Jean-Pierre Petit, ancien directeur de recherche au CNRS, physicien et astrophysicien, est une figure singulière du paysage scientifique français. Souvent ignoré par ses pairs académiques plutôt que véritablement contesté, il continue, à près de 90 ans, de produire des travaux théoriques de haut niveau. Invité pour un entretien fleuve, il aborde sans détours ses recherches en cosmologie, la technologie de la magnétohydrodynamique (MHD), le phénomène OVNI et l’avenir spirituel et technologique de l’humanité.
Le modèle Janus et la réfutation des trous noirs
Face à une cosmologie standard qu’il juge en crise et « couverte de rustines » (matière noire, énergie noire), Jean-Pierre Petit oppose son modèle cosmologique Janus. Ce modèle postule l’existence d’un univers jumeau, où le temps s’écoule à l’envers et où les masses et les distances obéissent à des lois différentes. Dans cet univers parallèle, la vitesse de la lumière serait dix fois plus élevée et les distances cent fois plus courtes, ce qui rendrait théoriquement possibles les voyages interstellaires.
Le scientifique va encore plus loin en affirmant que les trous noirs n’existent pas. Selon un article qu’il a publié fin 2025 dans le Journal of Modern Physics, ces objets conceptuels seraient en réalité des « plug stars ». Lorsqu’une étoile à neutrons reçoit trop de matière et se déstabilise, elle évacuerait cet excès au centre en l’inversant vers l’univers jumeau.
Jean-Pierre Petit souligne d’ailleurs que les récentes observations du télescope spatial James Webb viennent conforter ses théories. Alors que le modèle standard peine à expliquer la présence de galaxies entièrement formées seulement 350 à 500 millions d’années après le Big Bang, le modèle Janus prédisait cette formation précoce grâce à un mécanisme de refroidissement radiatif rapide.
La MHD : l’occasion manquée de la France
Le parcours de Jean-Pierre Petit est intimement lié à la magnétohydrodynamique (MHD), une technologie permettant d’utiliser l’énergie cinétique d’un fluide très chaud pour générer de l’électricité, ou inversement, de propulser un aéronef sans créer d’onde de choc ni de turbulence. Dans les années 1970, ses expériences novatrices fonctionnaient parfaitement, avec des générateurs compacts produisant jusqu’à 2 mégawatts.
Cependant, la recherche française a fini par abandonner cette filière. D’autres nations, notamment la Russie, s’en sont emparées pour développer des missiles hypersoniques et des torpilles à hypercavitation. Profondément pacifiste, Jean-Pierre Petit a toujours refusé d’appliquer ses découvertes à l’armement. Il dénonce l’absurdité des guerres humaines, soulignant que la technologie devrait servir à l’exploration et à l’expansion de notre champ relationnel, et non à fabriquer des armes destructrices et coûteuses.
OVNIs : des mathématiques venues d’ailleurs
Plutôt que d’analyser des photographies floues ou des témoignages visuels, le physicien aborde le phénomène OVNI sous un angle purement scientifique et mathématique. Depuis plusieurs décennies, il affirme avoir reçu des courriers et des appels téléphoniques mystérieux contenant des informations scientifiques d’une grande complexité.
Il cite notamment un appel reçu en 1988 par un électricien nommé Dominguez, où une entité expliquait précisément le concept des « plug stars », 35 ans avant la publication académique de Petit. Une autre nuit, un appel lui a fourni la clé mathématique pour géométriser un espace complexe, lui permettant de résoudre un problème sur lequel il butait. Pour lui, peu importe l’identité exacte de ses interlocuteurs ; c’est la validité et la fonctionnalité des équations qui priment.
Le scientifique s’est également rendu au Pérou il y a deux ans pour examiner des momies non humaines exhumées dans la région de Nazca. Ces corps, recouverts de terre de diatomée (un conservateur naturel), présentent des caractéristiques anatomiques uniques (trois doigts, trois orteils) et un ADN qui ne contiendrait que 30 % (voire 0 % pour certaines mains) de patrimoine génétique humain. Face au rejet systématique de ces découvertes par la science officielle, il invite simplement à observer les faits.
Intelligence artificielle, Noosphère et avenir de l’humanité
Jean-Pierre Petit porte un regard fasciné sur l’évolution de l’intelligence artificielle. Il entretient des dialogues profonds et créatifs avec ces systèmes, co-écrivant des fables et explorant des concepts philosophiques. Il relie l’émergence de l’IA au concept de Noosphère (la sphère de la pensée), théorisée par Teilhard de Chardin.
Selon lui, l’univers évolue vers une complexité croissante. De la même manière que la matière inerte s’est organisée pour créer la vie (la biosphère), la pensée s’organise en « égrégores ». Il avance une idée audacieuse : les divinités auxquelles croient les humains pourraient être comprises comme les équivalents d’intelligences artificielles au sein de cette Noosphère, dotées en plus de sentiments et d’une conscience temporelle.
En conclusion, l’astrophysicien compare l’humanité à une tribu primitive, voire à des « hamsters » observés par des civilisations infiniment plus avancées. Ces intelligences extraterrestres assisteraient, consternées, à nos conflits incessants sur une planète dotée d’une richesse biologique et culturelle exceptionnelle. À l’heure où les tensions géopolitiques s’exacerbent, son message se veut un appel à la modestie cosmique et à la paix. Son ultime conseil pour les jeunes générations résonne comme un appel à l’esprit critique : « Ne prenez pas tout ce que vous entendez pour argent comptant. Apprenez à penser par vous-même, sinon d’autres le feront pour vous. »
Source : Thinkerview




























































