À quelques mois de l’échéance présidentielle en France, Jacques Attali vient de commettre une bourde monumentale en publiant une vidéo sur son compte X personnel. L’essayiste et conseiller de l’ombre y lâche un aveu de taille, annonçant froidement et à l’avance qu’aucun candidat à l’élection présidentielle n’appliquera son programme. Une sortie révélatrice de la part d’un homme qui se vante depuis des décennies d’avoir été le bras droit de plusieurs présidents de la République, de François Mitterrand jusqu’à Emmanuel Macron. Omniprésent dans les hauts réseaux français et les cercles de réflexion — tout comme son frère jumeau, grand entrepreneur à succès —, il avait lui-même qualifié Emmanuel Macron de talentueux à ses débuts et l’avait recommandé officieusement dans les sphères du pouvoir, à l’image d’Alain Minc qui l’avait introduit auprès de David de Rothschild.
Cette prise de parole trahit surtout une véritable panique. Habitué à revendiquer la paternité du « Mozart de la finance » lorsque celui-ci posait en couverture des magazines, Jacques Attali s’était déjà empressé de se désolidariser du chef de l’État dès que la situation a commencé à tourner au vinaigre. Les 1000 milliards d’euros de dette supplémentaires, les manifestations, la colère populaire et les révoltes sociales : tout cela ne serait soudainement plus de sa faute, sous prétexte qu’Emmanuel Macron ne l’aurait pas écouté. Désormais, face à l’approche du scrutin, il prépare les esprits à l’idée que le vote des Français ne changera strictement rien à la feuille de route imposée.
Le scénario écrit d’avance d’une rigueur forcée
Dans son intervention vidéo, Jacques Attali détaille avec un aplomb prophétique la mécanique exacte qui suivra le scrutin pour justifier l’abandon immédiat des promesses électorales :
« Les candidats aux prochaines élections présidentielles ont tous des programmes, ou presque. Mais mon sentiment, c’est qu’aucun d’entre eux n’appliquera son programme. Et je peux vous dire à l’avance ce qui va se passer. Une fois élus, ils diront : « Eh bien, faisons le bilan d’abord. Je vais créer une commission d’enquête qui me dira quelle est la réalité de la situation. » Cette commission d’enquête va inévitablement dire : « Oh là là, la situation est bien pire que ce qu’on pouvait craindre. Je ne peux donc pas appliquer les promesses que je vous ai faites. Oubliez-les pour un moment, on verra plus tard. Pour le moment, la priorité est à la rigueur, à l’exigence, à l’augmentation de la durée du travail, de l’âge de la retraite, des impôts, à faire des économies. » Bref, tout ce que les gens sérieux vous disent qu’il faut faire maintenant. »
Pour l’ancien conseiller présidentiel, inutile même d’attendre ces fameuses commissions d’enquête, puisque la situation tragique du pays est déjà connue de tous grâce à la presse. Estimant que si Emmanuel Macron a commis beaucoup d’erreurs, ses successeurs pourraient en faire bien davantage en beaucoup moins de temps, il balaye d’un revers de main ce qu’il appelle les « folies » contenues dans les programmes des différents candidats. Le message est limpide : il faut imposer sans délai une grande période d’austérité qui aurait dû débuter depuis longtemps et cesser de faire croire aux Français qu’une autre politique est possible. Peu importe le bulletin glissé dans l’urne, le futur président devra se plier à cet agenda précis de sacrifices sociaux et fiscaux.
Censure, déconnexion et mépris de la France populaire
Ce discours donneur de leçons, appelant à « agir au plus vite », contraste pourtant avec l’attitude même de son auteur. Très fier lorsqu’on le courtise et qu’on le flatte sur les plateaux de télévision, Jacques Attali supporte beaucoup moins bien la critique populaire. Dès qu’il constate que les citoyens le rejettent et l’exposent sur les réseaux sociaux pour ce qu’il représente, il réclame l’instauration urgente d’une censure numérique. Prétextant être victime d’ignominies et de désinformation sur sa personne, il plaide ouvertement pour le déploiement d’algorithmes de vérification des faits (le fameux fact-checking) afin de verrouiller la parole en ligne.
Cette hostilité envers la voix du peuple s’explique par une trajectoire qui fait de lui un véritable traître à la nation. Comme l’a détaillé la revue Faits & Documents dans un numéro consacré à son parcours, sa formation dans certaines grandes écoles et son appartenance à des cercles de pensée élitistes l’ont totalement coupé de la France populaire et du simple bon sens. Son projet politique ultime — celui d’un gouvernement mondial ayant Jérusalem pour capitale, accompagné du traçage numérique généralisé, du puçage, de la disparition de l’argent liquide et de la répression des libertés individuelles — incarne cette déconnexion absolue.
L’hypocrisie systématique des élites mondialistes
L’incohérence entre ce que ces figures du mondialisme préconisent pour les peuples et leur propre mode de vie saute d’ailleurs aux yeux. Dans la droite ligne du slogan de Klaus Schwab au Forum économique mondial (« Vous ne posséderez rien et vous serez heureux »), Jacques Attali annonçait il y a quelques années l’avènement d’une société de la location intégrale, où les citoyens ne posséderaient plus rien et loueraient jusqu’à leurs vêtements à la journée. Pourtant, lorsqu’il s’adresse aux Français, il se filme confortablement installé dans une maison dont il est pleinement propriétaire, vêtu de chemises sur mesure, devant une bibliothèque garnie de beaux ouvrages et de masques de collection ramenés de voyages ou acquis pour plusieurs milliers d’euros.
Cette politique à double vitesse se retrouve chez toutes les grandes figures de la gouvernance mondialiste et européiste :
- Le mirage de la surveillance totale : Klaus Schwab prône une société de contrôle à la chinoise où chaque retrait bancaire, chaque flux d’argent et chaque activité sur les réseaux sociaux doivent être filtrés et tracés, répétant que ceux qui n’ont rien à se reprocher n’ont aucune raison d’avoir peur. Or, il s’est avéré il y a un ou deux ans que sa propre résidence était truffée de micros cachés sous les tables, l’espionnant à son insu pendant des années — une intrusion que le théoricien de la transparence forcée a bizarrement très mal vécue à titre personnel.
- La liberté d’expression à géométrie variable : Le couple Macron érige la liberté d’expression et le droit à la caricature en dogmes absolus lors des grandes cérémonies officielles, mais s’empresse dans les faits de réprimer toute dissidence. Cela se traduit par la dissolution d’associations comme Égalité & Réconciliation d’Alain Soral, par des plaintes déposées aux États-Unis contre la journaliste Candace Owens pour ses vidéos sur Brigitte Macron, ou encore par le sort réservé au tiktokeur Arminio. Après avoir publié une parodie de Brigitte Macron, ce dernier a soudainement passé son compte en privé et cessé de donner le moindre signe de vie, certaines rumeurs évoquant même un placement en garde à vue.
Qu’il s’agisse de l’obligation de porter le masque, de se confiner, de se faire vacciner, de se taire devant les dirigeants ou de subir demain une austérité programmée, cette caste impose systématiquement à la population des contraintes qu’elle refuse de s’appliquer à elle-même à l’échelle individuelle. Face à ce rétropédalage permanent et à ces « homélies du père Attali », comme les qualifiait Éric Zemmour, le rejet de ces sornettes mondialistes est aujourd’hui total.
Source : Kentra Actu




























































