À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, l’agitation médiatique se concentre sur des manœuvres d’appareils tout en occultant la question centrale qui détermine l’avenir du pays : l’appartenance à l’Union européenne, à l’euro et à l’OTAN. Sans sortir de ce cadre, aucun programme politique, de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen en passant par Édouard Philippe, Gabriel Attal ou Raphaël Glucksmann, ne peut redresser la France. Les transferts de souveraineté vers la Commission européenne à Bruxelles, la Banque centrale européenne à Francfort et l’OTAN à Washington ont en effet préempté toutes les politiques publiques. Invité d’André Bercoff sur Sud Radio, François Asselineau, président de l’Union populaire républicaine (UPR) et candidat à la présidentielle, détaille les rouages de cette impasse.
L’agriculture et l’immigration verrouillées par les traités
L’impuissance nationale s’illustre d’abord dans l’agriculture. L’accord conclu par la Commission européenne avec les pays du Mercosur autorise le Brésil à exporter 99 000 tonnes de viande bovine vers l’Europe en échange de l’importation de voitures de luxe. La filière bovine française est ainsi sacrifiée au profit de l’industrie automobile allemande, sans minorité de blocage possible face aux pays du Nord, soucieux uniquement d’acheter de la viande bon marché. Depuis 1992, 16 des 18 accords de libre-échange signés par Bruxelles ont pénalisé nos campagnes : le nombre d’agriculteurs a chuté de 2 600 000 en 1962 à 400 000, et les prochains traités avec l’Australie et les Philippines menacent désormais la filière ovine.
Le constat est identique sur l’immigration. Le traité d’Amsterdam de 1999 a transféré la politique migratoire à la Commission européenne, dont l’objectif officiel, énoncé en 2024 par la commissaire Ylva Johansson, consiste à faire entrer 4 millions de nouveaux migrants par an, là où une politique nataliste sur le modèle hongrois — qui exonère d’impôts à vie les foyers dès le troisième enfant — s’imposerait. En Italie, Giorgia Meloni a certes freiné les arrivées clandestines, mais ses régularisations massives font entrer davantage d’immigrés légaux chaque année que sous Mario Draghi. De plus, l’article 67 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne interdit tout contrôle aux frontières intérieures de l’espace Schengen.
Une Europe ruinée, hors-jeu et cocufiée par Washington
Sur le plan géopolitique, huit siècles d’histoire — depuis le mariage d’Henri Ier avec Anne de Kiev, comme le rappelait Charles de Gaulle — démontrent que l’intérêt vital de la France réside dans l’entente avec la Russie. Pourtant, Bruxelles a confié la défense européenne à l’Estonienne Kaja Kallas, choisie pour sa russophobie viscérale. Cet engrenage vient de conduire au premier exercice franco-britannique de frappe nucléaire contre la Russie au-dessus de la Méditerranée, poussant Vladimir Poutine à avertir que Moscou est prêt à la guerre face à l’Europe.
Pendant ce temps, Donald Trump prépare un nouveau Yalta planétaire avec Vladimir Poutine et Xi Jinping. L’Union européenne ressort du conflit ukrainien ruinée, cocufiée par Washington et totalement hors-jeu. Alors que nos services publics s’effondrent, des dizaines de milliards d’euros vont au régime corrompu de Volodymyr Zelensky, qui valorise les néonazis, pour acheter des armements à 60 % américains, 11 % allemands, 10 % sud-coréens, 7 % israéliens et seulement 2 % français. Après avoir coupé l’Europe de l’énergie russe via Nord Stream, les États-Unis siphonnent notre industrie : Donald Trump vient ainsi d’accueillir en Géorgie le patron d’Audi, qui investit 4 milliards de dollars outre-Atlantique au détriment des usines européennes.
Le piège de l’euro et l’hémorragie financière
Contrairement aux pays d’Europe du Sud figés dans le dogme bruxellois, la Norvège et l’Islande prospèrent hors de l’Union. De son côté, la Pologne encaisse les subventions européennes payées par la France mais refuse l’euro, voyant son niveau de vie dépasser le nôtre. Selon une étude d’un institut allemand parue en 2017, la monnaie unique — sous-évaluée pour l’Allemagne mais surévaluée pour la France — a coûté 56 000 euros à chaque Français entre 1999 et 2017.
Alors que la dette publique a triplé depuis 2007 pour atteindre 3600 milliards d’euros, entre 2 et 2,5 % du PIB français s’évaporent chaque année à l’étranger sans irriguer notre économie :
- 12 à 13 milliards d’euros de contribution nette au budget de l’Union européenne ;
- 10 milliards d’euros versés à l’Ukraine ;
- des milliards d’aide au développement perdus pour nos entreprises, tel un stade en Éthiopie bâti par un groupe chinois ;
- 45 milliards d’euros d’intérêts de la dette (la moitié des 91 milliards de frais financiers annuels) versés à des fonds spéculatifs et des fonds de pension étrangers.
Depuis que l’Acte unique européen de 1986 a imposé la libre circulation des capitaux, l’industrie française a plongé de 30 % du PIB en 1979 à 9 %, mettant les salariés au SMIC à 1500 euros en concurrence avec la Bulgarie (300 euros) ou le Bangladesh (30 euros). Tandis que la grande pauvreté et la mortalité infantile repartent à la hausse, cette dérégulation a enrichi une poignée d’oligarques multimilliardaires qui rachètent les médias et les instituts de sondage pour imposer leurs candidats, comme Emmanuel Macron dès 2017.
Sortir par l’article 50 et briser le verrou médiatique
Pour stopper cette hémorragie, François Asselineau propose de rétablir le contrôle des capitaux et de renationaliser progressivement la dette publique via des bons du Trésor réservés aux Français, sur le modèle de Charles de Gaulle en 1966 ou du Japon actuel. Élu président, il activera immédiatement l’article 50 du traité sur l’Union européenne pour engager le Frexit. Face à Richard Ferrand et au Conseil constitutionnel, qui veulent verrouiller l’usage référendaire de l’article 11, il oppose l’article 3 de la Constitution : la souveraineté nationale appartient au peuple, et neuf membres non élus ne peuvent se l’approprier.
Fort de 152 millions de vues cumulées sur YouTube — ce qui en fait le deuxième responsable politique français le plus suivi sur internet après Jean-Luc Mélenchon, avec deux fois plus d’abonnés que Marine Le Pen —, le président de l’UPR refuse toute union des droites ou des gauches soumises à Bruxelles. Dans l’esprit du Conseil national de la Résistance et du « non » majoritaire de 2005, il appelle les maires à braver la fin de l’anonymat des parrainages pour permettre aux Français de débattre enfin du Frexit en 2027.
Source : Sud Radio




























































