Se réveiller un matin en France sans plus avoir le droit de se dire français sans qu’on vous déroule aussitôt la liste de vos privilèges comme un ticket de caisse : voilà le climat de culpabilisation permanente qui s’est installé dans le pays. Ce discours a été intégré si profondément que certains trouvent désormais normal de se faire traiter de « sale blanche », presque comme s’il s’agissait d’un compliment. Trois réalités illustrent aujourd’hui cette mécanique : le témoignage d’un jeune militant qui a ouvert les yeux et quitté La France Insoumise (LFI), l’aveuglement d’une jeune femme à Lyon soumise à cette idéologie, et la croisade du maire de Saint-Denis pour faire interdire les chaînes qui osent encore en parler.
Des apéros insoumis aux camps d’été décoloniaux : la désillusion d’un militant
Rares sont les militants insoumis qui parviennent à s’extraire de ce fonctionnement sectaire, tant la peur de perdre sa tribu maintient les esprits captifs. Un jeune homme a pourtant franchi le pas et explique pourquoi de plus en plus de déçus de la gauche adoptent désormais des positions qualifiées de « droitardes ». Son engagement débute au lycée, vers 14 ou 15 ans, lorsqu’il tombe dans le piège binaire présentant la gauche comme gentille et la droite comme méchante. Militant à fond chez LFI et se définissant comme communiste, il pense être là pour « tacler du facho ». Sans remettre en cause la vérité qu’on lui sert, il fréquente les apéros de La France Insoumise pour le sentiment d’appartenir à une communauté et à une révolution.
L’illusion se brise lorsqu’il réalise que la gauche se soumet à des luttes identitaires et communautaires inutiles en France, incarnées par les fameux camps d’été décoloniaux. Voyant qu’on y discrimine ouvertement les Blancs en fonction de leur couleur de peau, il dénonce ce racisme évident. La réponse de ses camarades est sans appel : ce n’est pas du racisme, car en tant que mâle blanc, hétérosexuel et cisgenre, il est un privilégié qui doit se taire. Dans ce parti où l’homme blanc hétérosexuel fait figure de grand méchant loup, son seul rôle consiste à s’excuser d’être né et d’incarner la norme du pays. Comprenant que ces idéaux servent en réalité des causes néolibérales où chacun défend sa petite communauté et son petit espace personnel, il refuse d’appartenir plus longtemps au camp des menteurs et des traîtres.
La propagande universitaire et la fabrique de la haine de soi
Ce lavage de cerveau se prolonge au sein de l’Éducation nationale et des universités, où nombre de professeurs imposent leur propagande sous couvert de recherches en sciences sociales. À la faculté, toutes les luttes progressistes reposent sur un nivellement par le bas et réduisent la société à un rapport binaire entre oppresseurs et oppressés. Chaque cours met en scène une nouvelle catégorie de victimes — femmes, homosexuels, personnes transgenres, Noirs, musulmans — devant laquelle l’étudiant blanc est sommé de s’excuser et de ramper. Cette transposition de problèmes personnels en faits sociaux vise à inventer un coupable imaginaire à exterminer, nourrissant une haine tenace.
Dès que ce jeune homme affirme rester droit dans ses bottes, refuse de s’excuser pour ce qu’il est et souhaite que la France redevienne la France, on le traite aussitôt de « facho ». Ses contradicteurs fuient d’ailleurs systématiquement le débat lorsqu’il leur démontre par les faits la réalité du racisme anti-blanc. Dans ces stages et camps décoloniaux où Éric Fassin fait figure de prophète, on apprend aux jeunes à détester leur pays en leur martelant que la France est un crime et que tout ce qui est blanc est suspect. Pendant que Jean-Luc Mélenchon se vend comme le candidat de la jeunesse et réclame l’abaissement de l’âge du vote pour exploiter cette manipulation, les jeunes lucides quittent un mouvement qui veut leur faire payer le fait d’exister. Car chez LFI, vouloir une France forte et fière n’est autorisé que si l’on n’est pas français.
De Lyon à Saint-Denis : de la soumission volontaire à la censure
Les ravages de ce conditionnement s’illustrent parfaitement dans les rues de Lyon. Interrogée pour savoir s’il est raciste de traiter quelqu’un de « sale Blanc », une jeune femme répond que non. Pour elle, le racisme anti-blanc est une invention de droite et elle se fiche d’être traitée de « sale Blanche », estimant que les Blancs ont trop de privilèges pour qualifier cela de racisme. Même lorsqu’un passant noir intervient pour rappeler que cette insulte est tout aussi raciste que de traiter une personne noire de « sale Noir », elle campe sur son déni. Ayant intégré sa couleur de peau comme une faute originelle, elle juge normal, voire sain, de se faire humilier sans jamais avoir le droit de se défendre sous peine de passer pour un « facho ».
Pour verrouiller cet aveuglement, le maire de Saint-Denis réclame désormais 500 000 signatures afin d’interdire les chaînes diffusant « la haine et le racisme ». L’objectif réel est de fermer CNews et les médias qui osent évoquer l’insécurité, l’immigration et la réalité des quartiers. Alors que la criminalité explose dans sa ville et que les habitants français en partent, sa priorité n’est pas de régler le problème, mais de faire taire ceux qui le montrent. La boucle est bouclée : le jeune militant a réussi à sortir du piège, l’étudiante lyonnaise a avalé le dogme, et l’élu de Saint-Denis veut empêcher quiconque de contester le récit officiel. Sous couvert de lutte contre la haine, cette gauche impose un contrôle total où la seule haine tolérée vise ceux qui refusent de se laisser effacer.
Source : ANGLE BRUT




























































