Il y a des films qu’on n’interdit pas parce qu’ils sont trop violents. On les interdit parce qu’ils sont trop proches de ce que tout le monde voit déjà dans les faits divers, les statistiques et les conversations privées. Cette semaine, l’Allemagne a ouvert le bal. L’Europe a suivi sans broncher. Un film a été interdit, et la raison en dit long.
Ce film, c’est Citizen Vigilante, réalisé par Uwe Boll. Il pose une question simple, celle que des millions de personnes se formulent en silence : si la loi ne protège plus les plus faibles, que reste-t-il ? Prendre les choses en main, est-ce un devoir moral… ou un crime ?
Farès Moundji, comédien allemand qui incarne Ibrahim dans le film, résume le propos sans détour :
La justice ne se trouve pas toujours dans les salles d’audience. Parfois elle se cache dans les endroits les plus sombres. Si la loi ne protège plus les plus faibles, est-ce un devoir moral ou un crime de prendre les choses en main ?
C’est exactement la question du film. Et c’est exactement pour ça qu’on l’a tué.
Deux poids, deux mesures
Des films comme Taken (96 Hours) ou John Wick montrent un homme qui part récupérer sa fille ou venger sa femme et abat tout le monde sur son passage. L’autorité allemande de classification des films les a validés sans problème. Mais pour Citizen Vigilante, le refus est tombé deux fois de suite : pas de classification d’âge, donc pas de diffusion, pas de streaming, pas de vente. Huit personnes d’un comité ont décidé que les Allemands n’avaient pas le droit de voir ce film.
Uwe Boll le dit clairement : c’est politique. Le niveau de violence est le même que dans John Wick. La différence, c’est que les méchants ne sont pas des figures abstraites ou des Albanais des années 2000. Ce sont des migrants, des jeunes issus de la diversité, des types qui violent des gamines de 14 ans en réunion et qui s’en sortent parce que le système a peur de nommer leurs origines. C’est ce que montre le film. Et c’est ce que l’autorité allemande du cinéma a jugé inacceptable.
L’extrait circule pourtant librement sur X, reposté massivement, y compris par Elon Musk. L’hypocrisie est totale : on peut montrer des justiciers qui massacrent des méchants, tant que les méchants restent de « bons » méchants. Dès qu’ils ressemblent un peu trop à ce qu’on lit dans les statistiques officielles et les faits divers, cela devient une « incitation ». Incitation à quoi ? À se demander pourquoi l’on accepte encore que des filles se fassent violer et que les coupables rentrent chez eux avec des peines de principe.
Ce que le film montre vraiment
Au cœur du récit : un homme dont la fille a été violée en réunion. Le système l’a lâché, les coupables sont repartis. Lui vient chercher ce que la justice n’a pas voulu prendre. Il ne tue pas au hasard. Il cible ceux qui ont échappé au système. Il pose une question à la famille des agresseurs : vous avez protégé votre fils, maintenant qui protège la victime ?
C’est cela qu’on ne veut pas voir. Pas parce que c’est trop gore. Parce que c’est trop proche. Parce que des filles se font vraiment violer en réunion dans les parcs européens. Parce que des juges relâchent vraiment des agresseurs avec des discours sur l’intégration traumatique. Parce que des pères et des frères se demandent vraiment ce qu’ils sont censés faire quand l’État leur dit de circuler, il n’y a rien à voir.
Le film ne dit pas « allez tous tuer des migrants ». Il dit : regardez ce qui se passe quand l’État abandonne son rôle. Et la réponse des autorités a été de supprimer le film. Pas de supprimer les viols en réunion. Pas de durcir les peines. Pas de renvoyer les criminels. Supprimer le film.
La lâcheté politique
C’est une lâcheté politique totale. Les autorités savent que la question est légitime. Elles savent que des millions de gens se la posent en silence. Au lieu d’y répondre en protégeant vraiment les victimes, en appliquant vraiment la loi à tout le monde, en arrêtant d’importer des cultures qui ne respectent pas les femmes, elles préfèrent interdire l’image.
C’est comme si l’on interdisait les films sur les accidents de voiture sous prétexte qu’ils pourraient inciter les gens à moins bien conduire. Non : les accidents existent, les viols existent, les peines ridicules existent. Les films ne les créent pas. Ils les mettent en face.
L’Allemagne a ouvert la voie. Le reste de l’Europe a suivi. Pas de scandale, pas de débat : ce film, on ne le verra pas. Quand on interdit de poser la question, c’est qu’on n’a plus de bonnes réponses à donner. Et tout le monde le sent.
Source : ANGLE BRUT





























































