La lieutenante-colonelle retraitée de l’US Air Force, Karen Kwiatkowski, a mené une carrière militaire de vingt ans qui l’a conduite des coulisses de la guerre froide aux plus hautes sphères du Pentagone et de la NSA. Vingt-cinq ans après les événements du 11 Septembre, son témoignage offre une plongée saisissante dans la machinerie impérialiste américaine, la fabrication de la propagande de guerre et les zones d’ombre entourant l’attaque du Pentagone. Ses analyses, publiées depuis de nombreuses années sur des plateformes comme LewRockwell et son propre Substack, décortiquent sans concession la politique étrangère américaine.
La perpétuation de l’empire après la guerre froide
En 1991, l’effondrement de l’Union soviétique aurait dû marquer une réduction drastique de la posture militaire mondiale des États-Unis et la dissolution de l’OTAN. Au lieu de cela, l’appareil de défense américain a cherché de nouvelles justifications pour maintenir son budget colossal. La guerre froide n’était qu’une construction utile ; une fois disparue, de nouveaux ennemis ont été fabriqués pour soutenir un projet impérialiste mondial. L’OTAN s’est étendue, provoquant la guerre en Yougoslavie, suivie de la première guerre en Irak. Cette recherche perpétuelle de conflits se poursuit aujourd’hui, de l’Ukraine au Moyen-Orient, en passant par le Venezuela.
Les dérives de la NSA et la surveillance de masse
Dans les années 1990, la NSA se concentrait activement sur l’intégration de portes dérobées dans tous les logiciels commerciaux, en étroite collaboration avec des entreprises comme Microsoft, et plus tard Apple. L’agence voyait d’un très mauvais œil l’émergence du chiffrement privé. Aujourd’hui, le problème de la NSA n’est plus la bande passante, mais la capacité de traitement des données via l’intelligence artificielle. Ces gigantesques centres de données, souvent construits sous des installations militaires, ne ciblent plus seulement des menaces extérieures, mais se retournent contre les citoyens américains eux-mêmes, devenus les nouveaux ennemis d’un empire sur le déclin.
L’influence néoconservatrice et la propagande de guerre
Au début des années 2000, le bureau du Proche-Orient et de l’Asie du Sud au Pentagone a été noyauté par des nominés politiques choisis par Dick Cheney. Ces néoconservateurs et sionistes militaient ouvertement pour une déstabilisation du Moyen-Orient, en parfait alignement avec les aspirations régionales d’Israël. Dès l’après-midi du 11 Septembre, le secrétaire à la Défense américain Donald Rumsfeld a exigé que l’on trouve des preuves pour accuser l’Irak, bien que l’Irak de Saddam Hussein n’ait eu aucun lien avec les attentats.
Face à une véritable intelligence militaire qui démontrait l’absence d’armes de destruction massive et l’innocence de l’Irak, les responsables ont orchestré une fuite stratégique de fausses informations. Des fragments de renseignements, sortis de leur contexte ou totalement fabriqués, étaient transmis à des journaux comme le New York Times. Ces fausses informations, une fois publiées, étaient ensuite reprises par les plus hauts responsables de l’État pour justifier l’invasion. Les officiers de renseignement intègres qui refusaient de participer à cette manipulation ont tout simplement été licenciés ou mis sur la touche.
L’Afghanistan et les intérêts de la CIA
Avant le 11 Septembre, les États-Unis négociaient la construction d’un gazoduc trans-afghan avec les talibans. En juin 2001, ces derniers avaient mis fin au commerce de l’opium, coupant ainsi une source de financement occulte majeure pour la CIA, impliquée de longue date dans le trafic de drogue mondial. Le refus des talibans de sécuriser le gazoduc comme l’exigeait Washington et la perte des revenus de l’opium ont fait de l’Afghanistan une cible prioritaire, bien avant que la responsabilité d’Oussama ben Laden ne soit invoquée pour déclencher l’invasion.
Le contrôle financier de l’Irak et le pétrodollar
L’une des véritables raisons de la diabolisation de Saddam Hussein résidait dans sa décision, fin 2000, de cesser de vendre le pétrole irakien en dollars américains, préférant l’or et d’autres devises. Aujourd’hui encore, vingt-trois ans après l’invasion, les États-Unis maintiennent l’Irak en otage financier. La totalité des revenus issus des exportations pétrolières irakiennes est envoyée à la Réserve fédérale de New York. Cet argent est ensuite renvoyé en Irak par palettes de billets de banque, un système opaque qui favorise la corruption et permet à Washington de dicter ses conditions politiques, allant jusqu’à retenir les fonds pendant des mois pour imposer le choix du Premier ministre irakien.
L’emprise du Mossad sur le renseignement américain
L’influence étrangère au sein de l’appareil sécuritaire américain est colossale. La CIA, ayant perdu sa capacité de renseignement humain au Moyen-Orient, sous-traite massivement ces opérations au Mossad israélien depuis des décennies. Cette influence se ressentait physiquement au Pentagone, où des généraux israéliens bénéficiaient d’un accès direct et privilégié aux plus hauts responsables, contournant toutes les règles de sécurité habituelles. Cette intégration va aujourd’hui jusqu’à la fusion progressive des forces armées américaines avec les Forces de défense israéliennes (FDI) via les récentes lois d’autorisation de la défense nationale.
Le 11 Septembre au Pentagone : l’absence de débris
Le jour de l’attaque, Karen Kwiatkowski se trouvait au quatrième étage du Pentagone. Lors de l’impact sur la façade opposée, une immense boule de feu a traversé le bâtiment. Lors de l’évacuation sur les pelouses entourant l’édifice, un fait troublant s’est imposé : il n’y avait absolument aucun débris d’avion. Aucune pièce de carlingue, aucun bagage, rien de ce qui caractérise habituellement le crash d’un avion de ligne commercial en aluminium.
Pour justifier cette absence totale de débris, la version officielle a prétendu que l’avion s’était enfoncé dans le bâtiment de telle manière que ses ailes se seraient repliées pour entrer dans le même trou, une explication physiquement absurde. De plus, l’appareil aurait effectué une manœuvre pratiquement impossible pour frapper la zone la moins stratégique du bâtiment, épargnant miraculeusement la façade opposée où se trouvaient les bureaux de Donald Rumsfeld et des hauts gradés.
La paralysie inexplicable du NORAD
L’absence de défense aérienne ce jour-là défie toutes les procédures militaires. L’excuse officielle d’une confusion liée à un exercice militaire en cours ne tient absolument pas. Lors d’un exercice, le contrôle est extrêmement strict pour justement éviter toute confusion avec une menace réelle. Les protocoles d’interception sont normalement d’une efficacité redoutable.
Quelques années avant le 11 Septembre, lorsqu’un petit avion d’affaires Learjet a dévié de sa trajectoire à cause d’un problème d’oxygène, il a été immédiatement intercepté. L’appareil a été escorté sans interruption par des avions de chasse de la Garde nationale à travers une demi-douzaine d’États américains jusqu’à ce qu’il s’écrase par manque de carburant. Le 11 Septembre, face à des avions de ligne prétendument détournés, ces mêmes procédures standard, pourtant rodées et automatiques, ont été totalement ignorées, révélant la nature fondamentalement artificielle de la narration officielle.
Source : kla.tv



























































