Lors de la 22e conférence de la Coalition Anti-Censure (AZK), Loïs Sasek, directrice de production de Kla.TV et scénariste de documentaires tels que la série « Sectes de sang » ou « 1024 survivants de violences rituelles… et ça ne s’arrête pas là ! », donne la parole à sept intervenants. Aux côtés de survivantes d’abus rituels sataniques, un juriste, un criminologue, une militante des droits civiques, une mère lésée et une psychologue légiste décryptent un système criminel mondial. Ensemble, ils exposent comment les sectes sataniques, les services de renseignement, les services sociaux et l’appareil judiciaire interagissent pour exploiter les enfants et protéger les coupables au sommet de la société.
Témoignages de survivantes : au cœur des réseaux pédocriminels et sataniques
Née en Allemagne dans une famille sataniste, Sandra Rasch a grandi sur deux niveaux parallèles : une vie d’écolière en apparence ordinaire, mais soumise à une surveillance psychologique totale, et l’enfer nocturne des abus rituels. Dès l’enfance, elle et sa sœur Antje ont été vendues à des réseaux pédophiles. Séparées pendant dix ans, elles ont pourtant livré séparément des récits identiques dans le documentaire « Höllenleben » diffusé sur la chaîne allemande ARD en 2003, avant que l’enquête policière ne soit classée sans suite et le film retiré des archives publiques.
Sandra Rasch décrit un système où des centaines de milliers d’enfants, non enregistrés à l’état civil et issus de grossesses provoquées par l’administration précoce d’hormones, sont détenus dans des cages et des tunnels. Elle-même a subi ces grossesses forcées, voyant l’un de ses bébés être écorché sous ses yeux après l’accouchement. Pour briser leur psyché et les lier par la culpabilité, les enfants sont forcés à devenir bourreaux : enterrés vivants lors d’initiations, mariés rituellement dès l’âge de trois ans, ou contraints d’extraire le cœur de victimes sacrifiées. Le sang des enfants terrorisés sert également à la production d’adrénochrome, tandis que leurs organes alimentent le marché noir et l’industrie cosmétique. Emménagée un temps en Belgique dans des conditions similaires à l’affaire Dutroux, elle confirme l’implication des plus hautes sphères royales et d’un réseau souterrain composé de juges, policiers, médecins et politiciens qui étouffent les enquêtes et nettoient les scènes de crime.
La Suissesse Chantal Frei, enlevée enfant par une secte sataniste et formée dès six ans comme « Mère des Ténèbres » (troisième niveau de la hiérarchie féminine des Illuminati), a survécu grâce au trouble dissociatif de l’identité (TDI). Ce mécanisme naturel de survie fragmente la mémoire traumatique, expliquant pourquoi ses souvenirs ne sont revenus qu’à l’âge de 30 ans, tels les morceaux d’un puzzle. Face aux détracteurs du mouvement « Satanic Panic » qui tournent ses propos en dérision, elle maintient son témoignage : le 30 avril, lors d’un grand rituel célébrant l’anniversaire de Satan au centre de Barcelone, elle a été violée par huit personnalités, dont Peter Alexander et les trois ténors, qui ont obtenu leur carrière internationale en échange de leur participation. Dans ses livres et via son projet « 50 Voices of Ritual Abuse », elle cite également la reine Elizabeth II, le roi Felipe d’Espagne, Gérard Depardieu, Tom Cruise et Bill Clinton.
Du projet MK-Ultra au complexe militaro-satanique
L’avocat et chercheur allemand Marcel Polte replace ces témoignages dans une structure globale qu’il nomme le complexe militaro-satanique. Selon les études qu’il cite, dont celle de la commission indépendante allemande UKASK en 2016 portant sur l’expérience de 174 professionnels du secteur psychosocial, 69 % des cas de violences organisées et rituelles sont liés à des groupes sataniques. L’objectif de ces tortures (électrochocs, noyades, privation sensorielle en cuve, drogues et hypnose) est de scinder la conscience de l’enfant pour créer des sous-personnalités programmables (« alters »), dotées de codes déclencheurs et de programmes d’autodestruction ou de suicide activés si la victime tente de parler.
Ces méthodes correspondent exactement au programme secret MK-Ultra (devenu Projet Monarch), lancé dans les années 1950 par la CIA à travers plus de 140 sous-projets. Dès 1992, le psychologue Corydon Hammond dénonçait la collaboration entre cultes sataniques et services secrets, incarnée par des figures comme le lieutenant-colonel américain Michael Aquino, grand prêtre du Temple de Set. Des survivantes comme Cathy O’Brien ou Katie Groves rapportent que des bases militaires américaines, des installations de la NASA et des complexes souterrains au Texas supervisés par la CIA servent à ce trafic et à la production de « snuff movies ». Sollicitée par Marcel Polte via la loi américaine sur la liberté d’information (FOIA) au sujet de Cathy O’Brien, la CIA a répondu que l’existence ou la non-existence de ces dossiers était classifiée pour raison de sécurité nationale, confirmant de fait leur sensibilité.
Justice entravée et industrie du placement d’enfants
Fort de 50 ans de carrière, l’ancien président de l’Office régional de police criminelle de Thuringe et ex-expert auprès d’Europol, Uwe Kranz, expose comment les enquêtes pédocriminelles sont systématiquement sabotées. À l’image des affaires Dutroux, Jeffrey Epstein ou Sean « Diddy » Combs, les procédures impliquant l’élite politique, financière et médiatique sont volontairement saucissonnées en délits mineurs par les parquets, tandis que les témoins meurent dans des circonstances troubles. Alors que le centre américain NCMEC recense une explosion des signalements (passés de 50 000 à 205 000 par an en Europe, et se chiffrant en millions en Asie), l’Allemagne a rétrogradé en 2024 la violence sexuelle sur mineurs du statut de crime à celui de simple délit. Parallèlement, l’OMS et l’Institut fédéral allemand pour la santé publique promeuvent une sexualisation précoce dès la crèche (de 0 à 4 ans), directement héritée des travaux pédocriminels d’Alfred Kinsey et d’Helmut Kentler.
Les services de protection de l’enfance servent eux-mêmes ce réseau, comme l’ont documenté Sabine McNeill, Corinne Ioli et la psychologue légiste Andrea Christidis :
- Au Royaume-Uni, la conseillère juridique bénévole Sabine McNeill a soutenu une cinquantaine de familles dépouillées de leurs enfants par des tribunaux familiaux secrets. Pour avoir publié les témoignages vidéo des enfants de l’affaire Hampstead dénonçant la secte satanique et infanticide dirigée par leur père — à qui la juge a pourtant confié la garde — ainsi qu’une liste de 175 agresseurs, elle a été condamnée à 73 ans à neuf ans de prison et ses sites ont été supprimés.
- En Suisse, Corinne Ioli s’est vu retirer ses deux filles en 2019 par l’APEA après avoir signalé les penchants pédophiles du père. La justice a confié la garde exclusive à ce dernier en invoquant le « syndrome d’aliénation parentale » (SAP). Créé par Richard Gardner et lié à la False Memory Syndrome Foundation (fondée par des parents accusés d’abus rituels), ce concept pseudo-scientifique accuse les mères de manipuler leurs enfants, alors qu’une étude du ministère français de la Justice établit que seules 2 accusations d’abus sexuels sur 1000 sont inventées.
- En Allemagne, après l’examen de plus de 1000 dossiers, le Dr Andrea Christidis révèle que l’aide à la jeunesse est une industrie de 8 milliards d’euros par an : fin 2023, 215 000 enfants étaient placés hors de leur foyer (au rythme de 190 nouveaux retraits par jour en 2024), facturés plus de 12 000 euros par mois et par enfant. Ceux qui dénoncent ces réseaux subissent une répression féroce : dans une affaire berlinoise où des médecins de l’hôpital de la Charité ont confirmé les viols d’un garçon de quatre ans par son père, l’enquête a été classée, l’enfant confié au père, et la pédiatre auteure du signalement, le Dr Dorothea Thul, a été agressée, internée en psychiatrie puis placée en détention provisoire. De même, l’avocat Reiner Fuellmich et l’ancien fondateur du GSG 9 Max Eder ont été emprisonnés après avoir enquêté sur des réseaux pédocriminels et sur la découverte de crânes de bébés lors des inondations de la vallée de l’Ahr.
Pour contrer la censure et la suppression systématique des preuves en ligne, Kla.TV met à disposition la plateforme internationale Vetopedia en 19 langues, permettant aux survivants et aux parents dépouillés de leurs enfants d’archiver leurs témoignages pour faire éclater la vérité au grand jour.
Source : kla.tv




























































