Depuis un certain temps, l’idée circule que les récents bouleversements politiques aux États-Unis ont pour but d’agir comme une véritable force destructrice, non seulement pour l’Amérique, mais pour l’économie mondiale dans son ensemble. Aujourd’hui, les effets de l’escalade militaire impliquant l’Iran révèlent un potentiel catastrophique capable de ravager les marchés globaux. Loin d’être une coïncidence, cette situation s’inscrirait dans une refonte totale de notre système de fonctionnement.
Une escalade militaire aux conséquences énergétiques désastreuses
L’événement géopolitique majeur de ces derniers jours est le bombardement israélien de l’immense champ gazier iranien de South Pars. Ce site vital, qui est le plus grand gisement de gaz naturel au monde, est partagé avec le Qatar, un proche allié des États-Unis. Cette attaque a provoqué une onde de choc immédiate sur les marchés mondiaux, propulsant les prix du pétrole bien au-delà des 110 dollars le baril.
En représailles, l’Iran a frappé de multiples installations énergétiques à travers les pays du Golfe et en Israël. Parmi les cibles figurait la ville industrielle de Ras Laffan au Qatar, l’un des plus grands centres d’exportation de gaz au monde, où travaillent environ 115 000 personnes. Si l’on ajoute à cela la fermeture du détroit d’Ormuz à la plupart des pétroliers — un passage maritime crucial pour le transport mondial d’hydrocarbures —, les ingrédients d’une paralysie économique absolue sont réunis.
Le gouvernement américain a même menacé de détruire massivement l’intégralité du champ gazier de South Pars si l’Iran poursuivait ses attaques. Cette logique d’affrontement a un impact direct et dévastateur sur le coût de la vie : lorsque les prix de l’énergie explosent, c’est l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement qui est touchée, de la production à la livraison de la moindre marchandise.
La destruction planifiée de l’ancien ordre mondial
Pour analyser ces événements avec justesse, il faut observer la situation à différents niveaux de la hiérarchie mondiale. Pour la population générale, l’inflation et la menace de pénuries sont des tragédies du quotidien. Au niveau des dirigeants politiques, cette guerre répond à des objectifs géostratégiques à court terme. Mais à un niveau supérieur, cette crise se déroulerait exactement comme prévu pour forcer une transition mondiale.
L’objectif serait de détruire le statu quo actuel pour imposer un nouveau système, souvent décrit comme une dystopie numérique régie par l’intelligence artificielle. L’histoire montre que les grands changements de paradigme nécessitent toujours des crises majeures. Le monde a été radicalement transformé après la Première Guerre mondiale, puis à nouveau après la Grande Dépression des années 1930. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, un ordre entièrement nouveau a vu le jour avec la création d’institutions centralisées telles que les Nations Unies, la Banque mondiale et le Fonds Monétaire International.
L’ordre mondial en place depuis le début des années 1950 doit être démantelé pour laisser place au suivant. Les conflits actuels et les politiques économiques agressives, comme l’imposition brutale de tarifs douaniers, agissent comme un boulet de démolition. L’ancien monde s’effondre pour permettre au nouveau de s’installer.
L’hypocrisie financière : des fonds illimités pour la guerre
Il est fascinant d’observer qu’il y a toujours des milliards disponibles pour financer les conflits, mais jamais assez pour résoudre les crises sociales. Aux États-Unis, des coupes budgétaires sévères sont effectuées dans les aides à la santé et le soutien aux plus démunis, sous le prétexte constant de devoir réduire les dépenses publiques et d’éliminer le gaspillage institutionnel.
Pourtant, dans le même temps, le secrétaire à la Défense américain a récemment réclamé 200 milliards de dollars supplémentaires pour financer les opérations militaires liées à l’Iran. Dans un discours illustrant une profonde dissonance cognitive, il a sévèrement critiqué le régime iranien pour avoir dépensé son budget dans des missiles plutôt que pour le bien-être de sa population, ignorant totalement la contradiction évidente avec sa propre demande de financement militaire astronomique.
L’histoire bégaie : l’ombre de la guerre en Irak
L’ironie de l’escalade actuelle est d’autant plus frappante qu’elle coïncide avec le 23ème anniversaire de l’invasion de l’Irak par les États-Unis et le Royaume-Uni en 2003. À l’époque, l’objectif martelé était de renverser Saddam Hussein. Pourtant, dans les années 1980, ce même dirigeant était utilisé comme un pion stratégique par les Américains lors de la guerre Iran-Irak. Des figures politiques de premier plan avaient alors facilité le transfert d’armes chimiques vers l’Irak pour qu’elles soient utilisées contre les Iraniens, avant de se retourner contre lui lorsqu’il n’était plus utile.
Aujourd’hui, en pleine semaine d’anniversaire de cette invasion historique, les forces américaines bombardent à nouveau le territoire irakien, ciblant cette fois des milices accusées d’agir pour le compte de l’Iran.
En réécoutant le discours prononcé par George W. Bush en 2003 pour justifier le début des frappes en Irak, le sentiment de déjà-vu est absolu. Les mots utilisés pour parler de désarmement, de libération des peuples opprimés et de défense du monde libre contre un péril imminent pourraient tout aussi bien être prononcés aujourd’hui. Le scénario reste identique, seule l’époque change, servant inlassablement le même agenda de refonte de l’ordre mondial.
Source : David Icke

































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