Lors d’une audience publique tenue à Washington D.C. le 11 août 2015, Patrick Roddie, chercheur et activiste anti-géoingénierie basé à San Francisco, a livré un témoignage percutant devant l’Agence de protection de l’environnement (EPA). Venu s’exprimer sur l’impact des émissions de gaz à effet de serre des avions sur la santé publique, il a profité de cette tribune pour dénoncer ce qu’il considère comme une réalité dissimulée : l’existence et la pulvérisation systématique de chemtrails (traînées chimiques) à l’échelle mondiale.
Un ciel métamorphosé : de l’azur au voile laiteux
Patrick Roddie commence son argumentation en rappelant une donnée météorologique fondamentale : si le dioxyde de carbone (CO2) ne représente que 3 % des gaz à effet de serre de la planète, l’eau en constitue 95 %. Les nuages agissent comme un isolant, retenant la chaleur et réduisant les écarts de température entre le jour et la nuit. C’est sur ce principe que repose le problème des traînées de condensation persistantes.
Selon l’expert, le ciel de notre enfance, d’un bleu profond, a progressivement laissé place à un voile blanc laiteux, quadrillé par des traînées qui s’étirent d’un horizon à l’autre avant de s’étendre pour couvrir la voûte céleste. Ces formations, visibles par tous et capables de s’étirer sur des milliers de kilomètres, persistent désormais indépendamment de l’altitude, de la température ou du taux d’humidité. Ce phénomène, autrefois rare, est devenu une banalité quotidienne partout dans le monde.
Les rouages de la gestion du rayonnement solaire
Pour expliquer cette transformation, Patrick Roddie pointe du doigt la géoingénierie, et plus particulièrement la gestion du rayonnement solaire (ou injection d’aérosols stratosphériques). L’objectif affiché de ces programmes serait de pulvériser des millions de tonnes de particules réfléchissantes dans l’atmosphère pour renvoyer la lumière du soleil vers l’espace et ainsi freiner le réchauffement climatique.
Le processus, breveté notamment par l’entreprise de défense Raytheon, repose sur un principe simple : des particules microscopiques pulvérisées par des avions à réaction servent de noyaux de condensation. Elles attirent la vapeur d’eau atmosphérique pour former des traînées persistantes artificielles, qui s’étalent ensuite pour créer une couverture nuageuse artificielle de type cirrus. Si les géoingénieurs évoquent publiquement l’utilisation de sulfates inoffensifs, la réalité décrite par Roddie serait bien plus sombre.
Des nanoparticules toxiques : aluminium et baryum
D’après les recherches de l’activiste, la littérature scientifique elle-même conclut que les sulfates ont une efficacité limitée. À la place, les programmes privilégieraient des nanoparticules hautement toxiques d’aluminium et de baryum. Le chercheur David Keith, fervent défenseur de la géoingénierie, a d’ailleurs souligné que l’oxyde d’aluminium était beaucoup plus efficace que le soufre pour refléter le rayonnement, tout en coagulant beaucoup moins vite, ce qui lui permet de rester en suspension plus longtemps dans la stratosphère.
L’utilisation de ces métaux lourds soulève des inquiétudes sanitaires majeures que, selon Roddie, les autorités refusent obstinément d’aborder :
- L’aluminium : Il s’accumule dans le cerveau, les os et les reins. C’est une neurotoxine qui accélère le vieillissement cérébral et augmente l’inflammation. Il est sept fois plus biodisponible lorsqu’il est inhalé que lorsqu’il est ingéré. Roddie relie cette pollution à l’explosion de la maladie d’Alzheimer, passée de la 8e à la 6e cause de mortalité aux États-Unis entre 1999 et 2013.
- Le baryum : Encore plus mortel, il cible les systèmes cardiovasculaire, nerveux, respiratoire et rénal. Une exposition peut entraîner des arrêts pulmonaires, des paralysies musculaires et des défaillances cardiaques soudaines.
De manière révélatrice, l’insuffisance respiratoire est devenue la troisième cause de décès aux États-Unis en 2011, à une époque où le tabagisme était à son plus bas niveau historique et où les normes d’émissions industrielles étaient les plus strictes.
Preuves visuelles et analyses chimiques accablantes
Pour étayer ses affirmations, Patrick Roddie avance des preuves tangibles basées sur la physique optique. L’eau et la glace créent naturellement des arcs-en-ciel ou des halos solaires avec un rayon de 42 degrés, en raison de leur indice de réfraction (environ 1,33). Or, ces dernières années, on observe de plus en plus fréquemment des halos très serrés de 21 degrés encerclant complètement le soleil.
Selon l’expert, la physique est formelle : rien ne peut modifier l’indice de réfraction de l’eau. Ces halos atypiques sont la signature de sels métalliques en suspension dans l’air. L’oxyde d’aluminium cristallin possède un indice de réfraction de 1,76, tandis que celui du sulfate de baryum est de 1,63, ce qui explique parfaitement la formation de ces halos plus étroits.
Afin de confirmer cette hypothèse, Roddie a fait analyser de l’eau de pluie collectée sur le toit de son immeuble à San Francisco en avril 2015, à près de 9 600 kilomètres de toute source de pollution industrielle majeure. Les résultats d’un laboratoire certifié ont révélé :
- Une concentration de baryum de 160 microgrammes par litre.
- Un test précédent, réalisé en janvier 2014, avait révélé un taux d’aluminium de 190 microgrammes par litre.
Un appel à la transparence face au silence institutionnel
Face à ces données, Patrick Roddie a formellement soumis une demande d’accès à l’information (FOIA) pour forcer l’EPA à publier l’historique des tests de métaux dans l’air et l’eau de pluie depuis les années 1980, l’agence ayant curieusement cessé de publier les données sur l’aluminium en suspension dans l’air en 2002.
« Votre mandat est de protéger l’environnement, en particulier l’air que nous respirons. Je ne m’attendrais pas à ce que vous admettiez l’existence d’un programme aussi secret que le projet Manhattan […] Mais lorsqu’un programme de géoingénierie cause des millions de décès prématurés par an, vous devez faire plus que vous renvoyer la balle entre agences gouvernementales. Faites votre travail. L’histoire vous jugera sur vos actions ou votre inaction. »
L’activiste a conclu son intervention en dénonçant le silence assourdissant des agences gouvernementales et des organisations prétendument écologistes, comme Greenpeace, face à ce qu’il qualifie d’empoisonnement délibéré et continu de notre atmosphère.
Source : La vérité est ailleurs 2































































