Dix-huit ans après la réunion secrète de 1967, soit 6 + 6 + 6, le « groupe des six » se réunit de nouveau à Toronto, fin juin 1985. Il ne s’agit plus de jeter les bases du projet mondialiste, mais d’en finaliser les dernières étapes : provoquer la chute des États-nations et confier le pouvoir international aux Nations unies. C’est le contenu de L’Aurore rouge, le document que Serge Monast présente comme la suite du protocole de Toronto. La chaîne Mona L. l’a lu intégralement dans une vidéo mise en ligne en 2020, en le rattachant au fichage électronique, à la RFID, à la 5G et à ID2020.
Le programme est posé d’emblée. Il s’agit d’établir un culte occulte mondial, de financer le projet et de contrôler le FMI, le GATT (l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce), la Commission de Bruxelles, l’OTAN et l’ONU. S’adressant à ses « frères », l’orateur se félicite : les dix-huit dernières années ont été très profitables, et la chute des nations n’est plus qu’une question de temps.
L’ordinateur, pierre angulaire du nouvel ordre mondial
Grâce à leurs agents d’infiltration et à des moyens financiers colossaux, les conjurés contrôlent les plus grandes entreprises scientifiques et technologiques. Dès les années 1950, des réunions secrètes ont préparé l’implantation mondiale des ordinateurs. En 1985, ils entrevoient une « autoroute internationale » reliant toutes ces machines, sans laquelle le contrôle individuel des populations serait impossible. Ces machines remplacent des millions d’individus et n’ont ni conscience ni morale. Sans patrie, sans religion ni appartenance politique, elles sont les esclaves parfaits dont rêvaient leurs prédécesseurs.
Le terrain idéologique est prêt. Une religion de l’homme pour l’homme a permis d’infiltrer tous les secteurs occidentaux et d’en saper la base judéo-chrétienne. Coupé de ses racines, l’homme n’attend plus qu’une idéologie nouvelle, celle du village global. Pendant qu’il rejoindra avec enthousiasme ce réseau sans frontières, il sera fiché, identifié et rentabilisé depuis des leviers qui lui restent cachés. Ceux qui ne présentent aucune rentabilité seront décimés par des guerres locales attisées ici et là.
La feuille de route jusqu’en 1998
- Pervertir la jeunesse par les loisirs, la vidéo et les jeux, pour en faire des êtres gouvernés par leurs sens, sans idéal, faciles à mener.
- Encourager la contestation écologiste, jusqu’à ce que les nations échangent leur dette contre 33 % de leur territoire laissé à l’état sauvage. En parallèle, initier les enfants aux ordinateurs dès l’école.
- Imposer le libre-échange, contrôlé au sommet par les trois commissions trilatérales (Asie, Amérique, Europe), pour diviser les nationalistes et faire grimper le chômage.
- Modifier les lois sur l’immigration par les ministères infiltrés. Des conflits provoqués et des campagnes de presse susciteront des afflux de réfugiés destinés à déstabiliser les nations visées.
- Délocaliser les multinationales vers l’Europe de l’Est, la Russie, la Chine et le tiers-monde, pour une main-d’œuvre bon marché et non syndiquée, tenue par la dette envers le FMI et la Banque mondiale. Pendant ce temps, l’Occident, bercé par des importations bon marché, voit ses usines fermer.
- Bâtir une économie et une culture mondiales échappant aux États, grâce au contrôle de la télévision et des médias : les artistes seront à l’image des conjurés ou ne survivront pas.
- Employer les armées nationales, comme celle des États-Unis, sous couvert humanitaire, pour soumettre les pays récalcitrants.
- Multiplier les assistés, illettrés et sans-abri jusqu’à faire planer le spectre de la guerre civile.
- Imposer l’austérité par le FMI pour briser les grands projets nationaux dans l’énergie, l’agriculture, les transports et les technologies nouvelles.
Police, armée et justice sous contrôle
Les départs volontaires « avec remise de médaille » seront comblés par des ordinateurs. La police et l’armée seront purgées de leurs éléments âgés et de tous ceux qui ont une conscience judéo-chrétienne. De jeunes recrues sans morale, rompues aux réseaux électroniques, les remplaceront. Les bases militaires seront transférées à l’ONU, dont les forces de paix, enlisées dans des conflits insolubles et montrées impuissantes par les médias, deviendront une force d’intervention multinationale réclamée par les peuples eux-mêmes. C’est une démilitarisation sans combat.
Suivront un fichage électronique généralisé, un centre judiciaire mondial et un tribunal international. Le contrôle des armes à feu doit être achevé grâce au plan Alpha, lancé dans les années 1960. Des tireurs fous y créent un climat d’insécurité, dont la responsabilité est rejetée sur des extrémistes religieux ou des personnes affirmant communiquer avec Dieu. Le document rappelle aussi les lois allemandes des années 1930.
La phase Oméga
Issue d’expérimentations du début des années 1970, la phase Oméga prévoit l’usage mondial des armes électromagnétiques. Elle passe par le dérèglement du climat, la destruction des récoltes, la faillite des terres agricoles, la dénaturation des aliments et l’empoisonnement chimique de la nature. Le but est de ruiner les industries alimentaires et de s’emparer de la production et des routes alimentaires de la planète. L’électromagnétisme doit aussi provoquer des tremblements de terre dans les grandes régions industrielles.
Qui pourra s’en douter ? Ceux qui dénonceront la conspiration passeront pour suspects, car l’homme est devenu un ennemi pour l’homme. Esclavage des enfants, pillage du tiers-monde, abrutissement de la jeunesse, conflits interethniques et restrictions budgétaires annoncent l’accomplissement du rêve ancestral. Le document se clôt sur la mention « juin 1985 ».
Mythe ou réalité ?
La question, selon la conclusion, revient à demander si Le Meilleur des mondes ou 1984 étaient des mythes, alors que leurs auteurs avaient eu accès à des documents d’époque. Le roman a souvent servi à avertir, car une révélation directe éveille plus de méfiance que d’adhésion. Mais avec les premières restrictions budgétaires, qui marquent le commencement de la fin, l’urgence ne laissait plus le temps d’écrire une fiction.
Publier ces documents place leurs instigateurs sur la défensive. Chaque lecteur est invité à réfléchir, à se regrouper avec d’autres et à prendre dès maintenant les moyens de survivre. « Même si ma vie est en danger à cause de la diffusion d’informations comme celle-ci, elle l’est encore plus par l’ignorance de ces mêmes informations », lit-on. À chacun de juger, au regard des événements passés et à venir, et de comprendre que la peur ne sert qu’à paralyser et à livrer les peuples à ceux qui veulent les asservir.
Source : Mona L.



























































