Le ministère de la Défense des États-Unis vient de publier une quatrième série de documents déclassifiés relatifs aux phénomènes d’objets volants non identifiés (OVNI/UAP). Ce nouveau lot comprend 40 dossiers complets et 19 vidéos retraçant des observations remontant jusqu’aux années 1940. Entre captations récentes d’objets aux comportements inexpliqués et réévaluations d’incidents survenus au-dessus de sites nucléaires stratégiques, cette publication relance de manière vive le débat sur la transparence gouvernementale et la nature exacte de ces phénomènes.
Des enregistrements récents aux caractéristiques d’évolution inhabituelles
Parmi les vidéos récemment rendues publiques figure un enregistrement capturé en 2020 au-dessus de l’océan Atlantique. La séquence montre un objet qualifié de « méduse » (jellyfish) ou de « cerveau flottant », mesurant entre 3,6 et 4,5 mètres de hauteur. Selon les analyses rapportées, cet objet se déplace de manière anormale, fait preuve de capacités de camouflage, évolue sans moyen de propulsion visible et semble manœuvrer de façon intelligente.
Un autre enregistrement réalisé en 2019 par un avion de surveillance équipé de capteurs dans l’est des États-Unis montre un petit objet rectangulaire. Volant à une vitesse supérieure aux capacités de suivi du système de bord, cet engin a surpris les militaires, l’un d’eux affirmant n’avoir jamais observé de telles caractéristiques de vol en 28 ans de service.
Le lot de documents intègre également des photographies prises en 1996 par les astronautes de la navette spatiale Columbia lors de la mission STS-80. Ces clichés révèlent un objet de forme triangulaire en orbite basse terrestre, souvent décrit comme une « part de pizza flottante ». Contrairement à d’autres cas attribués aux débris spatiaux, cet objet n’a pas pu être expliqué par la NASA, marquant une rupture avec les déclarations passées de l’agence spatiale qui soutenait ne disposer d’aucune preuve concernant les UAP.
Une présence constante au-dessus des installations nucléaires
Le lien récurrent entre les observations d’OVNI et les infrastructures nucléaires se confirme à travers les archives du Pentagone. Dès les années 1940, des scientifiques du laboratoire national de Los Alamos — berceau de la bombe atomique — s’étaient réunis en conférence pour analyser des « boules de feu vertes » observées à proximité de leurs installations.
Plus récemment, en 2015, un incident majeur s’est produit au-dessus du complexe de Pantex à Amarillo, au Texas, le site principal d’assemblage des armes nucléaires américaines. Les radars de sécurité de l’usine ainsi que des patrouilles armées ont détecté un objet silencieux en forme de losange, mesurant environ 1,2 mètre de haut et 60 centimètres de large à sa base. L’engin a stationné pendant plusieurs minutes au-dessus de ce site hautement sécurisé, sans dégagement de chaleur, sans réacteur ni hélice apparente.
Le journaliste d’investigation Ross Coulthart souligne que les services d’enquête de l’US Air Force cherchaient à anticiper ces apparitions dès 1947, suggérant une prévisibilité de certains événements. Pour Ross Coulthart, la collecte systématique de renseignements par ces objets au-dessus d’installations stratégiques constitue une préoccupation majeure de sécurité nationale que le Pentagone étudie depuis huit décennies.
Analyse scientifique et requêtes de données
Consulté sur ces publications, le professeur Avi Loeb, physicien théorique à l’université Harvard et président du Conseil consultatif scientifique sur les UAP auprès de la Maison-Blanche, appelle à une analyse rigoureuse des données. Selon lui, l’interprétation la plus pragmatique consisterait à envisager des technologies espionnes développées par des nations rivales. Toutefois, la décision du gouvernement d’impliquer la communauté scientifique suggère une absence de certitude quant à l’origine humaine de ces engins.
Le conseil dirigé par Avi Loeb a formulé 50 demandes de renseignements précises auprès du Pentagone et des agences de renseignement. Beaucoup de données restent toutefois classifiées afin de protéger la confidentialité des capteurs militaires. Avi Loeb indique que la majorité des images orbitales, telles que celles de la navette spatiale, s’expliquent probablement par les 40 000 fragments de débris spatiaux en orbite. Néanmoins, la moindre preuve démontrant une déviation par rapport aux lois usuelles de la gravité ou des technologies connues représenterait une découverte scientifique majeure.
Tensions autour de la transparence et du secret d’État
La publication de ces fichiers suscite également de vivantes réactions au sein du Congrès américain. L’élue Nancy Mace, membre de la commission de surveillance de la Chambre des représentants, salue la politique d’ouverture de l’administration, tout en soulevant des interrogations sur certains éléments, comme des séquences montrant de simples grappes de ballons dérivant au gré du vent.
Nancy Mace affirme néanmoins avoir visionné dans des zones sécurisées des documents et enregistrements non rendus publics qu’elle souhaiterait voir présentés aux citoyens. Elle évoque l’existence d’entraves bureaucratiques au sein de certaines agences de renseignement qui restreindraient l’accès aux documents, y compris pour les responsables élus.
De son côté, le présentateur et observateur Dr. Phil McGraw dénonce ce qu’il qualifie de dissimulation orchestrée depuis 79 ans. Il rappelle des cas historiques documentés comme l’observation de quatre disques par des météorologues à Richmond en avril 1947, le témoignage du pilote Kenneth Arnold ou le crash de Roswell. Selon lui, les autorités ont sciemment écarté les témoignages crédibles de scientifiques et de pilotes militaires pour maintenir le secret, et préconise désormais de confier l’analyse de ces phénomènes aux chercheurs du secteur privé et des universités.
Source : NewsNation





























































