Dans la nuit du 18 octobre 1973, le ciel de l’Ohio a été le théâtre de l’une des rencontres les plus documentées et les plus troublantes de l’histoire de l’ufologie. Cet incident implique à la fois un équipage chevronné de l’armée américaine et des témoins civils au sol, confrontés à un phénomène aérien défiant toutes les lois de la physique connues.
Un vol d’entraînement qui bascule dans l’inconnu
À environ 800 mètres d’altitude, un hélicoptère de l’armée américaine effectue un vol de routine pour regagner sa base de Cleveland. À son bord se trouve un équipage de réservistes de la 36e unité, dirigé par le capitaine Lawrence Coyne. Fort de 19 années d’ancienneté dans l’armée de réserve, le capitaine Coyne est un pilote expérimenté, habitué aux vols de nuit exigés par le règlement militaire.
Au même moment, au sol, près de Mansfield, une famille traverse une épaisse forêt en voiture. Erma, accompagnée de son fils Charlie et de Carmen, rentre d’un repas de famille. Le destin de ces civils et celui de l’équipage militaire vont se croiser autour d’une étrange apparition.
Dans les airs, l’équipage aperçoit soudainement une lumière rouge au loin. Dans un premier temps, l’objet semble s’éloigner et ne suscite pas d’inquiétude particulière. Cependant, quelques minutes plus tard, la situation prend une tournure alarmante : la lumière réapparaît d’un autre côté et entame une manœuvre directe en direction de l’hélicoptère.
Une interception en plein vol
L’objet volant non identifié, décrit plus tard comme un engin de couleur grise en forme de cigare mesurant environ 18 mètres de long, fonce droit sur l’appareil militaire. Le capitaine Coyne et ses hommes constatent rapidement que cet engin ne ressemble à aucun avion à réaction connu. L’absence totale de feux de navigation réglementaires, tels que les feux vert et rouge d’anticollision, ajoute à la tension qui règne dans le cockpit.
Face à cette menace imminente, le capitaine Coyne prend les commandes et tente de contacter la tour de contrôle de Mansfield par radio VHF et UHF pour savoir si des avions de chasse sont dans le secteur. Malgré un microphone fonctionnel, la communication est impossible : les contrôleurs aériens ne les entendent pas.
Pour éviter la collision avec l’objet qui leur fonce dessus, le pilote initie une manœuvre d’urgence. Il oriente le rotor vers le bas et fait chuter l’hélicoptère d’une trentaine de mètres en quelques secondes. Mais cette manœuvre évasive ne suffit pas à distancer leur poursuivant.
Le rayon vert et la perte de contrôle
C’est alors que se produit un phénomène totalement inexplicable. Un puissant rayon de lumière verte émane de l’OVNI et inonde l’intérieur de la cabine de l’hélicoptère. Au sol, les témoins civils, qui ont arrêté leur véhicule pour observer la scène, sont également balayés par ce même faisceau lumineux intense.
Dans l’hélicoptère, la panique cède la place à la stupéfaction. L’appareil cesse soudainement de descendre. Les trois hommes d’équipage se sentent littéralement suspendus dans les airs, désorientés. Leurs instruments de bord s’affolent, et la boussole magnétique devient inutilisable, suggérant la présence d’un puissant champ électromagnétique généré par l’objet.
Sous les yeux médusés de l’équipage et des civils, l’OVNI finit par s’éloigner. Mais l’incident ne s’arrête pas là : le capitaine Coyne réalise avec effroi que son hélicoptère est en train de monter tout seul, aspiré vers le haut de manière totalement illogique, sans aucune action sur les commandes.
À environ 1150 mètres d’altitude, l’hélicoptère subit une violente secousse physique. Instantanément, comme si un interrupteur avait été basculé, tous les instruments de bord se remettent à fonctionner normalement et le capitaine Coyne reprend le contrôle total de son appareil. Secoués mais sains et saufs, les militaires parviennent à rentrer à leur base de Cleveland.
Une enquête minutieuse et des témoignages historiques
Dès le lendemain matin, des auditions sont menées pour faire la lumière sur cet incident. Fait remarquable dans les dossiers ufologiques : les témoignages de l’équipage militaire et ceux de la famille d’Erma au sol concordent parfaitement concernant l’heure, la direction, la distance et la description du rayon vert.
Naturellement, l’affaire attire l’attention des sceptiques. Le journaliste Philip Klass avance l’hypothèse que les réservistes auraient été victimes d’une illusion d’optique causée par une boule de feu issue d’une pluie de météorites. Cependant, cette théorie est catégoriquement rejetée par des experts, dont l’ufologue Jennie Zeidman. Elle souligne que la durée prolongée du contact, la décélération contrôlée de l’objet et les angles complexes de ses déplacements rendent l’hypothèse météorique scientifiquement irrecevable.
Preuve du sérieux accordé à cette affaire, l’armée de l’air américaine n’a imposé aucun silence à ses hommes, les autorisant à s’exprimer publiquement sur leur expérience. La crédibilité de cet événement a atteint son apogée en 1978, lorsque le capitaine Lawrence Coyne a été invité à relater officiellement cet incident devant les Nations Unies, dans le cadre de la création d’un comité international dédié à l’étude des objets volants non identifiés.
Source : La vérité est ailleurs 2































































