixion était exclusivement réservée à ceux qui étaient considérés comme la lie de la société, notamment les esclaves. L’infamie de cette mise à mort était telle que la loi interdisait formellement de crucifier un citoyen romain, quel que soit le crime commis.
Le supplice inversé de l’apôtre Pierre
La brutalité des Romains s’est également illustrée dans le sort réservé à l’apôtre Pierre. L’histoire raconte que lorsqu’il fut condamné à ce châtiment, il déclara que mourir de la même manière que son Seigneur était un honneur bien trop grand pour lui. Face à cette déclaration, ses bourreaux n’ont eu aucun scrupule à adapter la sentence : pour lui refuser cet honneur, ils ont décidé de le crucifier la tête en bas.
Source : One True Timeline



























































