Le 25 juillet 2010, Jordan Maxwell était l’invité de Truth Frequency Radio. Ce chercheur explore depuis plus de cinquante ans l’astrothéologie, les sociétés secrètes et les mystères cachés de la Bible, et il rentrait d’un séjour de plus de six semaines en Europe. Au Vatican, un guide l’a fait entrer « par la porte de derrière », dans des lieux fermés aux touristes. Il en garde le souvenir d’un étalage de richesse et de puissance « absolument délirant ». Peu de gens savent pourtant comment l’Église a acquis un tel pouvoir. Cette histoire commence aux IIIe et IVe siècles de notre ère.
Du culte de Mithra à l’Église « universelle »
Le christianisme apparaît en Orient. À la même époque, la religion dominante de l’Empire romain est le mithraïsme. Comme Rome règne sur le monde méditerranéen, ce culte devient la religion universelle romaine, et « universel » se dit « catholique ». Mithra était un dieu solaire, mort et ressuscité, entouré de douze disciples et mort pour les péchés des hommes. L’Église a conservé le titre et les enseignements, en remplaçant simplement Mithra par un autre messie.
Le culte solaire ne se cache même pas : le jour saint des chrétiens est le dimanche, le Sunday des anglophones, le « jour du soleil ». Le mot « amen », qui clôt les prières des chrétiens, des juifs et des musulmans, est lui-même le nom d’un dieu égyptien de la vie.
Un récit codé dans les étoiles
« Je ne crois pas un seul instant que Jésus ait existé en tant qu’homme », affirme Jordan Maxwell. L’essentiel est pourtant ailleurs. Le Nouveau Testament est une métaphore codée, que l’Église a transformée en récit historique pour bâtir une puissance politique, un État parmi les États. L’Ancien Testament, lui, est un document juridique et commercial : il traite de tribunaux et de la propriété des êtres humains. Le Nouveau Testament en est le « recours en droit », le moyen de s’en affranchir.
La clé de ce code, c’est l’astrothéologie, le plus ancien récit de l’humanité. Le Christ figure le soleil durant l’ère des Poissons. D’où le poisson, symbole des premiers chrétiens, et la multiplication des pains et des deux poissons.
Dans l’Évangile de Luc (22:10), à l’approche de la Cène, Jésus envoie ses apôtres dans la ville suivre un homme qui porte une cruche d’eau. Cet homme, c’est le Verseau, le signe qui succède aux Poissons. Les douze apôtres sont les douze signes du zodiaque. Quant au baiser de Judas, c’est celui du Scorpion, « celui qui mord dans le dos », qui annonce la mort du soleil en hiver. En privé, la plupart des membres du clergé avec qui Jordan Maxwell s’est entretenu le reconnaissent. Mais ils ont un salaire à défendre.
Dagon, la mitre et les deux clés
Le Vatican est dominé par le culte de Dagon, un très ancien dieu-poisson surgi de la mer, connu dès Sumer. Vue de profil, la mitre du pape est une tête de poisson. Le protestantisme n’a rien changé à ce culte, qui plaisait tant aux foules : il contestait seulement la manière dont Rome gouvernait l’Europe. Issu d’une famille catholique, Jordan Maxwell précise qu’il ne vise pas les fidèles, mais l’institution.
Selon la doctrine, Dieu a confié la Terre à Jésus. En tant que vicaire du Christ, le pape la garde jusqu’au retour de ce dernier. Il revendique ainsi une autorité absolue sur toute vie, humaine et animale. C’est aussi lui qui accordait aux rois d’Europe leur « droit divin », et il pouvait tout aussi bien le leur retirer. Ses deux clés croisées représentent le pouvoir céleste et le pouvoir terrestre. Vue du ciel, la cour du Vatican dessine d’ailleurs un trou de serrure.
Autour de Rome gravitent l’Opus Dei, la loge maçonnique P2, les Chevaliers de Malte et quantité d’ordres fraternels. Les Templiers rapportaient au Vatican les trésors pillés à travers le monde. Un jour, ils ont voulu les garder pour eux, comme des soldats de la mafia lassés de nourrir le parrain. Après la vendetta, les affaires ont repris. Premiers banquiers de l’histoire, les Templiers le sont restés : les grands banquiers du monde appartiennent encore à leur ordre.
Rome au cœur de Washington
Les États-Unis vivent eux aussi sous un système romain. Le Sénat américain siège sur Capitol Hill, comme le Sénat romain sur le Capitole. Le dôme du Capitole a pris pour modèle celui du Vatican, comme l’a montré le magazine Life. Deux faisceaux romains d’environ 2,40 mètres encadrent la tribune où le président prononce son discours sur l’état de l’Union, et le sceau du Sénat en porte deux. Quant à l’aigle américain, c’est l’aigle de Rome. Il n’a que deux ailes, la gauche et la droite, d’où les deux seuls partis du pays.
Les mots du droit ne doivent rien au hasard non plus. Le Black’s Law Dictionary, le dictionnaire juridique américain de référence, a défini l’être humain comme un « monstre », c’est-à-dire quelqu’un qui ne peut posséder de terre. « Mâle » et « femelle » désignent des animaux, tandis que les humains relèvent du masculin et du féminin. Cocher l’une de ces cases revient donc à se déclarer animal, « produit maritime » sorti des eaux de sa mère.
Les enfants sont des kids, autrement dit des chevreaux. On va au tribunal (court) comme sur un court de tennis, raquette (racket, qui signifie aussi « escroquerie ») en main. Le corps de chacun est même un titre coté à la Bourse de New York. Voilà pourquoi l’assurance et la ceinture de sécurité sont obligatoires.
L’arche d’alliance et Hollywood
L’arche d’alliance n’a jamais été hébraïque : c’était un symbole égyptien, « l’arche du contrat ». Ce n’est pas un hasard si Steven Spielberg envoie Indiana Jones au Tibet puis en Égypte, et non en Terre sainte.
Hollywood connaît ces secrets. Lors d’une soirée privée à Disneyland, Jordan Maxwell s’est retrouvé à table avec Michael Eisner, alors président de Disney, et George Lucas. Ce dernier connaissait le livre qu’il avait coécrit avec Steve Allen, car sa femme le lui avait fait lire. Pendant 45 minutes, ils ont parlé d’astrothéologie et de symbolisme, et ses interlocuteurs se sont montrés parfaitement informés.
Un combat perdu d’avance
L’humanité peut-elle encore se ressaisir ? Non, répond Jordan Maxwell. Dans le Serengeti, les troupeaux broutent sans voir ramper les lions, organisés et méthodiques. De la même façon, les peuples sont trop absorbés par la télévision et le sport pour voir venir le danger.
Un agent du FBI l’avait d’ailleurs averti : s’en prendre au gouvernement américain ne le menaçait pas, mais s’en prendre à l’Église revenait à s’attaquer au crime organisé. À 70 ans, il prépare donc un club de recherche privé. Il pourra y parler librement et partager les documents accumulés en un demi-siècle. À ceux qui le traitent de conspirateur, il rappelle qu’il a vécu onze ou douze ans dans un bureau d’une pièce sans douche, avec sa seule pension de retraite : « Si j’étais un conspirateur, au moins je pourrais payer mon loyer. »
Source : in5d



























































