Le Pentagone vient de déclassifier 40 dossiers supplémentaires consacrés aux OVNI. Cette quatrième série de documents rassemble des informations remontant jusqu’aux années 1940 et renforce un constat particulièrement sensible : des objets non identifiés apparaissent régulièrement à proximité d’installations nucléaires américaines.
Pour Ross Coulthart, journaliste d’investigation et correspondant spécial de NewsNation, ce lien constitue l’un des éléments majeurs de cette nouvelle publication. Les dossiers montrent que le gouvernement américain étudie sérieusement le phénomène depuis près de 80 ans, même si une grande partie des informations disponibles reste encore inaccessible au public.
Des boules de feu vert près de Los Alamos
Parmi les documents déclassifiés figure le compte rendu d’une conférence réunissant des scientifiques du laboratoire national de Los Alamos. Les participants y évoquaient des boules de feu vert observées à proximité de cette installation, qui fut au cœur du développement de la bombe atomique.
Ces observations soulevaient déjà de graves questions de sécurité nationale. Les nouveaux dossiers indiquent que l’intérêt manifesté par ces objets envers les infrastructures atomiques ne s’est pas limité aux débuts de l’ère nucléaire, mais s’est prolongé au fil des décennies.
Un objet en forme de diamant au-dessus de l’usine de Pantex
Ross Coulthart retient notamment un incident survenu en 2015 au-dessus de l’usine nucléaire de Pantex, près d’Amarillo, au Texas. Cette installation, où les États-Unis fabriquent leurs armes nucléaires, compte parmi les sites les plus sensibles et les mieux protégés du pays.
Des membres du personnel de sécurité ainsi qu’un journaliste local ont observé un objet en forme de diamant planant au-dessus du complexe. Il mesurait environ 1,2 mètre de hauteur et 60 centimètres de largeur à sa base.
L’objet ne produisait aucun bruit et ne présentait aucun moyen visible de propulsion. Aucun panache, aucune hélice et aucun autre dispositif ne permettaient de comprendre comment il volait ou était dirigé. Il évoluait pourtant librement au-dessus de l’une des installations les plus stratégiques des États-Unis.
Pour Coulthart, cet épisode correspond à une tendance désormais clairement visible dans les signalements publiés par le Pentagone : quels que soient leur nature et leur fonctionnement, ces objets portent une attention persistante aux armes nucléaires, aux centrales et aux installations associées. Leur comportement s’apparente à une activité de renseignement, de surveillance et de reconnaissance.
Une énigme suivie depuis 1947
Les documents montrent que les observations remontent au moins à 1947. À cette époque, les enquêteurs de l’armée de l’air américaine ne se contentaient pas d’enregistrer passivement les incidents : ils anticipaient certaines apparitions et tentaient de prévoir quand elles allaient se produire.
Cette continuité historique confirme que le phénomène n’a jamais été simplement ignoré. Derrière le silence public, les autorités américaines l’ont étudié avec la plus grande attention pendant plusieurs générations.
Un objet triangulaire photographié depuis Columbia
La nouvelle série comprend également trois photographies prises en 1996 par des astronautes à bord de la navette spatiale Columbia. Elles montrent un objet non identifié évoluant en orbite terrestre basse, dont la forme évoque un triangle ou une part de pizza flottante.
Ces images figurent dans les dossiers parce qu’aucune explication satisfaisante n’a pu être apportée. L’hypothèse d’un simple débris spatial a été écartée, sans que la véritable nature de l’objet puisse être déterminée. Coulthart souligne le contraste avec les anciennes déclarations selon lesquelles aucune preuve significative n’existait : les archives du Pentagone contiennent désormais des images qui résistent aux explications ordinaires.
Un OVNI de type méduse au-dessus de l’Atlantique
L’une des 19 vidéos incluses dans cette publication montre un objet filmé en 2020 au-dessus de l’océan Atlantique. Décrit comme un OVNI de type méduse, il mesurait approximativement entre 3,7 et 4,6 mètres de hauteur.
Une image générée par intelligence artificielle a circulé en laissant croire qu’il ne s’agissait que d’un ballon. Coulthart affirme toutefois que la séquence publiée dans les dossiers ne correspond pas à cette représentation. L’objet ressemble davantage à une forme flottante inhabituelle, parfois comparée à un cerveau suspendu dans les airs.
Il ne s’agit pas d’un cas isolé. Plusieurs objets comparables ont été observés et sont regroupés sous l’appellation de « méduses ». Personne ne dispose encore d’une explication à leur sujet.
Dans certains cas, ils présentent plusieurs caractéristiques anormales : ils se déplacent d’une manière incompatible avec des objets conventionnels, peuvent dissimuler leur présence, semblent agir intelligemment et ne possèdent aucun système visible de propulsion.
Un rectangle assez rapide pour distancer le suivi militaire
Une autre vidéo, enregistrée en 2019 depuis un avion de surveillance équipé de capteurs au-dessus de l’est des États-Unis, montre un petit objet rectangulaire se déplaçant à très grande vitesse. Il allait assez vite pour distancer le système de suivi de l’appareil.
Un militaire ayant participé à l’observation a déclaré que l’OVNI présentait des caractéristiques de vol différentes de tout ce qu’il avait rencontré en 28 années de service. Comme pour les autres cas, les documents ne fournissent aucune explication définitive à son comportement.
Le Pentagone en sait beaucoup plus
Pour Ross Coulthart, les dossiers rendent une chose évidente : le Pentagone étudie les OVNI depuis huit décennies et possède bien davantage d’informations qu’il n’en révèle publiquement. Les vidéos communiquées représentent probablement les éléments les moins sensationnels parmi ceux que les autorités détiennent encore.
Les nombreuses parties caviardées ne constituent toutefois pas nécessairement une dissimulation du phénomène lui-même. Coulthart juge raisonnable de protéger les sources, les méthodes de collecte et les capacités des systèmes militaires. Certaines informations ne peuvent pas être publiées sans révéler le fonctionnement des moyens de surveillance américains.
La question centrale demeure donc entière : des objets aux performances inexpliquées pénètrent l’espace aérien d’installations nucléaires hautement sécurisées, parfois sans bruit, sans propulsion visible et sans rencontrer d’obstacle apparent. Les nouveaux dossiers montrent que cette énigme traverse les décennies, de Los Alamos et des premières observations de 1947 jusqu’aux vidéos militaires les plus récentes.
Source : NewsNation






























































