En 2023, lorsque l’ancien officier de l’US Air Force et cadre du renseignement américain David Grusch témoignait sous serment devant le Congrès des États-Unis, chaque mot était pesé au millimètre. Pour éviter les lourdes sanctions pénales liées au parjure ou à la violation de ses accords de confidentialité, le lanceur d’alerte s’en tenait alors au concept très prudent d’« intelligence non humaine » (NHI) et de récupération de « corps non humains » — une formule suffisamment ambiguë pour désigner aussi bien des visiteurs exogènes que des animaux envoyés dans l’espace. Mais lors de son passage le 30 septembre dans le célèbre podcast américain The Joe Rogan Experience, suivi par des millions d’auditeurs, le ton a radicalement changé. Libéré du cadre solennel du Congrès américain, David Grusch a livré un récit digne d’une superproduction de science-fiction, que Guillaume, animateur de Nuréa TV, a choisi de décrypter en compagnie des auteurs et chercheurs Hanaël et Anton Parks, ainsi que de Jean-Louis Lagneau et Armelle, respectivement directeur de publication et rédactrice en chef de la revue historique française Lumières Dans La Nuit (LDLN).
Reptiliens-gorilles, vaisseaux « tic-tac » et guerre céleste
Parmi les déclarations les plus stupéfiantes lâchées au micro de Joe Rogan, David Grusch affirme que des militaires américains ont été confrontés, lors d’opérations contemporaines de récupération d’épaves, à des créatures mesurant plus de 2,10 mètres, dotées de la carrure massive d’un gorille et d’une peau écailleuse. Selon le témoignage d’un soldat ayant directement participé à l’assaut, ces êtres reptiliens hostiles auraient tué plusieurs membres des forces américaines avant d’être abattus, prouvant ainsi qu’ils sont mortels. Plus surprenant encore, Grusch associe directement ces créatures au pilotage des fameux ovnis « tic-tac », semblables à celui observé et filmé en 2004 par le commandant David Fravor lors de l’incident du porte-avions américain USS Nimitz.
Pour expliquer comment des civilisations technologiquement si avancées peuvent s’écraser sur Terre avant d’être récupérées par l’armée américaine — qui détiendrait entre 25 et 100 aéronefs —, le lanceur d’alerte avance deux raisons : le développement par les États-Unis d’armes issues de la rétro-ingénierie, mais surtout l’existence d’un conflit armé dans notre ciel entre différentes factions extraterrestres, notamment entre des « Gris » et des reptiliens. Grusch évoque également une vidéo panoramique filmée sur le site d’un crash récent, montrant au milieu des débris les cadavres d’êtres d’apparence humaine, très beaux, à la peau extrêmement pâle et légèrement bleutée, semblable à celle d’un noyé ou d’un albinos. Qualifiant ces entités de « créatures divines » potentiellement liées aux origines de l’humanité, aux dieux grecs et aux Anunnaki, il rejoint les propos tenus par Tom DeLonge, qui tenait lui-même ces informations du général américain McCasland — mystérieusement disparu au début de l’année 2026.
Enfin, David Grusch affirme que la marine américaine surveille une gigantesque base sous-marine, vaste comme plusieurs pâtés de maisons, d’où entrent et sortent des objets submersibles non identifiés (OSNI), n’hésitant pas à qualifier le film Abyss de 1989 de quasi-documentaire. Une thématique prise très au sérieux par Jean-Louis Lagneau et Hanaël Parks : si les marins et pêcheurs bretons rapportent régulièrement en privé d’étranges lumières sous-marines sans oser témoigner officiellement, des journaux de bord authentiques du XIXe siècle décrivaient déjà d’immenses engins luminescents de la taille d’un stade de football émergeant des océans, bien avant l’implantation des câbles sous-marins modernes et de leurs sondes de surveillance.
Un troublant air de déjà-vu avec les travaux d’Anton Parks
Pour les familiers de l’ufologie et des textes anciens, ce grand déballage manque cruellement d’originalité. Les combats aériens et les êtres à la peau bleue figurent déjà dans le Mahabharata indien, les traditions amérindiennes hopis et navajos évoquent les Kachinas (« serpents blancs »), tandis que dès les années 1970 et 1980, la Française Geneviève Vanquelef ou les Américains Milton William Cooper et John Lear diffusaient déjà des récits mêlant bases secrètes, Gris et reptiliens. Mais pour Hanaël et Anton Parks, la ressemblance avec les Chroniques du Gírkù et leurs essais relève presque du copier-coller, sans que leur travail soit jamais cité par Grusch.
Tout y passe : la diversité des castes reptiliennes, les êtres royaux albinos (les Kingu), les planificateurs génétiques ensemençant les mondes (les Kadistu), les petits vaisseaux individuels de forme cylindrique « tic-tac » (les Inuma), les entités plasmoïdes conscientes rappelant les orbes (les Namlú), et même un détail d’une précision confondante. Grusch mentionne en effet que des relevés de sismotomographie auraient détecté un vaisseau de 40 mètres de long immergé dans un bras souterrain du Nil sous le plateau de Gizeh — or Anton Parks est le seul auteur à avoir décrit l’oiseau bleu (Bluebird), le vaisseau amphibie d’Enki-Osiris, dissimulé exactement sous Gizeh.
Comment expliquer une telle convergence ? Anton Parks livre à cette occasion une révélation majeure qui figurera dans l’introduction du sixième et dernier tome de ses chroniques : de 2005 à 2014, ses travaux ont été traduits en anglais et modélisés en 3D par Jerry Zeitlin, un ingénieur électronicien américain ayant travaillé trois ans pour la NSA (l’agence nationale de sécurité américaine) dans les années 1960 avant d’œuvrer dans la cybersécurité gouvernementale. Plus troublant encore, son épouse, Marie-Louise Kagan Zeitlin, était elle aussi issue de la NSA, proche de plusieurs présidents américains dont George Bush, et directement impliquée dans les programmes militaires américains de vision à distance (Remote Viewing), tels que Stargate et Grill Flame — des programmes justement cités par Grusch. Dès lors, deux hypothèses s’affrontent : soit les services de renseignement américains ont puisé dans les livres d’Anton Parks pour fabriquer de toutes pièces un narratif captivant, soit ils se sont intéressés à ses visions parce qu’ils cherchaient réellement à comprendre le fonctionnement par la pensée d’engins et de corps exogènes en leur possession.
Opération psychologique, jargon codé ou habituation progressive ?
Reste un obstacle majeur : en trois ans d’interventions médiatiques, David Grusch n’a jamais été témoin de première main et n’a apporté aucune preuve matérielle. Comme le souligne Jean-Louis Lagneau, fort de son expérience auprès d’agents de la CIA et de la NSA, un membre du renseignement reste lié à son agence toute sa vie et maîtrise l’art d’enrober le faux dans des éléments vrais pour rendre un récit crédible. Hanaël Parks rappelle également l’existence de pièges internes destinés à repérer les fuites — à l’image de faux briefings extraterrestres utilisés comme du bleu de méthylène dans une canalisation — ainsi que le double sens du jargon militaire américain, où le code couleur « bleu » désigne une force alliée et le « vert » une force ennemie. De plus, comment expliquer que des figures médiatiques comme Grusch ou Luis Elizondo puissent divulguer de tels secrets d’État sur des plateaux pesant 85 millions de dollars tout en affirmant que leur exposition les protège, alors que des chercheurs indépendants subissent de vraies représailles — à l’instar d’Hanaël et Anton Parks, victimes d’une tentative d’intimidation routière et du vol ciblé de clés USB contenant des archives déclassifiées à Marseille ?
L’intervention de David Grusch laisse enfin transparaître un agenda politique très marqué aux États-Unis. À l’approche des élections américaines de mi-mandat, l’ancien officier multiplie les éloges envers Donald Trump, promettant une divulgation présidentielle majeure six mois avant la fin de son mandat, tout en affirmant paradoxalement qu’une « tierce partie » exogène interdit toute révélation totale et que le destin de l’humanité passe par l’intelligence artificielle et la dématérialisation de la conscience. Si Armelle y voit une possible habituation progressive du public au phénomène ovni, selon la théorie de Jacques Vallée, la prudence reste de mise : tant qu’aucune preuve concrète ne sera posée sur la table, ces lanceurs d’alerte américains demeureront d’habiles conteurs d’histoires.
Source : NURÉA TV



























































