L’histoire de Priscilla est celle d’un bouleversement total, un passage brutal d’une vie extrêmement rationnelle à une réalité spirituelle invisible mais omniprésente. Ancienne gestionnaire de paie, cartésienne et peu encline aux croyances mystiques, elle a vu son existence basculer à la suite d’une grave crise de santé. Son témoignage livre un récit fascinant sur ce qui se passe de l’autre côté, sur la nature de l’âme et sur le chemin difficile de l’acceptation d’un don de médiumnité né au cœur d’une salle d’opération.
Une existence ordinaire brisée par la maladie
Avant son expérience, Priscilla menait une vie que l’on pourrait qualifier de tout à fait classique. Mariée, mère d’un garçon au sein d’une famille recomposée, elle se consacrait pleinement à son travail de gestionnaire de paie dans un grand groupe. Sans aucun bagage spirituel ou religieux, n’étant pas baptisée et n’ayant jamais côtoyé de personnes croyantes, elle appliquait au quotidien le principe de ne croire que ce qu’elle pouvait voir.
Le tournant se produit en 2022. Prise d’une paralysie soudaine du côté gauche du visage, elle se rend aux urgences. Le verdict tombe après une IRM : Priscilla présente une tumeur cérébrale de 4 centimètres, doublée d’un virus au cerveau à l’origine de sa paralysie. La situation est critique. La neurochirurgienne lui annonce qu’elle ne passera pas les fêtes de fin d’année si elle ne subit pas une intervention d’urgence. Les risques présentés sont lourds : paralysie physique, perte de la parole ou de la mémoire. Trois semaines plus tard, Priscilla entre au bloc pour une opération complexe qui va durer 18 heures, plongée dans un coma artificiel profond.
La décorporation : au-dessus du bloc opératoire
C’est durant les premières heures de cette longue intervention que Priscilla vit sa première décorporation. Elle ressent distinctement son âme s’échapper par le sommet de son crâne pour se retrouver suspendue au-dessus de la grande lampe ronde du bloc opératoire. Depuis cette position surélevée, elle bénéficie d’une vision panoramique à 360 degrés, percevant tout ce qui l’entoure sans avoir besoin de tourner un regard physique.
Elle observe la neurochirurgienne accompagnée d’une interne en formation. Elle distingue parfaitement les champs opératoires verts entourant son crâne ouvert, ainsi qu’une machine dotée d’un bras articulé positionnée juste au-dessus de sa tête. Une musique classique résonne dans la pièce. Priscilla assiste à un moment de tension : la chirurgienne, agacée par un problème technique, demande calmement mais fermement de couper la musique, de poser les outils et d’écouter attentivement ses instructions étape par étape. C’est à cet instant précis, alors que le bras de la machine est réintroduit dans sa boîte crânienne, que Priscilla se sent soudainement aspirée par l’arrière, comme tirée par le dos.
Le voyage vers la lumière et l’amour inconditionnel
Propulsée dans l’espace, Priscilla survole d’abord une zone sombre et oppressante, caractérisée par un bruit d’eau qui goutte, semblable à celui d’une cave. Elle y aperçoit des ombres grises et noires qui tentent de l’attraper, mais sa position élevée et l’absence de corps physique la préservent de leur portée. Elle pénètre ensuite directement dans une lumière blanche et enveloppante d’une pureté absolue.
Dans cet espace, elle est submergée par une sensation d’amour inconditionnel d’une puissance indescriptible, qu’elle compare à l’amour de l’humanité entière réuni pour l’accueillir. Elle ressent la présence bienveillante d’anges gardiens autour d’elle. Face à elle se dresse un immense nuage aux couleurs de l’arc-en-ciel, abritant des milliers d’âmes vibrant à l’unisson.
Une énergie masculine se détache de ce groupe. Priscilla comprendra bien plus tard qu’il s’agissait de son grand-père maternel. Par télépathie, cette entité lui propose de revoir sa vie. Les images défilent alors à la vitesse de l’éclair, de sa naissance jusqu’à ses 37 ans, sous forme de diapositives vivantes. Durant cette revue de vie, elle ressent non seulement ses propres émotions, mais aussi l’impact de ses actions sur les autres, y compris les personnes les plus éphémères de son quotidien, comme une simple caissière de supermarché. Les guides lui confirment sa profonde bienveillance naturelle, mais lui montrent également ses regrets : une vie dévorée par le travail, au détriment de sa famille et de son fils.
Submergée par le bien-être de cet au-delà, Priscilla exprime le souhait de rester. Les âmes refusent et lui annoncent qu’on lui accorde une seconde chance. Elles lui expliquent que l’incarnation terrestre est une opportunité rare et précieuse, car c’est dans la matière et à travers un corps physique que l’âme évolue le plus rapidement. Face à son refus obstiné de repartir, une autre énergie d’une puissance colossale se manifeste sur sa droite. Cette présence divine, que certains nomment Dieu ou le Seigneur, lui déclare avec humour qu’elle est bien têtue, mais que la décision est prise : elle doit retourner sur Terre. Projetée en arrière à toute vitesse, son âme réintègre son enveloppe corporelle par le sommet de la tête.
Le retour difficile et l’éveil de la médiumnité
Le réveil physique est d’une violence extrême. Priscilla ouvre les yeux en vomissant, découvrant une salle d’hôpital toute blanche traversée par un rayon de lumière. Si ses yeux croient voir le paradis, son corps lui fait vivre un véritable enfer : elle se sent terriblement étriquée et lourde dans cette enveloppe physique. Durant les quinze jours suivants, elle subit de fortes hallucinations liées aux anesthésiques et aux analgésiques, suivies d’une phase de profonde dépression.
Au fil des mois, alors qu’elle suit un parcours de rééducation avec une orthophoniste et un kinésithérapeute, Priscilla commence à percevoir des changements subtils. En janvier 2023, elle commence à entendre des voix intérieures. Persuadée de perdre la raison, elle consulte une psychologue. Heureusement, cette dernière fait preuve d’une grande ouverture d’esprit. Après avoir écouté les récits fragmentés de sa patiente, elle lui suggère, environ huit mois après l’opération, de s’intéresser aux témoignages d’expériences de mort imminente (EMI) sur Internet. En visionnant sa première vidéo sur le sujet, Priscilla fond en larmes : elle comprend enfin ce qui lui est arrivé.
Cette expérience a agi comme un point de rupture, ouvrant brusquement une boîte de Pandore spirituelle qu’elle avait inconsciemment verrouillée depuis l’enfance. Plus jeune, elle avait en effet déjà perçu des défunts et reçu la visite d’âmes la nuit de leur décès, mais face aux craintes de son entourage, elle avait choisi de tout occulter.
La réopération et l’alignement spirituel
Malgré ces révélations, Priscilla peine à accepter pleinement ses nouvelles capacités. En septembre 2024, elle doit subir une seconde opération cérébrale à Paris car sa tumeur a repoussé. Les guides lui font comprendre qu’elle n’est pas alignée avec sa véritable mission de vie. Cette seconde intervention se déroule cependant sous de bien meilleurs auspices. Juste avant d’entrer au bloc, alors qu’elle refuse tout décontractant et tente de s’apaiser par l’autohypnose, elle perçoit à nouveau le nuage d’âmes colorées installé sous son lit d’hôpital, lui murmurant que tout va bien se passer. Le réveil se fait dans une douceur absolue et un immense sentiment d’amour.
À partir de ce moment, Priscilla décide de s’ouvrir pleinement à ses capacités. En juin 2025, elle consulte un médium lors d’une conférence sur les EMI pour échanger sur son vécu. Lors de leur deuxième rencontre en juillet, un basculement décisif s’opère : les rôles s’inversent et c’est Priscilla qui réalise un contact défunt très précis avec la mère de ce praticien. Poussée par une amie, elle lance son compte TikTok en septembre 2025 pour partager son histoire, et son évolution spirituelle s’accélère de manière spectaculaire.
Une nouvelle vision de l’âme et du vivant
Aujourd’hui, Priscilla met ses capacités de médiumnité au service des autres sous le nom d’Agape Médium, un terme grec signifiant l’amour inconditionnel. Son expérience lui a permis de redéfinir des concepts fondamentaux :
- L’âme : Elle la définit comme le « souffle de vie » (traduction du latin anima), l’étincelle qui anime le corps physique et qui ne meurt jamais.
- La mort : Il ne s’agit pas d’une fin, mais d’un processus de décorporation où l’âme quitte le corps physique avant que celui-ci ne s’éteigne, pour entamer un voyage de transition vers la lumière.
- Le karma et le temps : Elle perçoit le temps non pas comme une ligne droite, mais comme une succession de dimensions parallèles. Le karma n’est pas une punition, mais une recherche d’équilibre énergétique global à travers les différentes incarnations de l’âme.
Le message principal que Priscilla souhaite transmettre aujourd’hui est un appel à la bienveillance et à la suspension du jugement. Derrière les apparences physiques et les comportements quotidiens se cachent souvent des blessures invisibles et des parcours de vie complexes. Apprendre à ne plus juger constitue, selon elle, le premier pas vers l’incarnation de cet amour inconditionnel qu’elle a eu la chance de toucher du doigt.
Source : Point Zéro Podcast






























































