Fiction ou réalité ? Qui peut le dire. Les événements survenus depuis vingt-cinq ans et des informations obtenues en provenance de France éclairent pourtant ce document d’un jour nouveau. Le scénario décrit dans le Protocole de Toronto, rendu public par Serge Monast, permet de comprendre ce qui paraissait jusque-là incompréhensible. Les conditions économiques actuelles semblent même plus que confirmer son authenticité.
Juin 1967 : une réunion secrète à Toronto
Fin juin 1967, Montréal accueille l’Expo 67 et Ottawa prépare le centenaire de la Confédération canadienne. Les États-Unis contestent la guerre du Vietnam et vibrent au rythme du flower power. Mai 68 en France, l’explosion du nationalisme québécois et Woodstock approchent. Au même moment, à Toronto, les hautes instances de la franc-maçonnerie anglo-saxonne finalisent le plan de « la chute des nations ».
La réunion, ultra-confidentielle, rassemble ceux qui se nomment eux-mêmes les « 666 ». Il s’agit des dirigeants des six plus grandes banques mondiales, des six plus grands consortiums énergétiques, pétrole compris, et des six plus grands consortiums agroalimentaires, maîtres des principales routes alimentaires du globe. Leur objectif est triple : obtenir la mainmise absolue sur le commerce mondial, sur l’arme énergétique du XXIe siècle et sur l’agroalimentaire. Ce dernier secteur englobe à leurs yeux les géants pharmaceutiques et le marché mondial des vitamines et des vaccins.
Le plan s’articule en trois volets, économique, politique et social, et couvre les années 1970 et 1980. Il doit déboucher sur la prise du pouvoir mondial par l’instauration du nouvel ordre mondial, celui dont le président américain George Bush fera plus tard la promotion. Le document s’intitule Panem et circenses, « du pain et des jeux du cirque ». Son but est le génocide du vital au profit du rentable. Pour le financer, l’aide humanitaire et alimentaire internationale doit notamment être détournée vers les multinationales des 666.
Une société de loisirs pour endormir les masses
Toutes les périodes de décadence des civilisations ont été marquées par « l’errance de l’esprit ». Il faut donc bâtir une société mondiale de loisirs, accessible à toutes les couches de la population : sexe, drogues, sport, voyages et exotisme. L’homme doit se croire moderne parce qu’il peut jouir largement, et tout de suite.
Médias, mode, culture et nouvelle musique seront infiltrés. En tenant la jeunesse par les sens, les 666 pourront transformer sans être inquiétés la politique, le système légal et l’éducation. « Les populations, nous le savons, n’ont pas de mémoire historique », assène le texte. Elles répètent les erreurs de leurs grands-parents qui, après la libération des mœurs, ont connu la crise économique puis la guerre.
Une règle, déjà éprouvée lors de l’installation du communisme, guide l’ensemble : la rentabilité de l’exception. Les cas exceptionnels doivent devenir des règles imposées à tous, ce qui sera l’objectif premier des futures contestations de la jeunesse. La société finira par s’effondrer sur elle-même dans une confusion sans précédent.
Faire éclater la famille
Héritée du christianisme, la famille est la pierre angulaire de l’Occident. Leurs prédécesseurs avaient financé les écrivains révolutionnaires pour ériger en Russie un État-dieu supérieur à l’individu et à la famille. Les 666 veulent à leur tour faire disparaître la famille, et avec elle les enseignements religieux ancestraux. Ils comptent ensuite supprimer les classes sociales, à commencer par la classe moyenne. Ces changements doivent sembler issus de la volonté populaire. Des cas isolés seront donc amplifiés à l’extrême par des étudiants noyautés, des journalistes favorables et des politiciens achetés.
L’instrument clé de ce dispositif réside dans les bureaux de protection de l’enfance, appuyés sur une charte des droits de l’enfant « laborieusement mise au point dans nos loges ». Ils seront confiés à de jeunes diplômés sans expérience, persuadés que tout parent est un criminel en puissance. Ces bureaux disposeront d’une autorité légale absolue pour retirer les enfants de leur famille et les placer dans des foyers étrangers ou des centres gouvernementaux.
Les enfants seront encouragés à dénoncer leurs parents trop autoritaires ou trop religieux, comme dans la Russie des années 1950. L’enseignement judéo-chrétien finira par être considéré comme un abus. Toutes les croyances, sorcellerie et magie comprises, devront au contraire être respectées au même titre. Le rôle parental passera à l’État, puis aux Nations unies. « Notre but n’est pas de protéger les enfants », précise le document : il s’agit de provoquer la chute des nations.
L’école, la jeunesse et la libération sexuelle
À l’école, l’enseignement de la religion, de l’histoire et de la bienséance disparaîtra sous couvert de modernité. Celui de la langue et des mathématiques sera dilué dans une avalanche d’expérimentations. Privée de repères moraux et de fierté nationale, la jeunesse deviendra arrogante et portée à la délinquance. Individualiste, donc anarchiste, elle sera incapable d’assurer la continuité de la société ou de prendre en charge ses aînés. Une charte des droits et libertés individuelles inversera la logique : l’individu sera protégé contre la majorité, et non plus l’inverse.
Le document révèle aussi que des laboratoires financés par les loges ont mis au point la pilule, appelée à reléguer la morale judéo-chrétienne aux oubliettes. Les mouvements féministes seront infiltrés pour pousser leur logique jusqu’à l’éclatement définitif de la famille. Divorce et avortement sur demande, reconnaissance légale de l’homosexualité, alcool, drogues et suicide achèveront de briser les générations futures. Les loges prendront le contrôle mondial des drogues. Toute notion de bien et de mal disparaîtra, comme lors de la chute de l’Empire romain.
Prospérité illusoire et État tentaculaire
Les années 1970 doivent offrir un climat de confiance, avec du travail, du crédit et des loisirs pour tous. Cette prospérité endort la vigilance et crée une classe moyenne illusoire, que les 666 feront ensuite disparaître en lui coupant tout moyen de subsistance. L’État, devenu le nouveau parent, se centralise à outrance et multiplie les fonctionnaires. Ceux-ci forment un « gouvernement dans le gouvernement » qui, quel que soit le parti au pouvoir, servira de levier pour endetter les nations jusqu’à l’effondrement. Cette machine dresse aussi un labyrinthe administratif face aux citoyens.
Les dirigeants d’entreprise, les responsables publics et les chercheurs trop efficaces seront achetés ou éliminés. Les organismes supranationaux passeront sous contrôle, et les banques ne financeront que les médias favorables.
Vider les campagnes et diviser les peuples
Une autre phase, amorcée avec la crise de 1929, vise les campagnes. Autonomes et capables de nourrir les États, les propriétaires ruraux menacent le plan. Entassés en ville, ils dépendront des industries des 666. Ceux qui restent seront regroupés en coopératives agricoles infiltrées.
Enfin, le respect obligatoire de la diversité des cultures, des religions et des ethnies fera passer la liberté individuelle avant l’unité nationale. Chaque minorité revendiquera sa part de pouvoir, jusqu’à des guerres interminables. Épuisées par ces luttes et coupées de leurs racines, les nations abdiqueront. Les Nations unies pourront alors imposer le nouvel ordre mondial, annoncé jadis par le communisme puis par le nazisme, « nos créations passées ». Ainsi s’achève le document des 666, daté de fin juin 1967.
Source : Mona L.



























































