Et si chaque émotion humaine — chaque chagrin, chaque joie, chaque colère ou chaque peur — n’était pas vaine, mais servait de carburant cosmique ? Dans les années 1970, Robert Monroe, pionnier de l’exploration de la conscience et du voyage hors du corps, a fait une découverte monumentale qui l’a d’abord plongé dans une profonde nuit noire de l’âme. Dans son deuxième livre publié dans les années 1980, Far Journeys, il révèle que la Terre est un jardin conçu délibérément pour produire une substance énergétique appelée le « loosh ». Si beaucoup s’arrêtent au concept sombre d’une planète-prison exploitée par des entités prédatrices, le chapitre suivant de l’ouvrage dévoile pourtant une vérité bien plus lumineuse : la forme de loosh la plus pure et la plus puissante de l’univers est l’amour.
La genèse du jardin terrestre et l’étincelle divine
Lors de ses sorties astrales, Robert Monroe était guidé par des intelligences non humaines qu’il nommait les INSPEC (pour Intelligent Species). Ces êtres lui ont transmis l’histoire de notre création via un « ROTE », une boule d’informations condensées agissant comme un téléchargement télépathique instantané. Au cours de cette transmission, Monroe découvre l’origine de notre monde : « Quelqu’un » (notre Créateur) résidant « Quelque part » avait un besoin vital d’une substance rare dans l’univers, le loosh, véritable carburant du processus créatif. Agissant tel un ingénieur analytique cherchant à résoudre un problème d’approvisionnement plutôt que comme un démiurge sadique, ce Créateur a décidé de cultiver le loosh artificiellement en bâtissant un jardin biologique : la Terre.
Au fil de ses expérimentations, cet ingénieur cosmique a créé diverses formes de vie. Les plantes immobiles puis les premiers animaux ne produisant du loosh que par brèves saccades lors de la naissance, de la peur ou de la mort, il a instauré la règle du catalyseur principal : le conflit entre organismes génère une émanation constante de loosh. Il a alors doté les animaux de griffes et de crocs pour instaurer la prédation. La troisième récolte, celle des dinosaures et des requins, a produit de redoutables combattants, mais les dinosaures dévoraient trop de végétation et menaçaient l’équilibre du jardin. D’un seul geste, le Créateur les a éliminés.
En guise d’expérience parallèle au sein de la quatrième récolte, il a conçu l’être humain. Physiquement vulnérable, dépourvu de griffes ou de crocs, ce dernier a toutefois reçu deux atouts majeurs : la capacité d’assimiler aussi bien les plantes que les animaux, et surtout, une parcelle du Créateur lui-même. En insérant une étincelle divine dans l’Homo sapiens, le Créateur savait que la loi de l’attraction provoquerait une quête perpétuelle. Ne pouvant trouver Dieu physiquement sur Terre, l’humain éprouverait un désir inassouvi de retrouver la Source infinie. Ce tiraillement constant entre aspiration spirituelle et survie matérielle a fait de l’humanité un générateur continu de loosh de très haute qualité.
Les Collecteurs, les cataclysmes et le loosh distillé
Pour gérer cette production abondante, le Créateur a établi des canaux et des « Collecteurs » chargés de récolter le loosh en permanence — des entités qui correspondent aux extraterrestres Gris. Inspirés par ce succès, d’autres créateurs ont bâti leurs propres jardins ailleurs, et leurs Collecteurs se sont mis à s’infiltrer sur Terre pour récupérer les miettes de loosh délaissées par nos superviseurs, ce qui explique la grande variété d’entités extraterrestres observées dans notre monde.
Une fois le système opérationnel, notre Créateur est retourné « Quelque part » et a délégué la gestion quotidienne aux Collecteurs. Sous ses directives, ces derniers ont périodiquement déclenché des cataclysmes cycliques — tsunamis, séismes et déluges — pour renouveler les nutriments du jardin tout en récoltant d’immenses vagues de loosh. En observant la Terre sous forme d’ondes colorées, le Créateur a aussi constaté que le « loosh distillé » (la formule DLP), le plus pur, émettait une lueur blanche éclatante. Ayant remarqué que la solitude, la division des peuples par les langues et les races, mais aussi la protection de la famille généraient un loosh intense, les Collecteurs ont longtemps exploité ces leviers.
Le choc de la révélation : l’amour comme énergie suprême
Dans le chapitre 13 de son livre, intitulé « Traitement de choc », Robert Monroe raconte comment cette découverte l’a plongé durant des mois dans un état de choc, de colère et de dépression. Projeté dans l’astral pour confronter les INSPEC, qui l’ont accueilli par son nom vibratoire « Ashaneen », il a compris que sa traduction humaine du téléchargement était biaisée par le prisme des émotions terrestres. En réalité, l’activité humaine qui génère la lueur blanche la plus pure et la plus puissante n’est autre que l’amour — que Monroe désigne dès lors comme le « loosh/amour ».
En examinant la trame ondulatoire de sa propre vie, Monroe n’y a vu que quelques éclats blancs : ceux reçus de ses parents et une modeste lueur émise par lui-même envers son chien d’enfance, Pete, tandis que ses amours adolescentes n’étaient que des fréquences rouges liées à l’instinct de reproduction. Les INSPEC lui ont alors révélé que toutes les émotions proviennent de la même onde de base, ne différant que par leur fréquence et leur amplitude, et que la Terre est une « école d’apprentissage accéléré soigneusement conçue ». Dans cette dualité, l’expérience de la douleur et de la haine est indispensable pour apprendre à définir et rayonner leur opposé : l’amour inconditionnel. Quant aux entités parasites ou démons — comme l’a rapporté un client de l’hypnothérapeute Sarah Bresman Cosme lors d’un entretien avec Jordan Crowder —, ces égrégores agissent simplement tel un système d’égout siphonnant le trop-plein de loosh négatif afin qu’il n’endommage pas le reste de l’univers. Il suffit d’élever sa vibration vers le positif pour qu’ils s’éloignent.
Un Créateur en évolution et l’éveil de l’humanité
L’enseignement des INSPEC s’achève sur une révélation vertigineuse : notre Créateur a lui-même été créé par un autre Créateur, et chaque humain porte en lui l’étincelle de toute cette lignée divine. Notre corps physique n’est qu’un véhicule temporaire au service de notre véritable identité, notre Moi supérieur (le « Moi-Là-Bas »), dont les INSPEC font eux-mêmes partie. En observant les humains tomber amoureux et chercher la Source, notre Créateur a lui aussi évolué : comprenant que l’amour surpasse de loin la violence primitive, il a réorienté le jardin terrestre pour favoriser cette vibration. Plutôt que de se tourner vers un passé sombre comme le fait le futuriste Jason Reza Jorjani en s’appuyant sur les récits anciens, l’humanité doit regarder vers l’avant et embrasser sa véritable nature : celle des plus puissants producteurs d’amour de tout l’univers.
Source : Jordan Crowder




























































