Lors des violents incendies qui ont frappé la France, et plus particulièrement la Gironde et la Provence, une situation totalement surréaliste s’est déroulée sur le terrain. Alors que les flammes ravageaient le territoire, l’État n’a pas seulement brillé par son manque de moyens : il a activement empêché les citoyens courageux de faire fonctionner la solidarité pour aider nos pompiers. Stéphane, maire de la commune de Seillons et conseiller départemental, a été contraint de prendre des positions illégales pour lutter contre le feu, bravant les interdictions d’une administration totalement déconnectée des réalités.
Une administration perçue comme un intrus arrogant
Sur le terrain, aux côtés des agriculteurs, des éleveurs, des chasseurs et des amoureux de la nature, le maire n’a pas été surpris par le positionnement de l’administration. Pour les élus locaux, cette situation n’est qu’un énième exemple de la brutalité de l’État français dans les coulisses. Les gouvernements successifs ont totalement oublié le concept de décentralisation, préférant imposer leurs vues avec condescendance.
Le maire décrit une véritable oligarchie d’État. Lorsqu’un préfet, qui ne connaît pas le territoire, envoie des injonctions pour imposer ses éléments de langage et ordonner aux locaux de débarrasser le plancher, il est perçu comme un véritable intrus. Cette arrogance et ce paternalisme de la haute administration viennent heurter de plein fouet ceux pour qui la forêt est un patrimoine naturel, un lieu de vie et de ressourcement.
L’absurdité des ordres : des camions d’eau bloqués par les gendarmes
L’incompréhension a atteint son paroxysme lorsque les forces de l’ordre ont reçu la consigne de bloquer l’aide citoyenne. Les gendarmes ont refusé l’accès aux camions-citernes de 12 000 litres mobilisés par les agriculteurs et des sociétés de maçonnerie. Ces véhicules étaient pourtant cruciaux : ils devaient permettre de ravitailler les petits camions de 2000 litres utilisés par les locaux pour acheminer l’eau vers les bassins des pompiers.
« Le préfet nous demandait de partir. Les gendarmes refusent l’accès aux camions qui venaient permettre à nos petits camions de pouvoir acheminer l’eau. »
Face à cette injonction préfectorale, le maire et les habitants ont refusé de céder. Le lendemain de cet ordre aberrant, ils ont continué à remplir leurs autopompes et sont allés eux-mêmes éteindre des reprises de feu, affrontant des flammes qui leur arrivaient à hauteur de genou. En tant qu’élu, le maire a rappelé fermement qu’il n’était pas là pour relayer les prérogatives d’un préfet hors-sol, mais pour agir concrètement avec ses concitoyens.
La bataille de l’eau et le poids écrasant des normes
Cette déconnexion de l’État s’illustre également dans la gestion des ressources vitales. Le maire rappelle la lutte acharnée qu’il a dû mener depuis 2014 contre le transfert obligatoire de la gestion de l’eau. En reprenant le contrôle via une régie municipale, après 40 ans de délégation au profit de Suez, la commune a réussi à dégager des excédents et à faire baisser le prix de l’eau. Pourtant, l’État a tenté par tous les moyens d’imposer un transfert vers des agglomérations dirigées par des fonctionnaires et des présidents non élus au suffrage universel direct par les citoyens.
Sur le front de l’incendie, dans la commune voisine de Pontevès, cette folie normative a eu des conséquences dramatiques. Les bornes incendie ayant été détruites ou vidées par les pompages massifs, les châteaux d’eau approvisionnant les habitants se sont retrouvés à sec. Au lieu de distribuer de l’eau immédiatement, l’administration a imposé des délais d’attente absurdes pour que « le chlore fasse son œuvre », traitant les citoyens comme s’ils étaient incapables de faire preuve de bon sens en situation de crise.
Un pays paralysé par la peur du risque et le copinage
La France souffre d’une maladie profonde : l’obsession des normes et le refus du risque. Dans une situation d’urgence absolue, où des paysans, des maires et des pompiers responsables connaissent parfaitement leur métier et leur environnement, l’État devrait suspendre ses règles et faire confiance aux acteurs de terrain. Au lieu de cela, les autorités ont exigé que les citoyens remplissent des formulaires d’autorisation, rappelant les pires heures des attestations de déplacement, pour avoir le droit de venir en aide à des pompiers débordés.
Refuser l’accès à des personnes équipées qui souhaitent ravitailler les pompiers en eau et en nourriture directement sur le front de l’incendie est un acte criminel. Les soldats du feu, qui risquent leur vie, sont demandeurs de cette aide logistique qui leur fait gagner un temps précieux.
Cette gestion catastrophique met en lumière les dérives de la macronie et de la République des copains. Les postes à haute responsabilité, comme celui de la préfète en charge des opérations, sont attribués non pas sur des critères de compétence, mais par des jeux de relations et de servilité. Il est grand temps de mettre fin à ces normes absurdes, de nommer des personnes véritablement compétentes et de laisser les citoyens responsables prendre les risques qu’ils estiment nécessaires pour sauver nos forêts et nos habitations.
Source : Teddy en roue libre





























































