Dans un entretien accordé à la chaîne Tocsin, la psychologue et diplômée en sciences politiques Marion Saint Michel, auteure de l’ouvrage Gouvernance Perverse, livre une analyse sans concession de la crise systémique que traverse la société française. Loin de se limiter à une simple lecture politicienne, elle dépeint un tableau global où la politique spectacle masque une réalité beaucoup plus sombre : un plan méthodique de destruction des peuples orchestré par des marionnettistes invisibles, dont nos dirigeants ne seraient que les exécutants.
Le théâtre d’ombres de la politique française
Interrogée sur la posture de Marine Le Pen et l’avenir du Rassemblement National, Marion Saint Michel invite à prendre du recul face à ce qu’elle qualifie de « judiciarisation spectacle » et de « politique spectacle ». Selon elle, le système actuel agite des chiffons rouges pour polariser l’attention des Français pendant que les véritables décisions se prennent ailleurs.
Elle s’interroge ouvertement sur la nature profonde de l’opposition menée par Marine Le Pen ces dernières années. En pointant du doigt le recul sur la question de la sortie de l’Union européenne — qui maintient de fait le pays dans la matrice décisionnelle de Bruxelles — et l’absence d’initiatives offensives comme une procédure de destitution présidentielle, la psychologue pose une question provocatrice : le RN ne serait-il pas, à son insu ou non, un instrument entre les mains des véritables décideurs ? Elle évoque l’hypothèse d’une alternance contrôlée, où l’arrivée au pouvoir de figures dites hors-système servirait en réalité à assommer définitivement les espoirs de la population une fois confrontée à l’impuissance réelle du pouvoir exécutif.
Le triptyque de la destruction : prédation, dépopulation et contrôle
Pour comprendre la situation actuelle, Marion Saint Michel s’appuie sur les travaux de Claire Sévrac, notamment son livre La guerre secrète contre les peuples publié il y a plus de dix ans. Elle y voit la description d’une véritable toile d’araignée dont les mailles se resserrent aujourd’hui autour de trois axes stratégiques majeurs.
1. La prédation économique
Le premier objectif de cette gouvernance est le démantèlement des forces vives et des richesses nationales au profit d’intérêts privés. Marion Saint Michel évoque la destruction délibérée des services publics, de l’hôpital à la SNCF, pour justifier ensuite leur privatisation sous prétexte d’inefficacité. C’est l’application directe de la stratégie du choc théorisée par Naomi Klein : provoquer ou instrumentaliser des crises pour imposer des solutions ultra-libérales qui appauvrissent les populations tout en enrichissant les fonds de pension étrangers.
2. La dépopulation programmée
Le deuxième volet, qualifié de démocide, englobe toutes les mesures visant à réduire ou fragiliser la population. L’auteure cite notamment la loi sur l’euthanasie, rebaptisée par subversion sémantique « aide à mourir », qu’elle compare aux programmes eugénistes du passé visant à éliminer les plus faibles et les plus coûteux pour la société. Elle dresse également un parallèle troublant entre la gestion sanitaire humaine (comme lors de la crise du Covid-19) et celle du monde agricole, où des troupeaux entiers sont abattus ou vaccinés de force sous couvert de menaces virales minimes. Enfin, elle mentionne l’usage d’une immigration non intégrative et déracinée, maintenant les individus dans une insécurité identitaire et psychologique propice au chaos social.
3. L’hyper-contrôle numérique
Le dernier pilier repose sur la mise en place d’outils de surveillance de masse et de contrôle numérique pour soumettre la population restante. Ce contrôle est facilité par une guerre psychologique permanente conçue pour maintenir les citoyens dans un état d’anxiété diffuse.
La dimension ésotérique et la guerre spirituelle
Allant plus loin dans son analyse psychologique des élites, Marion Saint Michel aborde la dimension diabolique ou ésotérique de cette gouvernance. Prenant pour exemple les révélations de l’affaire Epstein, elle explique que les réseaux de corruption financière et de pédocriminalité ne sont pas de simples dérives individuelles, mais les rouages d’un système initiatique. Selon elle, ces élites utilisent des rituels et des énergies inversées (négatives) pour obtenir du pouvoir et de la réussite matérielle.
Pour asseoir ce pouvoir, le système a méthodiquement œuvré à décristianiser l’Occident. En coupant les peuples de leurs racines spirituelles et de la transcendance, les dirigeants les ont privés d’une source majeure de protection et de force intérieure. On présente alors la spiritualité, la prière ou les médecines énergétiques et l’homéopathie comme du charlatanisme pour empêcher les gens de découvrir des outils d’autonomie et de guérison qui échappent au contrôle des multinationales.
Quelles solutions pour résister et rester sain d’esprit ?
Face à ce système pervers, Marion Saint Michel propose plusieurs pistes de résilience concrètes :
- Comprendre la toile dans sa globalité : Il est essentiel de ne pas se focaliser sur des détails ou des polémiques stériles, mais de garder une vision d’ensemble pour ne pas se laisser manipuler.
- Refuser le consentement : Manifester une opposition ferme et intuitive à tout ce qui dénature notre humanité et notre conscience.
- Se reconnecter à la terre et au local : Prendre exemple sur les initiatives de solidarité locale, comme le collectif de paysans du Pays Basque qui luttent pour leur souveraineté alimentaire et la préservation de leurs troupeaux hors obligation vaccinale.
- Retrouver la transcendance : Que ce soit par la prière, la méditation ou le lien sacré avec la nature (à l’image des traditions chamaniques partagées par des figures comme l’Équatorienne Mama Avelina Rogel), la reconnexion spirituelle permet de puiser des forces indispensables.
- S’unir en communauté : Rompre l’isolement et l’atomisation sociale voulus par le système en créant des réseaux d’entraide pour protéger les plus vulnérables, en particulier les enfants et les personnes âgées.
En conclusion, Marion Saint Michel rappelle cette mise en garde de Claire Sévrac : coupés de Dieu, de la nature, de la famille et du savoir, les individus perdent les certitudes nécessaires pour tenir debout. C’est donc en restaurant ces piliers fondamentaux que réside la véritable clé de la résistance.
Source : Tocsin































































