Saviez-vous qu’une légende terrifiante circule à propos d’une créature qui rôderait dans les profondeurs du désert de Gobi ? Surnommée le « Ver de la mort mongol », cette bête est décrite comme une chose longue, rouge et gluante, capable de cracher du venin corrosif ou même de projeter des décharges électriques !
Depuis des lustres, les habitants racontent qu’il se cache sous le sable et ne surgit que pour attaquer ses proies. Bien que les scientifiques n’aient pas encore trouvé de preuve solide de son existence, ce mystère continue de fasciner aventuriers et chercheurs. Est-ce un simple mythe, un serpent mal identifié ou une réalité biologique encore inconnue ? Plongeons ensemble dans l’une des histoires les plus folles de l’un des endroits les plus désolés au monde.
À la recherche du Ver de la Mort
En juillet 1990, un groupe de quatre explorateurs tchèques a décidé de partir à l’aventure pour débusquer le Ver de la mort mongol. On raconte que cette créature aurait pu inspirer les vers des sables géants du film Dune. Selon les rumeurs, il vit au plus profond du désert de Gobi. L’équipe s’est donc envolée pour la Mongolie, a sauté dans un véhicule tout-terrain et a engagé des guides locaux.

Tout cela pour rencontrer une créature pouvant atteindre 1,80 mètre de long (6 pieds), capable de cracher un acide qui ferait fondre n’importe quoi et de foudroyer ses ennemis à distance. La légende raconte que ces « charmantes » bêtes passent la plupart de leur temps cachées sous les dunes de sable, mais qu’elles aiment sortir durant les mois les plus humides, en juin et juillet. Le timing de l’expédition était donc parfait.
Cependant, l’équipe devait trouver un moyen d’attirer la créature. Ne sachant pas ce que ce ver géant aimait manger, ils ont construit un « thumper », une machine produisant des bruits de martèlement rythmiques, espérant que les vibrations feraient sortir le ver de terre. Pendant deux mois, ils ont parcouru le vaste désert, traversant dunes et plaines rocheuses, mais sans succès.

Ivan Mackerle, le chef de l’expédition de 1990, ne s’est pas avoué vaincu. Il est retourné dans le désert de Gobi, essayant cette fois d’attirer le méga-ver avec des explosifs, puis une seconde fois en utilisant un petit avion pour repérer les dunes depuis le ciel. Au fil des années, des groupes venus d’Amérique, de Grande-Bretagne et de Nouvelle-Zélande ont organisé de grandes expéditions, mais le monstre est resté introuvable.
L’origine occidentale du mythe
C’est grâce au paléontologue américain Roy Chapman Andrews que l’Occident a entendu parler pour la première fois de cette créature. Cet homme courageux, qui a probablement inspiré le personnage d’Indiana Jones, a écrit sur le sujet dans son livre publié en 1926.

Lors d’une réunion avec des dirigeants mongols, Andrews a entendu des descriptions détaillées de la bête, bien qu’aucun d’entre eux ne l’ait vue personnellement. On lui a décrit une créature ressemblant à une saucisse d’environ 60 cm de long, sans tête ni jambes. Selon les locaux, le ver était si venimeux que le simple fait de le toucher pouvait être mortel instantanément. Bien qu’Andrews ne croyait pas à son existence réelle, il a relayé ces histoires fascinantes.
En mai 2005, quatre amis britanniques, chasseurs de monstres professionnels, ont tenté leur chance. Ils ont distribué des tracts offrant une récompense à quiconque pourrait fournir des informations ou un spécimen. Pensant que les bruits forts effrayaient la bête, et ayant entendu dire qu’elle aimait l’humidité, ils ont tenté de créer des zones humides artificielles pour l’attirer, sans succès.
Réalité ou mauvaise identification ?
Les descriptions varient énormément : parfois long de 30 cm, parfois de taille humaine, blanc, gris, ou rouge vif. Certains disent qu’il a des ailes, d’autres qu’il s’agit d’une entité surnaturelle maléfique.
En 1983, un scientifique visitant la région a entendu dire qu’un vieil homme avait capturé le ver mystérieux. En inspectant un trou dans le sable où la créature était censée se trouver, il a découvert… un Boa des sables de Tatar.

Il s’agit d’un serpent fouisseur, trapu et non venimeux, aux petites écailles gris-brun. Lorsqu’il l’a montré aux locaux pour vérifier s’il s’agissait du monstre, ils ont confirmé que oui. Il semble que le terme « ver » soit utilisé dans de nombreuses cultures mongoles pour désigner tout animal jugé dangereux ou rampant, comme les serpents. De plus, un véritable ver (invertébré mou) ne pourrait pas survivre dans le climat rude du Gobi ; une créature de ce désert devrait avoir une peau résistante ou des écailles, comme un reptile.
Si le « Ver de la mort » n’existe probablement pas, le désert de Gobi regorge en revanche de véritables monstres du passé. C’est ici que l’on a découvert les premiers nids d’œufs de dinosaures, prouvant que ces géants pondaient des œufs. En deux ans, plus de 100 dinosaures ont été exhumés dans cette région.

Le mystère des sables chantants
Si le ver reste un mythe, un autre mystère du Gobi a finalement été expliqué par la science : les « sables chantants ». Au XIIIe siècle, le célèbre voyageur Marco Polo, en traversant ce désert, pensait entendre des esprits ou des instruments de musique, comme des tambours.
Contrairement au petit crissement que l’on entend sur une plage, ces sons du désert sont puissants, ressemblant à des notes de musique profondes et envoûtantes. Pendant longtemps, on a cru qu’il s’agissait d’eau souterraine ou simplement du vent.

Les scientifiques ont découvert que pour qu’une dune « chante », plusieurs conditions sont requises :
- Les grains de sable doivent avoir une forme spécifique.
- La dune doit être massive.
- Le sable doit être extrêmement sec (pas de musique après la pluie !).
À l’intérieur de la dune, une couche dure de sable tassé agit comme un haut-parleur géant. Lorsque le sable glisse en avalanche (provoqué par le vent ou un marcheur), les ondes sonores rebondissent contre cette couche interne, amplifiant le bruit jusqu’à créer cette mélodie spectaculaire.
Source : BRIGHT SIDE
































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